UN VRAI DEBAT, PAS UNE MANIPULATION !

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Ernest Renan

Le même coup à chaque fois ! Dès que se profile une élection, le gouvernement nous ressort un de ces joujoux idéologiques qui ne servent que de torchon rouge, et dont le fond lui est totalement indifférent. Ainsi le “grand” débat sur l’identité nationale est-il de retour depuis quelques jours, et aujourd’hui le couvre-feu pour les moins de 13 ans. Même le syndicat de police Alliance, pourtant pas réputé être proche de l’opposition, a réagit en expliquant qu’on ne peut à la fois supprimer les effectifs de police par milliers et proposer des missions supplémentaires aux agents (ce qui évite audit syndicat d’aborder la question de l’opportunité d’une telle mesure). Pierre Moscovici et Martine Aubry ont qualifié le “grand” débat de Besson de malsain. Et ils ont raison(quant à Besson lui même,…).

Malsain, grossier et cynique. Oui au débat, mais pas maintenant, et pas comme çà. Pas en insinuant que tout ce qui vient d’ailleurs serait contraire à l’identité de la France qui , au contraire, s’est bâtie sur des immigrations successives. Qui s’aviserait de remettre en cause l’identité française des immigrés de deuxième génération Brassens, Montand ou Aznavour ? Là où le débat sera intéressant, s’il est vraiment posé sereinement et avec raison, c’est lorsqu’il abordera et posera la vraie et seule question : moi, Français, d’où suis-je ?… Suis-je de là où je suis né et où sont nés mes aïeux ? Suis-je de là où je suis bien ? Suis-je de là où je partage les valeurs du pays ? Suis-je de là où j’ai un projet ? Et on reposera alors la question du droit du sol et du droit du sang. L’homme n’appartient ni à sa langue, ni à sa race : il n’appartient qu’à lui-même, car c’est un être libre, c’est un être moral (…). La vérité est qu’il n’y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l’analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l’Angleterre, la France, l’Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé!, disait Ernest Renan dans sa fameuse conférence de la Sorbonne qui a posé les bases de la conception française de la nation, conception ouverte, généreuse et intelligente (alors que Fichte théorisait la nation allemande, fondée sur le droit du sang). Relisons Renan, et si débat il y a, qu’il se fasse dans le respect des uns et des autres, sans arrière-pensées électoralistes. Un vrai débat. Pas une manipulation.

http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/ses/ecjs/renan.html

Départ

Départ demain très tôt pour Varna (Bulgarie) avec des collégiens du Département qui sont primés dans le cadre d’un concours européen de photos. Le thème : “Mon idée des frontières en Europe“. Belle réflexion… Retour jeudi. Bon week-end et bonne semaine.

UN PIEGE POLITIQUE REDOUTABLE

Le projet de réforme des collectivités territoriales continue à cheminer dans la douleur. Et le débat dépasse largement la simple opposition droite/gauche, loin s’en faut. Si vous ne l’avez déjà lue, vous trouverez ci-dessous le texte intégral de la tribune publiée dans le Monde ces jours derniers par Bernard Derosier, Président du Conseil général du Nord.

“Collectivités locales : réforme impossible ?

Avant les arbitrages présidentiels et le débat parlementaire, la refonte du «mille-feuille» territorial français soulève plus de soupçons, de critiques et d’inquiétudes que d’encouragements, à gauche comme à droite

Un piège politique redoutable

Alors qu’il aurait pu être fondamental pour la réaffirmation de la démocratie locale, le projet de réforme des collectivités territoriales s’apparente désormais à un piège politique redoutable. Le gouvernement avait en effet le choix : soit proposer une réforme ambitieuse qui renforce la décentralisation, soit promouvoir par tous les moyens l’UMP, au sein de ces collectivités.

Désormais, le doute n’est plus permis. La seconde tentation l’a emporté. Essentielle aux yeux du président de la République, l’élection des conseillers territoriaux en témoigne. La création du conseiller territorial était déjà une idée contestable puisqu’elle réduit considérablement le nombre des élus locaux qui sont pourtant les interlocuteurs quotidiens de nos concitoyens et constituent le maillage apprécié d’une véritable démocratie de proximité. Ainsi « moins de fonctionnaires », « moins de juges indépendants », « moins d’élus de terrain » sont devenus les raccourcis démagogiques d’un Etat qui se dévoile chaque jour un peu plus dominateur.

Mais ce n’était pas assez de supprimer des élus. Il fallait y ajouter un charcutage annoncé de nos cantons et un scandaleux tripatouillage du mode de scrutin. Le charcutage est évident. A partir de circonscriptions législatives nouvellement redécoupées au détriment de la gauche, le gouvernement se propose de rajouter l’injustice à l’injustice en créant de nouveaux cantons dont la géographie sera – de manière bien trop prévisible – complaisante pour l’UMP.

Pour le mode de scrutin, le tripatouillage est total avec la suppression du deuxième tour, distinctif de la démocratie française depuis des décennies. Ainsi, un candidat pourrait être élu conseiller territorial avec moins de 20 % des suffrages dès lors qu’il serait placé en tête au tour unique. Or la France n’a jamais été une démocratie bipartisane comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne et le scrutin majoritaire uninominal à un tour n’y est donc absolument pas transposable.

Main basse sur les territoires

Pour le gouvernement, il s’agit donc bien de faire main basse sur les territoires locaux afin que la majorité des régions et départements tombent dans l’escarcelle présidentielle, ce qui aurait l’avantage masqué, mais stratégique, de conforter la majorité de droite au Sénat. Pour justifier un tel dessein, tous les moyens sont bons, y compris ceux qui relèvent d’une démagogie éculée, voulant faire croire à une gestion des territoires dispendieuse, alors même que l’Etat n’a cessé de leur transférer des compétences.

Nous sommes tous soumis à l’exigence d’une bonne gestion. Or le projet gouvernemental entend brider les collectivités en supprimant la clause générale de compétence, consubstantielle pourtant à toute idée de décentralisation parce qu’elle marque la différence entre une collectivité libre de gérer ses propres affaires et un établissement public contraint dans des compétences spécialisées.

En l’état, cette réforme marque une régression considérable : elle met à bas les fondements de notre République décentralisée et pervertit l’essence de notre démocratie locale.”

Bernard Derosier

AUTOROUTE A24 : JE NE LÂCHERAI PAS !

autorouteJe ne vous fais pas le résumé de tous les épisodes précédents, ces dernières années, concernant le destin de ce que nous espérons être l’ex-future autoroute A24. Rappelons néanmoins que le Préfet Daniel Canepa, avant de partir vers un autre destin, avait affirmé que ce dossier était “en apesanteur“. Prenant sa succession, l’actuel Préfet Jean-Michel Bérard expliquait quant à lui que le projet est “sur la touche“. Certes… mais j’avais quand même écrit à ce dernier en novembre 2008 pour lui demander où en est EXACTEMENT ce projet d’autoroute et s’il est REELLEMENT abandonné. Plus d’apesanteur ni de touche dans la réponse qui m’avait été apporté (voir les articles précédents sur le sujet). JM Bérard m’indiquait qu’un Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) serait présenté fin 2009, que ce document serait élaboré en coordination et concertation avec les élus et collectivités concernées. Nous sommes en octobre, et nulle trace du SNIT, encore moins de concertation… ni d’abandon explicite du projet A24. J’ai donc repris la plume pour réinterroger le Préfet sur le sujet (en notant par ailleurs que je ne suis pas le seul à m’inquiéter du silence gouvernemental, un parlementaire UMP ayant interpellé le Ministre). Vous trouverez ci-dessous le texte de cette lettre. Je ne lâcherai pas… et vous tiendrai bien entendu informé des suites :

Monsieur le Préfet,

Le 24 novembre 2008, lors de votre rencontre avec les élus du Conseil Général du Nord réunis en séance plénière, je vous avais transmis un courrier afin d’attirer votre attention sur l’avenir du projet de liaison autoroutière A 24.

Ce courrier faisait suite à vos propos tenus dans la presse où vous aviez confirmé la « mise sur la touche » de la liaison rapide Amiens-Lille-Belgique (A24).

Par réponse du 11 décembre 2008, vous m’aviez précisé que la démarche du Grenelle de l’Environnement entendait réformer en profondeur la politique des transports afin de la rendre compatible avec les objectifs de développement durable et de l’orienter vers les modes alternatifs à la route.

Ainsi, afin de coordonner et de planifier les différents projets, un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) devait être élaboré afin d’être opérationnel en cours d’année 2009, les grands projets d’infrastructures en cours, dont l’A24 et le contournement de Lille, devant faire quant à eux l’objet d’une évaluation socio-économique.

Or, à la lecture des débats parlementaires du Sénat (JO Sénat du 06/08/2009, intervention de M. Louis NEGRE), il apparaît que le gouvernement n’a communiqué ni le calendrier, ni l’état d’avancement actuel de la procédure, ni même les modalités et le déroulement de la concertation avec les collectivités.

Vous comprendrez que l’absence de réponse confirmant un abandon définitif du projet condamné unanimement, engendre des difficultés aux élus du canton de Lomme, car il est difficile, dans ce cadre, d’envisager tout aménagement du territoire à moyen et court terme.

Dès lors, je souhaitais savoir si vous disposiez d’informations nouvelles sur ce dossier, et notamment sur l’évaluation socio-économique qui devrait être réalisée. En effet, nous sommes tous dans l’attente de cet abandon pour envisager un développement cohérent de ce territoire et sauvegarder la qualité de vie que nous devons à ces habitants.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments les meilleurs.”

Campus Grand lille : la dernière arnaque de l’Etat

imagesJe suis intervenu en séance plénière du Conseil général cet après midi, afin d’attirer l’attention de mes collègues sur une vraie tromperie de l’Etat. Résumé des épisodes précédents : Acte I, le gouvernement annonce en 2008 qu’il entend donner aux universités françaises une dimension internationale. Hou la vache ! On va voir ce qu’on va voir ! Le père de Jean Sarkozy annonce alors qu’on va “mettre le paquet” (il va toujours “mettre le paquet“, quel que soit le sujet, c’est devenu une sorte de tic de langage…). La métropole lilloise pousse légitimement ses pions et le projet campus Grand Lille voit le jour. Il s’agit de mettre en réseau, sous forme fédérale, l’ensemble des universités de la métropole, afin de constituer une entité d’audience internationale. Il faut rénover les sites, propulser la recherche, soutenir les étudiants. L’évaluation des besoins, précise et argumentée, sort le chiffre de 640 millions d’€. On va  ”mettre le paquet“, paraît-il, et tous les espoirs nous sont donc permis. Acte II : l’excellente Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement supérieur, annonce fin septembre que l’Etat s’engage à hauteur de… 110 millions d’€… et encore, à condition que les collectivités (par ailleurs étranglées par la politique gouvernementale) apportent de leur côté 1€ pour chaque € versé par l’Etat. Comme dirait mon camarade Juppé, maire de Bordeaux, “on se fout de la g… du monde” ! Et comme d’habitude la même recette : annonce en grande pompe d’un effort soutenu… puis abandon en grande discrétion des promesses en question. Classique… terriblement classique...mais tellement insupportable !

Chiffres à méditer (merci Antoine)

A qui ont bénéficié les baisses d’impôts ces dernières années en France ?

La fondation de centre gauche Terra Nova a étudié, sur la base des documents budgétaires, l’ensemble des mesures fiscales annoncées et mises en oeuvre depuis 2002, parmi lesquelles la réforme de l’impôt sur le revenu ou le “bouclier fiscal”. Elle conclut à “une logique étonnante de “redistribution à l’envers” : 20 milliards d’euros par an, plus d’un point de la richesse nationale, sont pris chaque année aux classes moyennes pour être redistribués aux ménages les plus aisés”, soit les deux tiers des baisses d’impôts.

( Article paru dans l’édition du Monde du 06.10.09)

Maison Folie Beaulieu

2h30. Je rentre de la Maison Folie Beaulieu où j’ai accompagné l’équipe jusqu’au bout du bout de ce samedi un peu fou, samedi de l’inauguration officielle. Un lieu magnifique, porteur de tant d’histoire et de tant d’histoires,  et auquel nous avons su redonner vie, avec l’aide la ville de Lille, du Conseil général du Nord, et du Conseil régional. Mais qu’est ce qu’une Maison Folie ? Un lieu qui porte une ambition à la fois extrêmement simple et très complexe. Il s’agit de faire vivre un lieu de culture qui à la fois sache promouvoir les projets les plus pointus, mais aussi les faire partager avec le plus grand nombre. Un lieu où la culture est tout sauf une exception réservée à un public averti (averti de quoi, d’ailleurs ?) , tout sauf un lieu d’élite pour une élite, tout sauf un lieu pour “spécialistes” de la culture.. Non, un lieu populaire, au sens le plus positif du terme. Un lieu de partage, de rencontres, de transmissions. On y verra du théâtre, du cirque, des arts plastiques, de la vidéo, des expositions, de la photo, de la peinture, de musique, la vidéo… et bien d’autres choses encore. On y verra surtout des lommoises et des lommois, et tous ceux qui ont envie de partager, de vivre, de découvrir, de s’ouvrir… Une Maison Folie, quoi ! La programmation du trimestre est déjà fabuleuse. On s’y retrouvera bientôt !

Mise à mort

Présentation en Conseil des Ministres du Projet de loi de finances pour 2010… bref du budget de l’Etat pour l’an prochain. Déficit record, suppression de la taxe professionnelle (l’une des principales ressources fiscales des colllectivités territoriales), et de 34 000 postes de fonctionnaires (après les 30 000 de 2009, et les milliers d’autres les années précédentes). Cela signifie clairement que, sous prétexte de plan de relance, de sortie de crise et de je-ne-sais-quoi, le moins d’Etat continue d’avancer inexorablement. Le moins d’Etat, le moins de services publics, de services aux Français. Je ne prendrais que l’exemple de la police nationale, qui va voir ses effectifs fondre deprès de 10% dans les trois ans qui viennent. 8000 postes de policiers en moins, 8000 interlocuteurs de moins au coeur de nos villes, 8000 présences en moins… et des millions de Français de plus en plus abandonnés, à qui on propose par pages entières de publicité dans les journaux de se doter d’alarmes de plus en plus sophistiquées, des abonnements qui vont avec, etc… Pas à tous les Français, bien entendu… à ceux qui en ont les moyens. Par un même mouvement de balancier qui offre nos droits à la concurrence et au profit, les mêmes pages de publicité proposent de confier vos enfants à des officines privées qui ont même les moyens de se payer des campagnes de pub sur tous les murs de France… au moment où on annonce 16 000 supressions de postes dans l’Education Nationale. La crise a décidément bon dos, et se transforme jour après jour en autel de la mise à mort des services publics.

Fin de vie

Voilà un vrai sujet de fond, dépassant très largement les clivages politiques traditionnels, qu’il faudra bien un jour débattre à l’Assemblée nationale. C’est un sondage commandé à BVA par l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) qui jette une lumière crue sur la question des euthanasies. Les chiffres sont clairs : 75% des Français y sont favorables, même ”si elle ne sont pas autorisées par la loi, lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase terminale le réclament». Pour des raisons qui paraissent évidentes de proximité avec ce problème, les 15-24 ans y sont moins favorables (63%) que les 35-49 ans (85%). Chiffres intéressants aussi : les catholiques non pratiquants disent oui à plus de 79%, et même les pratiquant se prononcent pour l’euthanasie à 44,5%, en opposition totale avec les positions de l’église catholique sur le sujet. C’est donc bien que l’humanité au quotidien, la prise en compte de la souffrance et du calvaire de milliers de familles, peut dépasser les convictions religieuses les mieux implantées. C’est donc bien le signe que la question de la fin de vie, à une époque où la médecine est capable de la prolonger indéfiniment dans bien des cas, n’est plus seulement une question individuelle, mais est devenue une question de société. Si le choix de l’euthanasie reste profondément intime, la capacité de la société à laisser ce choix mérite ce débat. Ne serait-ce que parce qu’il sera difficile, douloureux et complexe. Parce qu’il met en question les familles, les malades qui parfois réclament le soulagement ultime, le corps médical et le sens de son engagement. Ce fut le cas pour l’avortement en sont temps. Qui sera la Simone Veil de cette question ?… Des parents et des proches de malades en fin de vie sont des milliers à l’attendre en souffrant.

Les enfants sans Défenseur

enfantRetour de vacances, et replongée dans l’actualité (quoique je ne sois pas vraiment sorti du bain durant ces quinze jours). Une nouvelle ce jour qui peut paraître un peu technique, un peu professionnelle et qui ne mobilisera vraisemblablement pas l’opinion publique en masse. Et pourtant… la disparition du Défenseur des Enfants de nos institutions est un vrai et profond recul en matière de droits des enfants, et surtout en matière de défense de ces droits. De quoi s’agit-il ? Jusqu’ici coexistait trois “institutions” pouvant être saisies par des particuliers qui s’estiment lésés par le fonctionnement d’un service public : le Médiateur de la République pour les difficultés générales de relations avec l’administration ; la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité pour les litiges intervenants avec les forces de sécurité ; le Défenseur des Enfants, enfin, apte à juger de manière indépendante des atteintes aux droits des enfants. Ce Défenseur était à lui seul une reconnaissance du fait que les enfants bénéficient de droits spécifiques, compte-tenu de leur fragilité et de la phase de construction de leur propre vie dans laquelle ils se trouvent. Et cette phase se protège plus que d’autres.

Un projet de loi présenté la semaine dernière en Conseil des Ministres prévoit la disparition des trois institutions, et leur remplacement par un Défenseur des Droits, qui gèrera tous les types de dossiers présentés auparavant aux trois interlocuteurs. On notera que l’actuelle Défenseur des Enfants, Mme Versini, a eu le plaisir de découvrir sa mort annoncée dans la presse. Comme un faire-part en quelque sorte. L’Unicef ne s’y est pas trompée, qui a indiqué aussitôt, dans un vocabulaire offensif qui ne lui ressemble pas, être “scandalisé par cette décision et a appellé au maintien de cette institution indépendante de défense et de promotion des droits de l’enfant“. A quelques semaines du vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, le projet du gouvernement est tout simplement consternant. Et à y regarder de plus près, il aura des répercussions beaucoup plus importantes qu’on ne l’imagine. Au moment où Besson enterre les tests ADN et que Sarkozy lui donne raison du bout des lèvres, il n’est pas inutile de rappeler que Dominique Versini, l’actuelle Défenseur des Enfants, s’était montrée particulièrement offensive lors du débat sur cette question il y a deux ans. En s’opposant notamment aux tests sur les enfants pour prouver la filiation lors des regoupements familiaux. En voilà une qui n’aura plus l’occasion d’en parler… Etonnant, non ?