Absolument : majoritaires ! Merci Martine !


Historique : pour le coup, le mot est totalement adapté à la situation. Car dans l’histoire contemporaine, le Sénat n’a jamais été à gauche depuis l’institution de la Vème République. Avec 177 sénateurs (en incluant la Guadeloupe), la gauche atteint la majorité absolue, la droite pointant largement derrière à 170 sièges. Premiers mots pour féliciter chaleureusement nos nouveaux sénateurs socialistes du Nord : Michel Delebarre, Delphine Bataille, Dominique Bailly, René Vandierendonck, sans oublier bien entendu notre partenaire verte Marie-Christine Blandin. Plusieurs leçons à tirer de ce scrutin, dans notre département d’abord. La victoire très nette de la liste menée par Michel Delebarre bien entendu, mais aussi, et peu l’on relevé, la progression indiscutable du Front National, et bien entendu l‘échec tout aussi net de la droite. Au niveau national, je pense sincèrement ne pas émettre d’opinion partisane en disant qu‘un tel résultat n’aurait pas été possible sans le formidable travail qui a été fait par Martine Aubry depuis qu’elle a pris les commandes du Parti socialiste.

Souvenons-nous un instant de l’état dans lequel était le PS avant le congrès de Reims. Souvenons-nous des éditorialistes qui annonçaient pour les uns que le PS vivait son agonie, pour les autres qu’il était déjà mort, qu’il lui fallait trouver un remplaçant et changer de nom en évacuant le mot « socialiste », censé être ringard et ne plus correspondre à quoi que ce soit. Quel chemin parcouru ! Martine a su redonner un sens au travail collectif, faire taire les ferments de désunion, et nous rendre de nouveau crédibles aux yeux de tous. Les élections sénatoriales de ce dimanche ont eu lieu en pleine campagne des primaires. On nous la promettait sanglante et destructrice. Elle ne fait que renforcer notre crédibilité, parce que les Françaises et les Français ont compris que nous sommes redevenus responsables et pleinement conscients des enjeux qui sont devant nous. Restaurer l’image du Parti socialiste n’était pas une mince tâche ; sortir des conflits de personnes et d’égos non plus. Aujourd’hui le PS est porteur d’un espoir, d’un programme et d’une volonté. Je n’hésite pas à dire que c’est à Martine Aubry que nous le devons ! C’est aussi pour cela que nous pouvons désormais nous autoriser à imaginer demain, avec une Présidente socialiste, un gouvernement de gauche, une Assemblée nationale de gauche, et un Sénat de gauche…

Petit rappel pas inutile…


Les étapes de la conquête du droit de vote

En 1791, la France est gouvernée par une monarchie constitutionnelle mise en place par la constitution des 3-14 septembre 1791. Dans ce régime, la Souveraineté appartient à la nation mais le droit de vote est restreint. Le suffrage est dit censitaire. Seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt direct (un cens) égal à la valeur de trois journées de travail ont le droit de voter. Ils sont appelés « citoyens actifs ». Les autres, les « citoyens passifs », ne peuvent pas participer aux élections. Le suffrage est aussi indirect car les citoyens actifs élisent des électeurs du second degré, disposant de revenus plus élevés, qui à leur tour élisent les députés à l’Assemblée nationale législative.1791 : suffrage censitaire et indirect

Après une brève application du suffrage universel masculin pour élire la Convention en 1792, le suffrage censitaire et indirect est rétabli par le Directoire en 1795. Il existe toujours des électeurs de premier et de second degré. Pour être électeur du premier degré, il faut payer des impôts ou avoir participer à une campagne militaire. Les électeurs du second degré doivent être titulaires de revenus élevés, évalués entre 100 et 200 journées de travail selon les cas. Par ailleurs pour être élu, il faut être âgé de 30 ans minimum pour siéger au Conseil des Cinq Cents et de 40 ans pour le Conseil des Anciens.

1799 : suffrage universel masculin mais limité

La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) a mis en place le régime du Consulat. Elle institue le suffrage universel masculin et donne le droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans et ayant demeuré pendant un an sur le territoire. Mais il est limité par le système des listes de confiance. Il s’agit d’un scrutin à trois degrés : les électeurs désignent au suffrage universel un dixième d’entre eux pour figurer sur les listes de confiance communales, ces derniers choisissent ensuite un dixième d’entre eux pour l’établissement des listes départementales, qui eux-mêmes élisent un dixième d’entre eux pour former une liste nationale. Le Sénat choisit ensuite sur cette liste nationale notamment les membres des assemblées législatives. Le peuple ne désigne donc pas encore directement ses représentants.

1815 : suffrage censitaire

La défaite de Napoléon Ier à Waterloo a entraîné la chute de l’Empire et la mise en place d’une monarchie constitutionnelle, la Restauration. Le suffrage universel masculin est aboli et le suffrage censitaire rétabli. Seuls les hommes de trente ans payant une contribution directe de 300 francs ont le droit de vote. Pour être élu, il faut avoir 40 ans et payer au moins 1 000 francs de contributions directes. La loi électorale du 29 juin 1820 du double vote permet aux électeurs les plus imposés de voter deux fois. Ces mesures cherchent à avantager les grands propriétaires fonciers, c’est-à-dire l’aristocratie conservatrice et légitimiste.

Après la révolution des Trois Glorieuses (27, 28, 29 juillet 1830), la Restauration fait place à la Monarchie de Juillet. Le droit de vote est élargi. Le suffrage est toujours censitaire, mais le cens nécessaire pour être électeur passe de 300 à 200 francs (ou 100 francs pour des cas particuliers) et de 1 000 à 500 francs pour être élu (loi du 19 avril 1831). De même, l’âge minimum pour voter est abaissé de 30 à 25 ans et celui pour être élu de 40 à 30 ans. Enfin, la loi du double vote, qui permettait aux électeurs les plus imposés de voter deux fois, est supprimée.

1848 : suffrage universel masculin

Le mouvement révolutionnaire qui éclate en février 1848 met fin à la Monarchie de Juillet et institue la République. Le suffrage universel masculin est alors adopté par le décret du 5 mars 1848 et ne sera plus remis en cause. Sont électeurs tous les Français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Le droit d’être élu est accordé à tout électeur de plus de 25 ans. Le vote devient secret.

1944 : droit de vote des femmes et suffrage universel

L’ordonnance du 21 avril 1944 donne aux femmes de plus de 21 ans le droit de vote et rend ainsi le droit de suffrage réellement universel. Les femmes votent pour la première fois aux élections municipales d’avril-mai 1945. Pendant longtemps le droit de vote avait été refusé aux femmes en raison d’arguments misogynes : celles-ci seraient faites pour être des mères et de bonnes épouses, ce qui ne serait pas compatible avec l’exercice du droit de vote ou d’un mandat politique. Par ailleurs, certains hommes politiques redoutaient l’influence qu’aurait pu avoir l’Église sur le vote des femmes. La Première Guerre mondiale et l’apparition des suffragettes a fait progressivement évoluer le débat.

1974 : droit de vote à 18 ans

Le président de la République Valéry Giscard-d’Estaing abaisse, par la loi du 5 juillet 1974, l’âge d’obtention du droit de vote à 18 ans au lieu de 21 ans.

(Merci à vie-publique.fr)

La campagne européenne du PS en direct…


… en vous rendant simplement sur ce site, à tout moment, et les jours de meeting en direct : http://www.changerleurope.fr/

UNE NOUVELLE PAGE


Retrouvez dès aujourd’hui la nouvelle page du blog dans l’onglet « Mes propositions« . Elles sont évidemment ouvertes à la discussion et au dialogue. N’hésitez pas. A bientôt.

PLUS QUE QUELQUES JOURS…


… POUR VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES, SI CE N’EST DEJA FAIT. Pour pouvoir voter aux élections municipales et cantonalescarte-delecteur.jpg des 9 et 16 mars prochains, vous devez être inscrit avant le 31 décembre. Autant dire quelques heures ! Mais faut-il rappeler que dans nombre de pays du monde, le vote reste un rêve, une revendication, un mirage parfois, et que beaucoup ont perdu leur vie dans l’histoire en demandant simplement l’organisation d’élections libres et démocratiques.

Alors, c’est vrai… dans nos démocraties blasées de la démocratie, habituées à la démocratie, s’imaginant (à tort) que la démocratie est éternelle, le vote apparaît parfois comme superflu. Alors, c’est vrai…le spectacle que donnent parfois de la politique, certains hommes et certaines femmes politiques, peut engendrer des interrogations. Mais la politique est noble, le vrai combat, la vraie bataille quotidienne, pour les valeurs (quelles qu’elles soient), pour un projet, pour une vision de l’homme et de la société, de l’homme dans la société… il est là et passe par la politique, par le vote qui est un acte avant tout politique, tant au plan national qu’au plan local. Votez ce que vous voulez, mais votez ! Et un petit retour en arrière pour rappeler une campagne du Parti Socialiste, sur ce thème, en 1986, et qui disait simplement : « Pour l’ouvrir, il faut s’inscrire !« 

Rappel : les jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans avant le 28 février 2008 (inclus) sont inscrits d’office sur les listes électorales. Généralement, les jeunes ayant atteint 18 ans entre le 1er mars et la veille du premier tour de scrutin sont également inscrits d’office. Renseignez-vous. Attention, toute personne inscrite d’office ne reçoit pas systématiquement de notification de son inscription. Là encore, par précaution, renseignez-vous auprès de votre mairie, pour vérifier que l’inscription a été effectuée.

Réouverture…


rvmh2.jpgHeureux de vous retrouver après quelques semaines de silence (afin de respecter la législation sur les comptes de campagne et les blogs gratuits), alors que commence la campagne des élections cantonales. J’aurai l’occasion de détailler, dans les semaines qui viennent, le programme que Monique Herdhuin et moi voulons porter, au nom du Parti socialiste, pour l’ensemble des communes du canton de Lomme, avec le soutien plein et entier du Président du Conseil général Bernard Derosier. Nous mettons nos convictions, fortes et anciennes, au service de tous les habitants du canton, entourés de militants de longue date animés d’une volonté sincère d’améliorer votre quotidien. Le Conseil général intervient dans des domaines qui vous touchent au plus près : l’action sociale, les personnes âgées, le handicap, les transports… C’est avec vous que nous entendons bâtir et améliorer la vie quotidienne, au nom des valeurs qui sont les nôtres depuis toujours. A très bientôt.

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