Transformons l’essai !


Au chapitre des choses sans intérêt… quoique : on retiendra dans les informations de ces derniers jours que Nicolas Sarkozy a commandé en cinq ans plus de 300 sondages pour un total de 10 M€, sur des sujets aussi essentiels pour la France et l’intérêt général que, par exemple, la manière dont les Français percevaient son mariage avec Carla Bruni. On notera dans le même registre que Copé et Fillon se sont déclarés la guerre publiquement, guerre commentée par Dati et quelques autres avec une grande finesse ; que Morano en est réduite a commenter la tenue vestimentaire des ministres ; que les élus UMP sur le terrain n’hésitent plus à parler franchement d’accords avec le FN et à s’en donner à coeur joie dans le registre anti-tout (mention spéciale à Noël Faucher, maire UMP de Noirmoutier : «  »Bientôt on va nous dire que l’homosexualité est naturelle. Comme si la nature choisissait d’autodétruire une espèce« )…

Et puis il y a les choses importantes, et notamment les premiers pas de François Hollande comme Président de la République, et des ministres du gouvernement. Ils ont tout d’abord été internationaux pour le Président, avec des résultats immédiats. On a presque le sentiment que les chefs d’Etats du G8 attendaient la fin du couple Merkozy pour pouvoir réellement exprimer leur opinion. C’est la droite espagnole et italienne qui soutient l’idée d’une politique de relance et de croissance, c’est Obama lui-même qui confirme, c’est la presse allemande qui estime qu’Hollande a totalement volé la vedette à Merkel par ses propositions, c’est la question des euro-bonds qui n’est désormais plus taboue… et c’est surtout tout le débat européen qui se cristallise aujourd’hui autour des propositions du Président de la République française. N’omettons pas l’accueil nettement positif de Manuel Valls au Ministère de l’intérieur, le débat de fond qui s’est engagé avec les parents d’élèves sur les rythmes scolaires (débat de fond : cela faisait longtemps qu’on n’avait pu souligner cette expression).

Néanmoins ne nous trompons pas : les socialistes ne sont pas entrés au pays des merveilles. Sarkozy laisse un bilan calamiteux, une dette catastrophique, des Français divisés parfois, meurtris toujours. François Hollande l’a toujours dit clairement : on ne pourra tout changer positivement du jour au lendemain. Mais au moins les objectifs sont-ils clairs (cela aussi, c’est une expression qu’on n’avait plus guère l’occasion d’employer…) et la volonté inébranlable : emploi, justice à tous les niveaux, croissance, éducation, sécurité… Il faut donner à François Hollande les moyens d’appliquer sa politique et de tenir se promesses. Ne nous laissons pas voler la victoire du 6 mai et transformons l’essai les 10 et 17 juin !

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Plus d’internet !


Je n’ai plus Internet depuis plusieurs jours… et je récupèrerai ma connexion au mieux le 15 février. Difficile de rédiger des articles à partir de l’IPhone. Il y a pourtant beaucoup à dire en ce moment : Obama et son discours sur l’état de l’union, le projet de loi Loppsi 2 sur la sécurité, Martine Aubry, Frêche… Si je peux, j’emprunte un ordinateur accueillant dès que possible. Sinon à dans 15 jours !

HISTORIQUE


Un monde qui change…


bobama1Et si le monde était en train de changer plus profondément qu’on ne le soupçonne ? L’ébranlement de la forme la plus inhumaine du libéralisme mondial, la prise de conscience environnementale, la réflexion internationale sur la notion de protection des citoyens… et Obama cette nuit. Obama élu largement, Obama attendu par le monde entier, Obama Président noir des Etats-Unis. Et si Obama faisait entrer le monde dans cette nouvelle ère si nécessaire, faite d’attention et tout simplement de prise en compte de l’existence des autres, faite non plus de l’arrogance d’une puissance mondiale mais de la coexistence bien comprise de zones multipolaires ? Et si Obama posait la première pierre de ce monde là, dans lequel le mot « solidarité » reprendrait tout son sens ? Et si peu à peu le fatalisme économique et social du capitalisme (« C’est comme cela et cela à toujours été : il y a les riches et les pauvres, les forces vives et les canars boîteux, les premiers faisant bénéficier les autres de leur réussite qu’il ne faut pas entraver, etc... »), l’écoeurant égoïsme du libéralisme, s’estompaient au profit  – enfin –  d’autres valeurs ? Bien sûr, Obama n’est pas le Messie, et le monde n’a pas besoin de guide ou d’homme providentiel. Mais il peut donner au monde les signes que les choses vont changer, ne serait-ce qu’au niveau des relations internationales. Félicitations au nouveau Président des Etats-Unis.

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