Conseil Cantonal de Concertation … année 4 !


Je dois dire que je suis particulièrement heureux de la manière dont les élus du canton de Lomme animent avec moi le Conseil Cantonal de Concertation que j’ai mis en place dès l’année 2008. C’était une promesse que j’avais faite à l’époque durant la campagne électorale, et ce CCC a été le premier dans le département du Nord. Patrick Kanner y a participé a deux reprises en tant que premier vice-président du Conseil général… et la formule l’a séduit au point qu’il en a fait l’un des points forts de son programme en 2011. Aujourd’hui, tous les conseillers généraux du Nord installent ou sont en passe d’installer leur propre CCC. Bel exemple, et je veux remercier à la fois sincèrement et chaleureusement l’ensemble des membres du conseil qui participent très activement aux travaux. La réunion de ce jour, accueillie en mairie d’Englos par Mr Léturgies, était consacrée aux contrats de territoires que lance le Conseil général dans tout le département, après une expérimentation qui s’est déroulée dans le cambrésis depuis 2011. Nous accueillions pour l’occasion Martine Filleul, vice-présidente chargée de ce lourd dossier. Le principe est à la fois simple et complexe à mettre en oeuvre : définir pour chacun des huit arrondissements du Nord une stratégie de développement partagée et concertée avec l’ensemble des élus et des forces vives. L’objectif n’est pas de superposer une nouvelle « couche », mais au contraire d’harmoniser, de coordonner et de simplifier les interventions des uns et des autres. Le débat ce matin fut riche et passionnant, permettant de dégager d’ores et déjà des premières pistes de travail pour le développement des Weppes (notamment la question du réseau des crèches dans les petites communes et de leur accessibilité, et bien entendu celle des transports…). De vastes questions certes, mais appréhendées de manière très pratique. Nous reverrons donc Martine Filleul et Patrick Kanner, désormais Président du CG, dans les mois qui viennent. Et surtout, le CCC devient un interlocuteur de premier niveau pour élaborer ce projet d’ampleur… Après quatre années de fonctionnement, sa maturité constitue à n’en pas douter un atout dans ce contexte.

L’INSERTION SOCIALE SUR LE PONT


Copyright Fabien Debrabandere – Ville de Lomme

Les lommoises, lommois… et de nombreux autres, se félicitent à juste titre de la (presque) fin des travaux du pont de la rue Jules Guesde, qui relie les deux parties de la ville (presque… les passerelles de 5m de large surplombant les voies ferrées seront installées à la fin de l’année). Financés par le Conseil général (et LMCU et la ville de Lomme en accompagnement) ces lourds travaux travaux ne se limitent pas à une intervention sur la voirie. C’est aussi une source d’emploi pour les salariés de l’entreprise Colas qui a réalisé ce chantier de plusieurs mois. Mais c’est aussi la possibilité pour des personnes « éloignées de l’emploi » (pour reprendre une expression officielle un peu étrange…) d’acquérir une expérience. Et il faut le souligner, le Conseil Général du Nord est à cet égard exemplaire, puisque depuis 2005 il inclut systématiquement dans tous les gros chantiers (voirie, collèges, …) qu’il délègue à des entreprises privées, l’obligation d’embaucher pour la durée du chantier des allocataires du RSA. C’est ce qu’on appelle la clause d’insertion sociale dans les marchés publics. 

C’est cette obligation imposée par les collectivités locales à l’entreprise Colas qui a permis a un allocataire du RSA de travailler à plein temps pendant ces 8 derniers mois sur ce chantier si important pour les habitants de Lomme. A l’échelle du Département ce sont environ 400 allocataires qui bénéficient d’une telle opportunité pour acquérir une expérience dans des entreprises susceptibles de les embaucher par la suite. En tant que Vice-président en charge de l’insertion au Conseil Général du Nord, le Président Kanner m’a chargé de développer ce dispositif à l’ensemble des marchés du département. Cet exemple souligne que, contrairement à ce qu’on a pu entendre ces dernières années de la bouche des plus hauts responsables de l’Etat, les allocataires du RSA ne sont pas des assistés, ni des victimes consentantes du « cancer de l’assistanat » (comme disait Laurent Wauquier) mais bien, tout simplement, et je dirais tout humainement,  des personnes qui ne souhaitent qu’une chose : retrouver du travail et s’impliquer dans toutes les opportunités.

Merci à F.Debrabandere pour la superbe photo panoramique du pont

Un arbre à Guy Mollet


Opération « Plantons un arbre dans la cour du collège« , cet après-midi au collège Guy Mollet de Lomme, en compagnie d’Yves Durand, député-maire, et de Patrick Kanner, Président du Conseil général du Nord : le moment était symbolique, mais nullement étonnant dans cet établissement. Sous l’impulsion du Principal Patrick Spelbroit, Guy Mollet a développé depuis bien des années des actions de sensibilisation à l’éco-citoyenneté et au développement durable. C’est vrai avec la plantation d’arbres dans ce qui n’est pas une cour mais plutôt le jardin du collège… mais c’était vrai précédemment avec la mare pédagogique ou le jardin potager, ou  encore la sensibilisation au tri et au recyclage des déchets (les élèves de 6ème fabriquent cette année du papier avec de vieux journaux recyclés). Une action volontariste largement reconnue puisque le collège va décrocher cette année, et pour la quatrième année consécutive, le label Eco-Ecole qui souligne les efforts particulièrement méritants dans ce domaine. Tout ceci s’inscrit par ailleurs à la fois dans la politique menée par le Conseil général qui pilote l’opération « Plantons un arbre« , et dans celle de la ville de Lomme, notamment dans le cadre du Projet Educatif Global (PEG). Bravo donc à Patrick Spelbroit à son équipe, qui font en sorte de dépasser la notion d’enseignement (de savoirs identifiés) pour aller vers une véritable politique d’éducation, ici au développement durable, au sein de l’établissement.

CONSEIL GENERAL : 555,6M€ pour la lutte contre les exclusions et la solidarite… et l’Etat détourne la tête !


Trois jours de séance plénière viennent de se terminer au Conseil général, afin de voter le budget pour l’année 2012. J’ai eu l’occasion, ce matin, d’y présenter le budget de la délégation que m’a confiée en avril dernier le Président Patrick KANNER. Plus de 555 millions d’Euros, 555,6 pour être précis consacrés à cette thématique, dans un département qui, plus que d’autres, souffre de la crise, des inégalités, de l’injustice. Une majorité de cette somme est consacrée au paiement du RSA… dans un contexte très particulier. Rappelons d’abord que le RSA, c’est environ 450€ par mois (qu’on ne me parle pas de ceux qui se complairaient dans le fait de toucher une telle somme ! La chasse aux pauvres est ouverte à droite depuis longtemps !), et que presque 128 000 personnes en sont allocataires dans le Nord. Cela signifie aussi que 300 000 personnes environ vivent « sur » cette allocation (des mères seules avec leurs enfants par exemple). C’est 12% de la population de notre département… et presque le double de la moyenne nationale ! Si le Conseil général est chargé de gérer cette allocation et l’ensemble du dispositif,  c’est l’Etat qui doit payer cette somme, s’agissant d’un dispositif national. Or, dans le Nord, le RSA représente 485 M€… et l’Etat ne compense qu’à hauteur de 370M€, soit une différence de 115 millions ! Imaginez ce que nous pourrions engager comme actions supplémentaires avec 115M€… Et bien entendu, le Conseil général fait face à son devoir de solidarité en engageant cette somme sur son budget propre. Pas question, évidemment, d’abandonner ceux qui sont dans la précarité. Le CG gère le dispositif, ce qui m’a amené à faire des propositions d’amélioration du système, en faveur des allocataires : amélioration des délais de prise en charge et rapidité accrue dans le traitement des dossiers, meilleure orientation pour un suivi individuel renforcé, travail sur la formation et la pré-formation, accès élargi aux chantiers d’insertion, communication, renforcement du travail avec les centaines d’associations partenaires… Mais ces 115M€ me restent en travers de la gorge !

Félicitations Président KANNER !


Cette fois la page est vraiment tournée… Après d’illustres prédécesseurs comme Albers Denvers ou Bernard Derosier, Patrick Kanner a été élu hier Président du Conseil général du Nord. Pas

une voix ne lui a manqué, 56 sur 79 : 39 PS, 14 PC, 2 Modem et 1 non inscrit. Dès sa première intervention, le nouveau Président a immédiatement imprimé sa marque, faite à la fois de solennité, de profondeur  et d’ouverture. Les prochaines élections auront lieu dans trois ans, et dans tous les cas elles seront différentes. Si la gauche reprend le pouvoir en 2012, la loi mettant en place un conseiller territorial sera supprimée mais de toute façon on peut penser qu’un nouveau système sera élaboré. Si la droite garde le pouvoir…  D’ici là le travail continue

plus que jamais… les souffrances sont énormes… Félicitations, Président Kanner
Quinze vice-présidents entourent Patrick Kanner.
1. Rémi Pauvros (PS), transports et infrastructures.
2. Fabien Thiemé (PC), enfance, famille, jeunesse.
3. Martine Filleul (PS), aménagement du territoire.
4. Jean Schepman (PS), développement durable, environnement, politique de l’eau.
5. Renaud Tardy (PS), personnes handicapées.
6. Bernard Baudoux (PC), collèges.
7. Delphine Bataille (PS), sports, tourisme, vie associative.
8. Bernard Haesebroeck (PS), finances, qualité du service public.
9. Jean-Pierre Allosery (PS), culture.
10. Marie Fabre (PS), ressources humaines.
11. Charles Beauchamp (PC), logement.
12. Roger Vicot (PS), solidarité, lutte contre les exclusions.
13. Frédéric Marchand (PS), relations internationales.
14. Jacques Marissiaux (PS), personnes âgées.
15. Michel Lefebvre (PC), santé.

 

Cantonales : joie et inquiétude…


En remportant 24 des 40 cantons renouvelables dans le Nord, le PS reste la force centrale du Conseil général du Nord, totalisant 39 conseillers généraux sur 79. C’est évidemment un motif de grande satisfaction, qui permet au PS et à ses partenaires de conserver une très large majorité. Une pensée pour mes ex-collègues Laurent Houllier, Jocya Vancoillie, René Decodts, Brigitte Guidez, Jean-Luc Chagnon et Monique Denise. ..  et un chaleureux accueil pour ceux qui, tels Mehdi Massrour à Roubaix ou Alexandra Lechner à Lille, vont intégrer nos rangs après une brillante victoire. Un mot aussi pour Patrick Kanner, qui prendra les rênes de l’assemblée départementale jeudi, et qui sera à n’en pas douter un Président impliqué, fort de sa grande expérience, de sa notoriété et de la reconnaissance unanime dont il jouit déjà.

Satisfaction donc… mais inquiétude aussi. Vous connaissez comme moi les chiffres : hormis dans certains cantons, la participation globale dans le Nord aura dépassé les 41% de peu au premier tour, et dépassé 41,7% au second tour. Autant dire une abstention record qui interroge. Qui interroge d’abord sur l’offre politique en général, et il faut le dire du PS comme des autres partis. Nous avons séduit majoritairement ceux qui sont allés voter… mais majoritairement les gens sont restés chez eux. Désespoir sûrement et dans bien des cas, découragement aussi… Mais je crois que l’invraisemblable politique qui est menée par le gouvernement actuel a détourné les Français de la politique. Comme si, à force d’entendre à longueur d’interventions ministérielles qu’il « n’y a pas d’autre solution » que les restrictions dans tous les domaines, chacun s’était enfermé, découragé, désabusé. Comme si plus rien ne pouvait apporter l’espoir, faire bouger les choses… y compris la politique. Notre programme national sera dévoilé dans quelques semaines, mais on en connaît déjà quelques aspects qui, je le pense sincèrement, peuvent et doivent rendre espoir. Je ne les développerais pas ici, vous renvoyant au site du PS… mais nous en reparlerons très longuement bientôt.

Le deuxième motif d’inquiétude, c’est bien entendu la percée terrible du FN.  Bien sûr, l’abstention lui a profité mécaniquement, et dans certains cantons le nombre de voix totalisé par ce parti ne progresse pas. Mais une digue a lâché. Lorsqu’on est militant UMP aujourd’hui, on n’hésite plus, dans de nombreux cas, à reporter ses voix sur le parti de l’exclusion et de la haine. Sarkozy se comporte avec un cynisme extraordinaire,  faisant feu de tout bois, confortant au maximum le FN et ses thèses afin de se retrouver contre Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, sachant parfaitement qu’il n’a plus aucune chance face à un candidat ou une candidate socialiste. Le calcul est non seulement cynique, mais risqué. A jouer l’apprenti sorcier il risque d’être éliminé dès le premier tour, laissant PS et FN face à face… et la France dans un état lamentable, à reconstruire, à remonter. L’enjeu pour nous est unique, la tache immense : il s’agit ni plus ni moins d’offrir non pas seulement une alternance politique, mais un espoir, une alternative claire, et de bâtir, au fond, un autre type de société, qui donne sa chance à chacun, qui respecte la place de chacun, tout en redonnant un sens au collectif…

Bernard Derosier tourne une page de notre histoire…


En annonçant il y a quelques jours qu’il ne briguerait plus de mandat de conseiller général, Bernard Derosier tourne une page de notre histoire commune. Car il s’agit bien d’une histoire qui nous touche tous dans le Nord. Et il faut rendre ici hommage à Bernard sur deux points. D’abord souligner le grand Président du CG qu’il a été et qu’il est encore pour quelques mois. Si le CG du Nord est aujourd’hui en pointe des politiques de solidarités, si des politiques volontaristes (c’est à dire non obligatoires) ont été développées dans de nombreux domaines, si les nordistes savent qu’ils ont cette main tendu en permanence dans les difficultés… c’est à Bernard Derosier que nous le devons tous. Et je pourrais multiplier les exemples, sur des pages, de ce que ce grand militant du Parti socialiste a mis en place au Conseil général, fidèle à ses valeurs et à son engagement de toujours. Lui rendre hommage aussi sur un second point : la manière dont il gère cette décision qui n’a pas forcément été facile à prendre, et le principe même de cette décision qui l’honore.

Et demain ? Oh… je ne cacherais pas la préférence qui est la mienne, et qui quelque part s’impose de façon naturelle. Bien entendu, Patrick KANNER rassemble toutes les qualités pour prendre la succession de Benard Derosier dans quelques mois. Il y a plusieurs raisons à cela. 1er vice-président, Patrick a acquis ces dernières années une expérience précieuse et unique pour cette tâche. Président de l’Union nationale des CCAS, il maîtrise parfaitement le domaine de l’action sociale et de la solidarité qui, rappelons-le, représente pas moins de 70% du budget du Conseil général. Mais Patrick n’est pas seulement, loin s’en faut, un parfait connaisseur de ce domaine, animé par un engagement politique sans faille et des valeurs profondément ancrées. Il a aussi impulsé depuis deux ans une réflexion de fond sur le développement des différents territoires du département, mettant en place le premier contrat de territoire expérimental dans le Cambrésis. En contact avec les responsables de Lille métropole communauté urbaine, du Valenciennois, du sud du département, des Flandres, et du Littoral, il possède cette indispensable vision globale qui en fera, je le souhaite, un Président incontestablement attentif au développement de tout le Nord, qu’il soit rural ou urbain. Enfin, et c’est plus que précieux à mes yeux, Patrick Kanner, que je connais bien, continuera à apporter au Nord la profonde humanité qui l’anime. Il a en tout cas, dès à présent, mon soutien entier et actif.

Le pari fou d’Euratechnologies


Yves Durand présentait hier ses voeux à la population, en présence de Martine Aubry, de Pierre de Saintignon son Premier adjoint à Lille et Vice-Président du Conseil régional, et de Patrick Kanner, 1er Vice-Président du Conseil général. Plus de 900 lommoises et lommois s’étaient déplacés malgré le froid, et pour écouter l’histoire que le député-maire de Lomme avait décidé de leur raconter. Un pari d’ailleurs, plus qu’une simple histoire : celui lancé il y a dix ans, de faire de l’usine Leblan-Lafont, de ce château abandonné du textile triomphant, l’équivalent européen de la Silicon Valley californienne ; faire revivre Leblan-Lafont à un niveau plus élévé encore ; redonner des couleurs à cette partie de la ville, et en faire un symbole connu et reconnu dans le monde entier. Reportons-nous dix ans en arrière… et convenons que l’idée pouvait paraître folle. Beaucoup de ne sont pas gênés pour le dire. Les mêmes avaient d’ailleurs parié sur l’échec d’Euralille… Aujourd’hui, Euratechnologies accueille des centaines d’entreprises, de la jeune pousse à des géants internationaux comme Microsoft. On sait que ces derniers ne sont pas précisément des philanthropes, et que le choix d’Euratechnologies c’est tout simplement un choix raisonné, celui du meilleur site en Europe, le mieux placé, le mieux équipé, celui qui est promis au plus fort développement. Aujourd’hui, à Euratechnologies, on va devoir « pousser les murs« , pour rependre l’expression de Martine Aubry. Tant la liste d’attente s’allonge, tant la demande est forte.

J’avais eu la chance d’être associé au pari d’il y a dix ans. Nous nous étions alors déplacés avec Yves Durand, Pierre de Saintignon et Didier Delmotte, à Sofia Antipolis, près d’Antibes. Le site était alors LA référence. On nous y avait présenté, je m’en souviens, des cartes de visite, comme des cartes de crédit, qui renfermaient des informations de présentation des entreprises, et qui étaient en fait des mini CD que n’importe quel ordinateur pouvait lire. A l’époque, c’était la révolution…  En rentrant de Sofia Antipolis, nous nous étions dits : c’est très bien, mais c’est surtout ce qu’il ne faut pas faire ! Eviter, comme à Antibes, le ghetto technologique, l’absence totale de vie dès le début de la soirée, l’absence de loisirs, de boutiques, de logements. Bref, l’absence de vie. Dix ans après, ce pari de Lille et de Lomme, cette volonté de travail en commun, ce désir de réussir, a créé d’ores et déjà 1800 emplois sur le site. Et ce n’est que le début. Mais Euratechnologies c’est aussi autre chose.  Euratechnologies ne sera pas un ghetto, mais un vrai morceau de ville partagé entre Lille et Lomme. Un éco-quartier avec des logements qui commencent à sortir de terre, avec de la mixité sociale, avec des magasins, des loisirs et toute une série d’équipement qui vont commencer à arriver dans les mois et années qui viennent. A suivre passionnément !

CCC acte II


EnnetièresSeconde réunion du Conseil Cantonal de Concertation ce matin en mairie de Lomme, sur le thème du développement des Weppes, comme convenu lors de la réunion d’installation il y a quelques mois. .. et beaucoup de motifs de satisfaction. D’abord le fait que les dix communes du canton étaient représentées, signe de l’intérêt porté à la démarche. Ensuite le fait que le Conseil me semble remplir le rôle que j’ai souhaité lui assigner, en accord avec ses membres,  c’est-à-dire une vraie structure de réflexion et d’échanges, qui permette d’avancer et de faire des propositions. Personne n’était venu avec un catalogue de problèmes municipaux à régler, mais avec l’idée de travailler au mieux de l’intêrêt général, en portant des réflexions communes à tous.

Patrick Kanner, 1er Vice-Président du Conseil général, nous fit un exposé remarquable sur les principes de l’action du Département, et notamment son implication forte dans les politiques dites « volontaristes » (c’est à dire non obligatoires), notamment au travers du FDST et le FDAN (deux fonds d’interventions pour soutenir les projets des communes). Ce qui permit à Yves Durand, député-maire de Lomme, de réagir au regard des projets de réforme des collectivités territoirales, que le Président de la République devrait aborder lors de la réunion du Congrès le 22 juin. La question est sur toute les lèvres : quid de l’avenir des conseils généraux ? Intervention très intéressante également de Jocya Vancoillie, Vice-Présidente en charge du réseau routier et des infrastructures. Deux idées à retenir : le développement d’une maîtrise d’ouvrage commune entre le Conseil général du Nord et Lille Métropole Communauté Urbaine, c’est à dire la gestion commune et concertée des projets sur lesquels les deux collectivtés interviennent (réseau routier en traversées de villes, notamment) ; la volonté ferme du Département, dans un budget contraint, de ne pas faire moins pour les communes. Enfin, une représentante de LMCU expliqua aux participants le principe des Contrats de territoire (nous y reviendrons ici plus tard), et notamment les caractéristiques du Contrat de territoire des Weppes, qui sera voté à LMCU en décembre. Le débat entre nous fut riche et mit en lumière l’absolue nécessité de coordonner davantage non seulement les actions, mais aussi et surtout les réflexions des différents acteurs du développement des Weppes, de l’Etat aux communes. Prochain rendez-vous en novembre.

%d blogueurs aiment cette page :