SUR MES PROMENADES HEBDOMADAIRES A LOMME…


Rdv du  Maire2 mars2013vf - pour blogC’est Candide qui m’a finalement incité à écrire cet article. Non pas le célèbre Candide de Voltaire, personnage naïf, innocent et inoffensif,  simple mais presque simplet… mais le Candide assidu lecteur de ce blog, qui aurait du reste dû se choisir un autre pseudonyme, tant il n’est lui-même ni naïf, ni innocent, ni simplet loin s’en faut. Je le remercie du reste très sincèrement de ses commentaires réguliers. Il me faut reconnaître que nous sommes rarement en accord, quel que soit le sujet d’ailleurs. Candide m’apostrophe, tantôt me vouvoie, tantôt me tutoie, Candide me promet que la roue tournera, tempête, regrette Nicolas Sarkozy (et l’assume, et c’est très bien comme cela), a décidé que le Président de la République s’appelle désormais Hollandréou, s’alarme de la dictature qui a été instaurée dans ce pays il y a quelques mois, et dénonce l’hypocrisie de tous les élus de gauche, à commencer par la mienne bien entendu. Me permettrais-je de souligner que Candide et moi ne partageons pas la même notion de la sérénité, du dialogue, des arguments ?… Mais au moins Candide est-il là, avec son style et c’est bien. Je regrette seulement cette incapacité à sortir de l’anonymat, et peut-être une certaine agressivité un peu inutile, mais bon…

Donc, mon cher Candide me reprochait il y a quelques jours mes « Rendez-vous du maire », chaque semaine ou presque dans les rues de Lomme, en ces termes : « Avec vos promenades hebdomadaires, vous battez déjà la campagne pour les élections locales de 2014.«  Je dois avouer que, pour le coup, Candide m’en a (passez-moi l’expression) « bouché un coin ». Mais non, Candide ! Je ne me promène pas… J’ai simplement décidé, le jour où j’ai été élu maire, d’être un élu d’hyper-proximité. J’ai estimé que c’est en discutant, en débattant, en allant sur le terrain, en prenant en permanence le pouls de la ville, qu’on pouvait réellement la comprendre. Et ce que vous appelez « promenades« , ce ne sont pas forcément des parties de plaisir. Car les lommoises et les lommois n’ont pas leur langue dans leur poche… et ils ont bien raison 🙂 Certains jours, croyez-moi Candide, j’en prends pour mon grade : sur la circulation, sur la vitesse, sur le stationnement, sur la propreté, sur les travaux, sur la signalisation, sur la voirie, et que sais-je encore… Mais c’est cela la vraie vie : aller à la confrontation, prendre ses responsabilités, écouter… et ensuite mettre en branle tout ce qui est possible pour régler les problèmes. Je ne cache jamais la vérité à ceux que je rencontre. Quand c’est possible je le dis. Je dis aussi les impossibilités, les délais, les décisions qui ne m’appartiennent pas… et parfois mes refus aussi, quand j’estime qu’une demande entraverait l’intérêt général de la ville.

Je crois profondément qu’un élu local doit s’appuyer sur deux piliers : la vision globale du développement de la ville d’une part, la qualité de la vie au quotidien d’autre part. J’essaie de tout coeur de m’impliquer chaque jour dans ses deux aspects. Je ne suis pas détenteur de la baguette magique qui règle tout en un instant… mais je possède une vraie passion pour la mission qui m’a été confiée, pour ma ville et ses habitants. Quant aux élections municipales de mars 2014… Si mes promenades sont stratégiques, alors c’est que j’ai commencé ma campagne électorale dix-neuf mois avant l’échéance. Je serais bien le seul à partir si tôt…

Et si j’étais sincère, Candide ? Et si j’aimais vraiment profondément ce que je fais ? Et si par hasard j’étais motivé par des valeurs profondément ancrées en moi ? Et si c’était ma conception de la politique ? Cela ne vous a jamais traversé l’esprit ?… Voilà pourquoi je continuerai mes promenades, mes réunions publiques, mes très nombreux rendez-vous. Et peut-être, un jour, vous y croiserai-je…

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AVRIL 1944 : L’ENFER A LOMME…


Vidéo d’archive : le bombardement d’avril 1944 à Lomme

600 morts et plus de mille blessés : lorsque les bombardiers britanniques se retirent enfin après deux vagues successives de bombardements de la plateforme de chemin de fer de la Délivrance, ce 9 avril 1944, le bilan est accablant, la cité déchirée, dans tous les sens du terme.  L’époque des (supposés) frappes chirurgicales n’existe pas encore, et le véritable tapis de bombes qui devait s’abattre sur les infrastructures alors tenues par les Allemands, se déploie un peu trop largement aux alentours. Le quartier cheminot de Lomme paiera un lourd, très lourd tribut. Certains habitants de la cité peuvent encore vous raconter cette nuit du dimanche de Pâques lors de laquelle, d’un coup, l’enfer est descendu du ciel pendant de très longues minutes. Ils étaient enfants à l’époque, bien sûr, mais les souvenirs sont précis, les sensations perceptibles, l’émotion bien présente. Nous rendrons hommage ce soir aux dizaines de familles lommoises touchées par ce drame, aux défunts. D’abord à 18h30 au cimetière de Mont-A-Camp, puis au monument de la place Beaulieu à la Délivrance. 

La CNL reconnue : une victoire et un dû !


On connaît l’importance du travail qui est mené au quotidien par la Confédération nationale du logement (CNL) pour accompagner et aider les

Jean-Pierre Staelens, Président de la CNL de Lomme et conseiller communal

 locataires, et en particulier ceux des logements sociaux. A Lomme, la CNL et son président Jean-Pierre Staelens sont depuis le début particulièrement actifs dans le complexe dossier de réhabilitation du quartier de la Délivrance. Un partenariat de qualité avec la municipalité, indispensable pour tous. Au niveau national, la CNL était depuis plus de trente ans non seulement reconnue mais agréée par le gouvernement. En d’autres termes, cet agrément donnait à la CNL la possibilité de représenter et de défendre en justice au nom de ses adhérents. Or en novembre dernier, Hervé Novelli, Ministre de la Consommation, refusait de renouveler pour cinq l’agrément consommation de la CNL. Hallucinant quand on connaît le poids de l’association… ou au contraire très logique et trop clair. Le ministère ne prenait d’ailleurs même pas la peine de justifier de raisons valables (le dossier de demande n’aurait pas comporté le nombre d’adhérents). Autre conséquence pour la CNL : pas d’agrément, pas de subvention… La volonté de couper à la fois les vivres et les pattes à une structure offensive dans le domaine du logement était clair. Trop clair peut-être… puisque finalement le Ministre a décidé le 28 novembre de faire marche arrière et de renouveler le fameux agrément historique. Reste en suspens le versement de la subvention 2011. Nul doute quele ministère fera de la résistance le plus longtemps possible, hélas. Mais la CNL est reconnue dans son rôle, son droit, son statut et sa stature. C’est à saluer !

VERS UNE NOUVELLE DELIVRANCE


del.jpgHier après midi se déroulait le premier Atelier d’Habitants de la Délivrance, dans le cadre de l’étude qui est menée avec la Ville et la Communauté urbaine autour de la réhabilitation des habitations. L’idée est simple : renforcer l’intervention des collectivités sur leurs compétences pour continuer à améliorer l’ensemble des espaces publics : stationnement, places, voiries, trottoirs… Un travail intéressant qui a duré une bonne partie de l’après-midi, et qui a montré l’attachement indéfectible des habitants de la Délivrance à leur quartier. Mais cela, on le savait déjà !

Mais c’est avant tout l’attente énorme des habitants vis-à-vis des bailleurs ICF et Novedis (qui ont récupéré l’ancien patrimoine SNCF) qui  a été mise en lumière. Le travail d’hier venait en complèment des études techniques et des entretiens individuels concernant la réhabilitation des habitations proprement dite. La vigilance est de rigueur de toutes parts. De la part des locataires évidemment (qui attendent des remises au normes et autres interventions depuis des années), de la part de la CNL, et bien sûr de la municipalité. Trois acteurs très actifs depuis le début… et qui le resteront. A suivre, donc…

LE BRUIT NE FAIT PAS DE BIEN…


googleearth_image.jpgLes Lommoises et les Lommois ont déjà reconnu sur cette petite photo la configuration particulière du quartier de la Délivrance, avec ses quatre places (Dompsin, Beaulieu, Demory… et Trocmet, invisible ici). Je rentre à l’instant de la remise des prix des plus belles façades de Noël au Comité de quartier, j’étais hier à l’assemblée générale du Comité d’animation de la Délivrance (CAD). Je suis à chaque fois aussi « épaté » par l’incroyable dynamisme du milieu associatif lommois, et de cette forme de fraternité qui y règne. C’est vrai à la Délivrance, c’est vrai aussi dans toute la ville. Qu’il s’agisse des nombreux sportifs, des collectionneurs divers, des artistes… je vois dans chaque quartier la solidarité, dans les paroles et dans les yeux. Je n’oublie pas, bien entendu, les associations à caractère humanitaire (Restaurants du coeur, ou Secours populaire avec qui nous travaillons sur les ateliers d’alphabétisation, et d’autres encore) qui fournissent un travail quotidien impressionnant.. en dépassant sans cesse les difficultés, mais toujours dans la modestie et la discrétion.

Je suis intimement persuadé que le rôle des associations dans une commune est majeur. Ils fournissent une bonne part de ce qui en fait l’âme. Imaginez la tristesse d’une ville sans associations… Imaginez l’horreur d’une ville sans le bénévolat… Soutenir les associations c’est tout simplement soutenir la ville, et soutenir la vie ! Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit. 

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