CYNIQUE BARNUM


Ainsi donc le barnum présidentiel plantera de nouveau sa tente demain jeudi en préfecture du Nord. Bien entendu il s’agit de voeux républicains… n’allez pas imaginer que le tour de France de Nicolas Sarkozy, décuplé en 2011 et renforcé en ce début d’année, ait quoi que ce soit à voir avec une quelconque campagne électorale pour l’élection présidentielle. Ce bon garçon ne fait là que son métier de Président, et d’ailleurs il n’est même pas candidat à ce jour, c’est dire… Il faudra néanmoins le moment venu dénoncer et se pencher en détails sur l’utilisation de l’argent public à des fins partisanes, alors que tous les autres candidats en sont  – et c’est logique –  à compter exactement ce qu’ils dépensent afin de pouvoir justifier  – et c’est normal aussi – de leurs comptes de campagne devant la commission ad hoc. Donc le barnum débarque pour les voeux du Président à la fonction publique.

Mais qu’est-ce que Nicolas Sarkozy peut bien souhaiter aux fonctionnaires... après avoir supprimé la bagatelle de 150 000 postes dans la fonction publique d’Etat depuis 2008, après avoir totalement saccagé l’Education nationale, après avoir gravement mis en danger l’éducation et donc l’avenir de nos enfants, après avoir réduit au maximum l’intervention de l’Etat, après avoir fait disparaître les policiers de nos villes, après avoir étranglé les collectivités territoriales ? Même le Ministre de la Fonction publique, tellement présent sur son dossier que tout le monde a oublié qu’il s’appelle François Sauvadet, reconnaissait la semaine dernière qu’on est arrivé « au bout » du système du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Entendons-nous bien : pas « au bout » de la volonté présidentielle, mais bien « au bout » d’un système qui n’a plus aucun sens, sinon celui de donner des gages supplémentaires à l’idéologie ultra-libérale  – et donc ultra-injuste –  qui guide le locataire actuel de l’Elysées. C’est donc un barnum particulièrement cynique qui investit demain la ville de Lille. il y a fort à parier que Nicolas Sarkozy rendra un hommage vibrant au sens des responsabilités des fonctionnaires et les assurera de son attachement indéfectible au service public. Martine Aubry a annoncé qu’elle ferait un accueil républicain au Président de la République, ce qui est là aussi tout à fait normal. Elle tiendra juste après une conférence de presse. Car les choses doivent être dites et bien dites.

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CONSEIL GENERAL : 555,6M€ pour la lutte contre les exclusions et la solidarite… et l’Etat détourne la tête !


Trois jours de séance plénière viennent de se terminer au Conseil général, afin de voter le budget pour l’année 2012. J’ai eu l’occasion, ce matin, d’y présenter le budget de la délégation que m’a confiée en avril dernier le Président Patrick KANNER. Plus de 555 millions d’Euros, 555,6 pour être précis consacrés à cette thématique, dans un département qui, plus que d’autres, souffre de la crise, des inégalités, de l’injustice. Une majorité de cette somme est consacrée au paiement du RSA… dans un contexte très particulier. Rappelons d’abord que le RSA, c’est environ 450€ par mois (qu’on ne me parle pas de ceux qui se complairaient dans le fait de toucher une telle somme ! La chasse aux pauvres est ouverte à droite depuis longtemps !), et que presque 128 000 personnes en sont allocataires dans le Nord. Cela signifie aussi que 300 000 personnes environ vivent « sur » cette allocation (des mères seules avec leurs enfants par exemple). C’est 12% de la population de notre département… et presque le double de la moyenne nationale ! Si le Conseil général est chargé de gérer cette allocation et l’ensemble du dispositif,  c’est l’Etat qui doit payer cette somme, s’agissant d’un dispositif national. Or, dans le Nord, le RSA représente 485 M€… et l’Etat ne compense qu’à hauteur de 370M€, soit une différence de 115 millions ! Imaginez ce que nous pourrions engager comme actions supplémentaires avec 115M€… Et bien entendu, le Conseil général fait face à son devoir de solidarité en engageant cette somme sur son budget propre. Pas question, évidemment, d’abandonner ceux qui sont dans la précarité. Le CG gère le dispositif, ce qui m’a amené à faire des propositions d’amélioration du système, en faveur des allocataires : amélioration des délais de prise en charge et rapidité accrue dans le traitement des dossiers, meilleure orientation pour un suivi individuel renforcé, travail sur la formation et la pré-formation, accès élargi aux chantiers d’insertion, communication, renforcement du travail avec les centaines d’associations partenaires… Mais ces 115M€ me restent en travers de la gorge !

Un an déjà… Encore un an…


Un an déjà… Vous vous demandez bien de quoi je veux parler…  Et vous avez raison, dans la mesure où les choses sont passées beaucoup trop inaperçues : il y a un an, en avril 2010, les élus socialistes du Nord décidaient d’être présents tous les lundi matins devant la Préfecture, pour protester contre la politique de casse de l’Education nationale. Et tous les lundis, sans autres interruptions que celles des vacances scolaires, nous étions présents pour marquer notre désapprobation, certes, mais surtout montrer symboliquement que nous ne désarmerions pas. Parfois nombreux, parfois peu, nous avons durant ces nombreux mois argumenté sans relâche. Oh, bien sûr… face à nous des fonctionnaires de l’Etat se sont succédés, plus ou moins à l’écoute, plus ou moins zélés… Jusqu’à l’actuelle Rectrice qui incarne la ligne dure de l’UMP  et du gouvernement jusqu’à la caricature, expression parfaite d’une politique qui considère que l’éducation n’est pas une priorité, surtout quand elles est nationale, et qui supprime sans sciller des postes par milliers. Alors dans ces conditions, il est certain que nous n’avons pas pu changer grand chose… Mais nous avons, en revanche, montré que les socialistes sont déterminés, cohérents, constants dans leur combat, et que les Français pourront compter sur eux en 2012. Loin des simples slogans, des formules, des coups de menton… concrets, solides. Alors, jusqu’en 2012, jusqu’à la victoire, nous continuerons à nous rendre, chaque lundi à 11h30, devant la Préfecture, pour dire que oui, nous sommes encore là, parce que parents, élèves et enseignants ont besoin d’u projet, ont besoin d’un espoir.

Cantonales : joie et inquiétude…


En remportant 24 des 40 cantons renouvelables dans le Nord, le PS reste la force centrale du Conseil général du Nord, totalisant 39 conseillers généraux sur 79. C’est évidemment un motif de grande satisfaction, qui permet au PS et à ses partenaires de conserver une très large majorité. Une pensée pour mes ex-collègues Laurent Houllier, Jocya Vancoillie, René Decodts, Brigitte Guidez, Jean-Luc Chagnon et Monique Denise. ..  et un chaleureux accueil pour ceux qui, tels Mehdi Massrour à Roubaix ou Alexandra Lechner à Lille, vont intégrer nos rangs après une brillante victoire. Un mot aussi pour Patrick Kanner, qui prendra les rênes de l’assemblée départementale jeudi, et qui sera à n’en pas douter un Président impliqué, fort de sa grande expérience, de sa notoriété et de la reconnaissance unanime dont il jouit déjà.

Satisfaction donc… mais inquiétude aussi. Vous connaissez comme moi les chiffres : hormis dans certains cantons, la participation globale dans le Nord aura dépassé les 41% de peu au premier tour, et dépassé 41,7% au second tour. Autant dire une abstention record qui interroge. Qui interroge d’abord sur l’offre politique en général, et il faut le dire du PS comme des autres partis. Nous avons séduit majoritairement ceux qui sont allés voter… mais majoritairement les gens sont restés chez eux. Désespoir sûrement et dans bien des cas, découragement aussi… Mais je crois que l’invraisemblable politique qui est menée par le gouvernement actuel a détourné les Français de la politique. Comme si, à force d’entendre à longueur d’interventions ministérielles qu’il « n’y a pas d’autre solution » que les restrictions dans tous les domaines, chacun s’était enfermé, découragé, désabusé. Comme si plus rien ne pouvait apporter l’espoir, faire bouger les choses… y compris la politique. Notre programme national sera dévoilé dans quelques semaines, mais on en connaît déjà quelques aspects qui, je le pense sincèrement, peuvent et doivent rendre espoir. Je ne les développerais pas ici, vous renvoyant au site du PS… mais nous en reparlerons très longuement bientôt.

Le deuxième motif d’inquiétude, c’est bien entendu la percée terrible du FN.  Bien sûr, l’abstention lui a profité mécaniquement, et dans certains cantons le nombre de voix totalisé par ce parti ne progresse pas. Mais une digue a lâché. Lorsqu’on est militant UMP aujourd’hui, on n’hésite plus, dans de nombreux cas, à reporter ses voix sur le parti de l’exclusion et de la haine. Sarkozy se comporte avec un cynisme extraordinaire,  faisant feu de tout bois, confortant au maximum le FN et ses thèses afin de se retrouver contre Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, sachant parfaitement qu’il n’a plus aucune chance face à un candidat ou une candidate socialiste. Le calcul est non seulement cynique, mais risqué. A jouer l’apprenti sorcier il risque d’être éliminé dès le premier tour, laissant PS et FN face à face… et la France dans un état lamentable, à reconstruire, à remonter. L’enjeu pour nous est unique, la tache immense : il s’agit ni plus ni moins d’offrir non pas seulement une alternance politique, mais un espoir, une alternative claire, et de bâtir, au fond, un autre type de société, qui donne sa chance à chacun, qui respecte la place de chacun, tout en redonnant un sens au collectif…

Bernard Derosier tourne une page de notre histoire…


En annonçant il y a quelques jours qu’il ne briguerait plus de mandat de conseiller général, Bernard Derosier tourne une page de notre histoire commune. Car il s’agit bien d’une histoire qui nous touche tous dans le Nord. Et il faut rendre ici hommage à Bernard sur deux points. D’abord souligner le grand Président du CG qu’il a été et qu’il est encore pour quelques mois. Si le CG du Nord est aujourd’hui en pointe des politiques de solidarités, si des politiques volontaristes (c’est à dire non obligatoires) ont été développées dans de nombreux domaines, si les nordistes savent qu’ils ont cette main tendu en permanence dans les difficultés… c’est à Bernard Derosier que nous le devons tous. Et je pourrais multiplier les exemples, sur des pages, de ce que ce grand militant du Parti socialiste a mis en place au Conseil général, fidèle à ses valeurs et à son engagement de toujours. Lui rendre hommage aussi sur un second point : la manière dont il gère cette décision qui n’a pas forcément été facile à prendre, et le principe même de cette décision qui l’honore.

Et demain ? Oh… je ne cacherais pas la préférence qui est la mienne, et qui quelque part s’impose de façon naturelle. Bien entendu, Patrick KANNER rassemble toutes les qualités pour prendre la succession de Benard Derosier dans quelques mois. Il y a plusieurs raisons à cela. 1er vice-président, Patrick a acquis ces dernières années une expérience précieuse et unique pour cette tâche. Président de l’Union nationale des CCAS, il maîtrise parfaitement le domaine de l’action sociale et de la solidarité qui, rappelons-le, représente pas moins de 70% du budget du Conseil général. Mais Patrick n’est pas seulement, loin s’en faut, un parfait connaisseur de ce domaine, animé par un engagement politique sans faille et des valeurs profondément ancrées. Il a aussi impulsé depuis deux ans une réflexion de fond sur le développement des différents territoires du département, mettant en place le premier contrat de territoire expérimental dans le Cambrésis. En contact avec les responsables de Lille métropole communauté urbaine, du Valenciennois, du sud du département, des Flandres, et du Littoral, il possède cette indispensable vision globale qui en fera, je le souhaite, un Président incontestablement attentif au développement de tout le Nord, qu’il soit rural ou urbain. Enfin, et c’est plus que précieux à mes yeux, Patrick Kanner, que je connais bien, continuera à apporter au Nord la profonde humanité qui l’anime. Il a en tout cas, dès à présent, mon soutien entier et actif.

Le Conseil général du Nord encore plus près des collégiens


Importante séance plénière du Conseil général hier. L’ordre du jour prévoyait la politique éducative départementale, et notamment la mise en place du Fonds départemental d’appui aux projets éducatifs (FDAPE). De quoi s’agit-il ? En deux mots, de remplacer trois dispositifs existants, et d’augmenter notablement l’enveloppe pour la centaine de collèges du Nord identifiés comme étant prioritaires. Sont donc remplacés les anciens : « soutien au REP », « soutien aux associations socio-éducatives » et l' »aide aux collégiens ». Les collèges se verront attribuer une aide de 12€ par élève et par an, le 100 établissements prioritaires bénéficiant quant à eux d’une bonification de 6€ par élève. Pourquoi ce chamboulement ? Simplement parce que les anciens dispositifs, qui existent depuis plus de dix ans, sont aujourd’hui en concurrence avec l’accompagnement éducatif mis en place par l’Etat depuis 2008, ainsi qu’avec le contenu actuel des axes de réussite éducative. Il fallait donc moderniser le dispositif afin de mieux répondre aux besoins des collégiens et de rendre plus lisible l’action du Département. Un appel à projets sera donc lancé chaque année auprès des collèges, s’appuyant sur quelques thématiques fortes qui permettront aux collégiens d’acquérir un certain nombre de bonnes pratiques : promotion du développement durable, équilibre alimentaire ; éveil à la santé publique, au sport et à la culture ; respect de l’autre, citoyenneté, découverte des institutions ; appropriation des TIC ; prévention du décrochage scolaire et rapprochement avec les familles ; mise en réseau écoles primaires/collèges pour favoriser la continuité du cursus de l’élève ; partenariats avec les entreprises… Il en est bien d’autres.

Notons enfin que nous sommes ici au coeur de ce que l’on appelle les politiques volontaristes, du Département, c’est-à-dire d’actions que la loi ne prévoit pas de confier aux conseils généraux. C’est vrai de ce type de mesures que le CG du Nord a voulu mettre en place tant elles sont essentielles, c’est vrai aussi de sont implication en matière de sport ou de culture, c’est vrai également du soutien aux petites communes par le biais du Fonds de solidarité territoriale (FDST) ou encore du soutien aux projets spécifiques par le biais du Fonds d’aménagement du Nord… Des politiques volontaristes, dynamiques, menées par le souci de l’intérêt général, et que le projet de loi sur l’organisation territoriale veut tout simplement nous interdire de mettre en place. Loi qui, si elle est votée en l’état, s’appliquera dès 2014. Vous me direz qu’entre maintenant et 2014 il y a 2012.

POUR UN BEL ETE EN NORD


Le Conseil Général du Nord reconduit cet été l’opération « Un été en Nord » au mois d’août. Je me permets d’attirer votre attention sur cette action volontariste du Département qui s’adresse aux jeunes collégiens de 11 à 15 ans qui n’ont pas la chance de partir en vacances pendant la période estivale. Cette opération « Un été en Nord » vise notamment à faciliter l’accès à des loisirs de proximité et de qualité pour l’ensemble des jeunes Nordistes tout en favorisant l’accueil et l’intégration des jeunes handicapés.

 Ainsi, au niveau du Département du Nord, plus de 1 000 jeunes pourront bénéficier gratuitement de loisirs sportifs et culturels sur des sites touristiques répartis sur l’ensemble du département (Bray-Dunes, Bouchain, Le Cateau, Phalempin, Raismes et Trélon).

 Les séjours, financés par le Conseil Général du Nord, sont organisés par la FLASEN qui assure : le transport et l’accompagnement des jeunes, l’accueil sur le site et l’encadrement par des animateurs qualifiés et expérimentés, l’hébergement (sous tente) et la restauration, les activités sportives, culturelles et de loisirs.

Pour les jeunes de la ville de Lomme, le Conseil Général propose un séjour à Bouchain du 18 au 22 août.
Il y a 40 places.
Lors de ce séjour, les collégiens pourront pratiquer de multiples activités : voile, canoë, VTT, sports collectifs, course d’orientation, visite du musée d’Ostrevent. L
es parents intéressés doivent s’inscrire le plus rapidement possible auprès de M. Sidi Mohamed BEZZAR du Service Jeunesse de la ville de LILLE (03.20.49.52.65). L’inscription est gratuite et sans condition de ressources dans la limite des places disponibles.

Pour les communes autres que Lomme, le séjour aura lieu à Raismes du 4 au 8 août et accueillera 40 jeunes.

 Activités proposées : équitation, piscine, barque ou pédalo, mini-golf, parcours d’orientation, visite de la maison du terril de Rieulay, atelier percussion

 L’inscription se fait auprès de Mme Carole PAPY des Affaires Scolaires et Périscolaires de la ville d’Armentières (03.20.10.57.90).

Et pour ceux qui partent en juillet, bonnes vacances… !

 

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