BIEN SÛR QUE C’EST GRAVE !


Si l’on tente de prendre un peu  de recul et d’y voir plus clair à l’issue de cette dizaine de jours où la fameuse « affaire Benalla » a occupé toutes les unes de tous les journaux, on peut d’ores et déjà tirer quelques conclusions, et répondre à quelques questions qui sont posées ici ou là, notamment dans les réseaux sociaux…

Et d’abord, est-ce vraiment grave, où les médias et les partis d’opposition en « rajoutent t’ils » un maximum (celui qui m’a posé la question hier par message se reconnaîtra 😉) : nous sommes devant une situation hallucinante, où l’adjoint du chef de cabinet du Président de la République, se fait reconnaître dans la rue, en train de tabasser des personnes lors d’une manifestation, revêtu de tous les signes et insignes de la police nationale à laquelle il n’appartient pas, armé et en ne bénéficiant d’aucune autorisation. C’est donc effectivement grave…

Ce qui est encore plus grave c’est que le pouvoir, en l’occurrence le Président de la République, a couvert ce comportement en le sanctionnant dans un premier temps de seulement quelques jours de suspension, sans que la justice soit saisie pour un tel délit, comme l’y oblige la loi. Ce qui est grave aussi, c’est qu’en toute connaisssance de cause, un appartement de fonction Quai Branly à été attribué à Benalla dès la fin de sa suspension.

Ce qui est très grave, c’est ce que cette affaire dit de l’exercice du pouvoir par Emmanuel Macron : fonctionnement clanique, protection des proches au mépris de la loi, système de privilèges… Mr le Président de la République n’a visiblement de compte à rendre a personne.

Ce qui est grave enfin, c’est le spectacle d’un ministre de l’Intérieur qui, auditionné à l’Assemblée nationale, met en cause le Préfet de Police et la Présidence de la République, explique qu’il ne sait rien sur rien et n’est pas davantage au courant du reste. Ministre de l’Intérieur… C’est aussi le non-spectacle d’Emmnanuel Macron d’habitude si rouleur de mécaniques, si donneur de leçons auprès de tous (les syndicalistes qui devraient bosser pour s’acheter un costard, les gamins facétieux…), et qui n’a plus rien à dire après avoir tout couvert.

On savait que LREM n’avait rien d’un soi-disant nouveau monde, on l’avait dit avant, c’était tellement évident, on s’attendait à la politique de droite, libérale et injuste… On n’avait prévu ni la lâcheté, ni le mépris des lois. Exemplaires, qu’ils disaient… 😂😂😂

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UN GOUVERNEMENT DE COMBAT


Le Premier Ministre Jean-Marc AYRAULT

D’abord reconnaître que les toutes premières promesses sont immédiatement honorées : le 1er Ministre jean-Marc Ayrault a annoncé ce jour, le lendemain de sa nomination, la baisse de 30% de la rémunération des membres du gouvernement… et la composition en est strictement paritaire. Reconnaître aussi que question style, François Hollande a immédiatement redonné du lustre, de l’humilité et tout simplement du sérieux à l’image présidentielle. Exit la vulgarité fric et froc de l’ancien locataire. Reconnaître ensuite que ce gouvernement a une sacrée allure, mariant à la fois la jeunesse, l’expérience, la compétence, et la diversité. Laurent Fabius aux affaires étrangères, c’est l’assurance de l’absolue nécessité de connaître en profondeur les rouages de l’Etat et la dimension internationale du poste. Vincent Peillon à l’Education nationale, c’est la reconnaissance de la passion pour cette thématique, alliée à une véritable hauteur de vue. Et puis la nouvelle génération : Valaud-Belkacem, Filipetti, Duflot, Batho, Pellerin…  Et puis surtout, pour la première fois, un Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire en la personne de Benoît Hamon… Nous en reparlerons… Un vrai gouvernement de combat, ultra-motivé.

Reconnaître ensuite que la première visite officielle à l’étranger de François Hollande, celle qu’il rendit hier à Angela Merkel, s’est déroulée bien autrement que ce que nous annonçait la droite il y a quelques jours encore. La France allait en sortir humiliée et devoir passer illico sous les fourches caudines de la chancelière d’outre-Rhin… et c’est Mme Merkel qui a finalement accepté de parler de croissance, de reconnaître que ce n’est pas un gros mot, et finalement d’infléchir son discours jusque là très martial. Et pendant que Sarkozy court, que Morano éructe, que Copé bidouille, qu’Hortefeux nostalgise, que les militants UMP organisent petitement leurs sifflets… c’est déjà une autre France qui est à l’oeuvre, et qui vite, fera oublier les cinq années de destruction du pays dont nous sortons enfin. La victoire aux élections législatives des 10 et 17 juin n’en est que plus indispensable. Les vacances viendront après : mobilisation !

Présidentiel …


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