TOUS AVEC LES ENSEIGNANTS DEMAIN !


Les syndicats d’enseignants du public ET du privé se mobilisent ce mardi 27 septembre pour une journée de grève. Il s’agit de faire pression sur le gouvernement alors qu’est en train d’être élaboré le budget 2012. Un gouvernement tout aussi sourd, obstiné, caricatural que les années précédentes et qui prévoit de nouveau 14 000 suppressions de postes dans l’Education nationale. Du délire au regard de la situation dans les établissements scolaires, déjà saignés année après année, mais aussi des enjeux de l’éducation pour l’avenir de notre pays. Je serai avec eux demain après-midi dès 14h00 à la Porte de Paris à Lille !

SECURITE A l’ECOLE : JE PARLE SARKOZY COURAMMENT !


Luc Chatel, Ministre de l'Education nationale

De retour sur le blog, après trois semaines sans internet… Et pour vous parler de la dernière idée de Luc Chatel, notre Ministre de l’Education nationale : des états généraux de la sécurité à l’école. Notons d’abord une attitude totalement incohérente en ce qui concerne la reconnaissance du phénomène. D’une part on annonce que des retenues sur salaires vont être mises en place pour les enseignants du lycée de Vitry, et qu’on considère donc que le droit de retrait qu’ils ont exercé n’était pas justifié ; d’autre part on annonce des états généraux dans l’urgence, censés faire le point et tirer les leçons, dès le mois d’avril, sur les questions de sécurité qui méritent qu’on s’en préoccupe au plus vite… notamment après les événements du lycée de Vitry. Rarement gouvernement aura poussé aussi loin le mépris des enseignants. Etats généraux, donc. Mais pour quoi faire ? Sinon pour organiser une énième gesticulation médiatique, qui donnera lieu à une énième loi sur le sujet. Parions que le Président de la République se fendra pour l’occasion d’un de ces habituels coups de mentons et effets de manche : « Je ne laisserai pas les enseignants être la proie sans défense de jeunes sans morale » etc… etc… », « On me reproche des états généraux, mais que dirait-on si je ne prenais pas le problème à bras le corps ?« , etc… etc… Avec un peu d’écoute, il est facile de parler Sarkozy couramment !

De quoi s’agit-il ? D’abord d’un phénomène que l’on a beaucoup de mal à cerner réellement sur le plan quantitatif. Nul n’est aujourd’hui capable de mesurer exactement la montée des violences à l’école. Preuve en est le fait que plusieurs lois se sont déjà attaqués au problème par le passé. Ce qu’on sait en revanche, c’est que la nature de ces violences a changé. Elles de produisent davantage aujourd’hui en bandes. Les solutions ? Sûrement pas la vidéosurveillance, puisque bon nombre des faits recensés sont aussi… filmés. Rien ne dissuade du passage à l’acte. C’est donc bien d’une action de prévention de fond qu’a besoin l’école (les établissements scolaires en général). D’un travail avec les familles. D’un travail avec les jeunes eux-mêmes, qu’ils soient déscolarisés ou en décrochage scolaire. D’un travail en partenariat et coordination entre l’école et les éducateurs, les municipalités (par le biais des contrats locaux de sécurité) et le police nationale. Bref : d’un travail humain mettant en scène des hommes et des femmes préoccupés de notre avenir commun. D’un travail qui sera nécessairement de longue haleine, parce qu’il est quasiment individualisé, et qui ne méconnaisse pas – bien entendu –  la question de la sanction. D’un travail que le gouvernement se refuse catégoriquement à faire, préférant supprimer les postes d’enseignants par dizaines de milliers (oui : dizaines de milliers), de policiers par milliers, et réduire les subventions aux associations de terrain de façon drastique. Alors que l’école devrait être le pari et l’investissement sur l’avenir, Sarkozy s’en fait jour après jour le fossoyeur méticuleux.

REPRISE EN MAIN !


Je m’aperçois que cela fait bien des jours que je ne me sui pas impliqué ici sur le blog. Reprise en main donc… Il est normal que je vous rende copte de mon mandat, et que nous puissions continuer à dialoguer et échanger sur l’actualité politique.

Un mot sur la suite de l’aventure « gens du voyages« , depuis mon dernier post sur le sujet. Et bien il sont partis, bien sûr… mais le problème n’est évidemment pas réglé pour autant. Lille, Loos, Pérenchies, Saint-André etc… La solution ne peut être que collective. A suivre.

Un mot aussi sur l’école de Radinghem-en-Weppes. J’ai tenu à soutenir par voie de presse à la fois les parents d’élèves, et les élus de la commune, qui réclament l’ouverure d’une sixième classe. Une fois n’est pas coutume, l’Inspection académique ne supprime rien… mais refuse de donner aux élèves les conditions d’enseignement auxquelles ils ont droit. Les effectifs augmentent, un important lotissement sort de terre : toutes les conditions sont réunies (et reconnues) pour éviter la moyenne de 31 élèves par classe (avec plusisurs niveaux) que l’école va sinon se voir imposer. L’Inspecteur d’académie, avec un confondant cynisme, a remis sa décision… au jour de la rentrée ! De qui se moque-t’on ?

Suppressions de postes dans l’enseignement public : c’est l’avenir qu’on assassine !


Le gouvernement persiste dans sa volonté de supprimer à terme un fonctionnaire sur deux, amputant ainsi dramatiquement le service public, c’est à dire le service au public. La situation est particulièrement tendue dans l’enseignement, puisque ce sont plus de 11 000 postes qui seront supprimés cette année.

A Lomme, l’Inspecteur d’Académie envisage de supprimer, pour la prochaine rentrée de septembre, un poste à l’école élémentaire Michelet, un poste à l’école élémentaire Voltaire-Sévigné, et un poste à l’école élémentaire Salengro. Ces suppressions constituent un véritable non-sens au regard des chiffres : le seuil de suppression décidé par l’Inspection académique se joue à une ou deux inscriptions près. Par ailleurs, les écoles Voltaire-Sévigné et Salengro font partie du dispositif  des « Equipes de Réussite Educative » : là ou le soutien aux élèves doit être plus fort, là où l’accompagnement doit être plus présent, là où la solidarité doit jouer davantage envers les enfants qui présentent des signes de fragilité et de retard scolaire.

 A Beaucamps-Ligny, c’est l’école du Tuliper qui risque de faire les frais de cette politique qui privilégie la comptabilité au détriment de l’intérêt général : une classe (sur trois) disparaîtrait à la rentrée. L’Inspection académique apportera une réponse « éventuelle » en juin.

J’apporte mon soutien total aux enseignants, parents d’élèves, qui se battent légitimement pour obtenir le maintien de ces postes à la rentrée.

La question des moyens de l’Education Nationale ne peut en aucun cas se régler au moyens d’une régle à calcul.

Il s’agit de nos enfants, il s’agit de notre et de leur avenir.

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