TOUS AVEC LES ENSEIGNANTS DEMAIN !


Les syndicats d’enseignants du public ET du privé se mobilisent ce mardi 27 septembre pour une journée de grève. Il s’agit de faire pression sur le gouvernement alors qu’est en train d’être élaboré le budget 2012. Un gouvernement tout aussi sourd, obstiné, caricatural que les années précédentes et qui prévoit de nouveau 14 000 suppressions de postes dans l’Education nationale. Du délire au regard de la situation dans les établissements scolaires, déjà saignés année après année, mais aussi des enjeux de l’éducation pour l’avenir de notre pays. Je serai avec eux demain après-midi dès 14h00 à la Porte de Paris à Lille !

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Trouvez-moi le coupable !


A force de vouloir trouver en permanence des boucs émissaires à ses échecs, de monter en permanence les Français les uns contre les autres, de désigner en permanence des victimes expiatoires aux problèmes qu’il a généré lui-même… Nicolas Sarkozy se trouve aujourd’hui au coeur d’une tempête qui ne semble pas devoir se calmer de si vite. Nous avions eu droit au débat sur la nationalité, à Besson et à la faute aux immigrés, puis à l’épisode estival de la faute aux Roms, et aussi Estrosi, l’insécurité et la faute aux maires socialistes, sans oublier la faute aux fonctionnaires, la faute aux 35 heures, la faute au voile, la faute aux jeunes, la faute aux routiers, la faute aux syndicats, la faute aux enseignants, la faute aux grévistes, la faute aux journalistes, et on en passe…

Voilà maintenant la faute à la justice. La faute de trop ? En tout cas, c’est une profession entière qui se lève, qui dit non, qui affirme son raz-le-bol d’un Président de la République qui n’assume rien, qui rejette en permanence sur les autres, qui montre du doigt, qui accuse… et qui aggrave la situation du pays par son obsession ultra-libérale, son dogmatisme, son aveuglement et son insensibilité. La justice voudrait tellement pouvoir travailler dans de meilleures conditions, la police voudrait tellement pouvoir agir plus efficacement, le monde enseignant voudrait tellement pouvoir éduquer au mieux… Mais c’est l’obsession du marché qui gouverne ce pays. Les effectifs des sociétés privées de sécurité dépasseront bientôt ceux de la police et de la gendarmerie réunis ; les boîtes privées  de cours particuliers sont aujourd’hui en capacité de s’offrir des campagnes publicitaires nationales ; les crèches privées essaient partout de récupérer le « marché de la petite enfance ». Là aussi, on en passe… Même la police se révolte aujourd’hui… Même « Alliance« , syndicat pas vraiment proche de l’opposition, appelle à la formation d’une intersyndicale pour protester contre les fermetures massives de commissariats. Les militaires, s’ils le pouvaient, affirmeraient aux-aussi, n’en doutons pas, leur opposition à une politique de casse généralisée du pays qui ne l’épargne pas.

S’il faut trouver des coupables à tout, on peut légitimement se poser la question : qui donc a permis que Sarkozy se balade en liberté ?

SECURITE A l’ECOLE : JE PARLE SARKOZY COURAMMENT !


Luc Chatel, Ministre de l'Education nationale

De retour sur le blog, après trois semaines sans internet… Et pour vous parler de la dernière idée de Luc Chatel, notre Ministre de l’Education nationale : des états généraux de la sécurité à l’école. Notons d’abord une attitude totalement incohérente en ce qui concerne la reconnaissance du phénomène. D’une part on annonce que des retenues sur salaires vont être mises en place pour les enseignants du lycée de Vitry, et qu’on considère donc que le droit de retrait qu’ils ont exercé n’était pas justifié ; d’autre part on annonce des états généraux dans l’urgence, censés faire le point et tirer les leçons, dès le mois d’avril, sur les questions de sécurité qui méritent qu’on s’en préoccupe au plus vite… notamment après les événements du lycée de Vitry. Rarement gouvernement aura poussé aussi loin le mépris des enseignants. Etats généraux, donc. Mais pour quoi faire ? Sinon pour organiser une énième gesticulation médiatique, qui donnera lieu à une énième loi sur le sujet. Parions que le Président de la République se fendra pour l’occasion d’un de ces habituels coups de mentons et effets de manche : « Je ne laisserai pas les enseignants être la proie sans défense de jeunes sans morale » etc… etc… », « On me reproche des états généraux, mais que dirait-on si je ne prenais pas le problème à bras le corps ?« , etc… etc… Avec un peu d’écoute, il est facile de parler Sarkozy couramment !

De quoi s’agit-il ? D’abord d’un phénomène que l’on a beaucoup de mal à cerner réellement sur le plan quantitatif. Nul n’est aujourd’hui capable de mesurer exactement la montée des violences à l’école. Preuve en est le fait que plusieurs lois se sont déjà attaqués au problème par le passé. Ce qu’on sait en revanche, c’est que la nature de ces violences a changé. Elles de produisent davantage aujourd’hui en bandes. Les solutions ? Sûrement pas la vidéosurveillance, puisque bon nombre des faits recensés sont aussi… filmés. Rien ne dissuade du passage à l’acte. C’est donc bien d’une action de prévention de fond qu’a besoin l’école (les établissements scolaires en général). D’un travail avec les familles. D’un travail avec les jeunes eux-mêmes, qu’ils soient déscolarisés ou en décrochage scolaire. D’un travail en partenariat et coordination entre l’école et les éducateurs, les municipalités (par le biais des contrats locaux de sécurité) et le police nationale. Bref : d’un travail humain mettant en scène des hommes et des femmes préoccupés de notre avenir commun. D’un travail qui sera nécessairement de longue haleine, parce qu’il est quasiment individualisé, et qui ne méconnaisse pas – bien entendu –  la question de la sanction. D’un travail que le gouvernement se refuse catégoriquement à faire, préférant supprimer les postes d’enseignants par dizaines de milliers (oui : dizaines de milliers), de policiers par milliers, et réduire les subventions aux associations de terrain de façon drastique. Alors que l’école devrait être le pari et l’investissement sur l’avenir, Sarkozy s’en fait jour après jour le fossoyeur méticuleux.

TOUS DERRIERE…


Le mouvement de protestation des lycéens s’amplifie. Des dizaines de milliers de jeunes ont envahi, aujourd’hui encore, les rues de Paris. Déterminés et surtout responsables. Ils ont été reçus par Xavier Darcos, Ministre de l’Education nationale. Ils savent pourquoi ils défilent, ils savent que le gouvernement joue tout simplement avec leur avenir. L’UNL et la FIDL, les deux principales organisations, s’opposent logiquement, normalement, humainement, aux plus de 11 000 suppressions de postes d’enseignants prévues cettte année (à la suite des milliers des années précédentes). Les académies de Paris et Bordeaux sont en ébulition. Après les vacances scolaires, les autres départements rejoindront le mouvement. Les syndicats d’enseignants du second degré s’apprêtent à les rejoindre en masse. C’est bien… Les blogs fleurisent, c’est bien… Les sites internet et les forums débattent, c’est bien. Le site du Parti socialiste publie quant à lui un communiqué de 15 lignes… qu’il faut bien chercher. Peut mieux faire. Doit mieux faire.

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