SUR MES PROMENADES HEBDOMADAIRES A LOMME…


Rdv du  Maire2 mars2013vf - pour blogC’est Candide qui m’a finalement incité à écrire cet article. Non pas le célèbre Candide de Voltaire, personnage naïf, innocent et inoffensif,  simple mais presque simplet… mais le Candide assidu lecteur de ce blog, qui aurait du reste dû se choisir un autre pseudonyme, tant il n’est lui-même ni naïf, ni innocent, ni simplet loin s’en faut. Je le remercie du reste très sincèrement de ses commentaires réguliers. Il me faut reconnaître que nous sommes rarement en accord, quel que soit le sujet d’ailleurs. Candide m’apostrophe, tantôt me vouvoie, tantôt me tutoie, Candide me promet que la roue tournera, tempête, regrette Nicolas Sarkozy (et l’assume, et c’est très bien comme cela), a décidé que le Président de la République s’appelle désormais Hollandréou, s’alarme de la dictature qui a été instaurée dans ce pays il y a quelques mois, et dénonce l’hypocrisie de tous les élus de gauche, à commencer par la mienne bien entendu. Me permettrais-je de souligner que Candide et moi ne partageons pas la même notion de la sérénité, du dialogue, des arguments ?… Mais au moins Candide est-il là, avec son style et c’est bien. Je regrette seulement cette incapacité à sortir de l’anonymat, et peut-être une certaine agressivité un peu inutile, mais bon…

Donc, mon cher Candide me reprochait il y a quelques jours mes « Rendez-vous du maire », chaque semaine ou presque dans les rues de Lomme, en ces termes : « Avec vos promenades hebdomadaires, vous battez déjà la campagne pour les élections locales de 2014.«  Je dois avouer que, pour le coup, Candide m’en a (passez-moi l’expression) « bouché un coin ». Mais non, Candide ! Je ne me promène pas… J’ai simplement décidé, le jour où j’ai été élu maire, d’être un élu d’hyper-proximité. J’ai estimé que c’est en discutant, en débattant, en allant sur le terrain, en prenant en permanence le pouls de la ville, qu’on pouvait réellement la comprendre. Et ce que vous appelez « promenades« , ce ne sont pas forcément des parties de plaisir. Car les lommoises et les lommois n’ont pas leur langue dans leur poche… et ils ont bien raison 🙂 Certains jours, croyez-moi Candide, j’en prends pour mon grade : sur la circulation, sur la vitesse, sur le stationnement, sur la propreté, sur les travaux, sur la signalisation, sur la voirie, et que sais-je encore… Mais c’est cela la vraie vie : aller à la confrontation, prendre ses responsabilités, écouter… et ensuite mettre en branle tout ce qui est possible pour régler les problèmes. Je ne cache jamais la vérité à ceux que je rencontre. Quand c’est possible je le dis. Je dis aussi les impossibilités, les délais, les décisions qui ne m’appartiennent pas… et parfois mes refus aussi, quand j’estime qu’une demande entraverait l’intérêt général de la ville.

Je crois profondément qu’un élu local doit s’appuyer sur deux piliers : la vision globale du développement de la ville d’une part, la qualité de la vie au quotidien d’autre part. J’essaie de tout coeur de m’impliquer chaque jour dans ses deux aspects. Je ne suis pas détenteur de la baguette magique qui règle tout en un instant… mais je possède une vraie passion pour la mission qui m’a été confiée, pour ma ville et ses habitants. Quant aux élections municipales de mars 2014… Si mes promenades sont stratégiques, alors c’est que j’ai commencé ma campagne électorale dix-neuf mois avant l’échéance. Je serais bien le seul à partir si tôt…

Et si j’étais sincère, Candide ? Et si j’aimais vraiment profondément ce que je fais ? Et si par hasard j’étais motivé par des valeurs profondément ancrées en moi ? Et si c’était ma conception de la politique ? Cela ne vous a jamais traversé l’esprit ?… Voilà pourquoi je continuerai mes promenades, mes réunions publiques, mes très nombreux rendez-vous. Et peut-être, un jour, vous y croiserai-je…

Publicités

LA RECIDIVE EN QUESTION


Christiane Taubira lors de l'installation du Comité d'Organisation de la Conférence de Consensus en septembre 2012

Christiane TAUBIRA lors de l’installation du
Comité d’Organisation de la Conférence de Consensus en septembre 2012

Je m’aperçois que j’ai beaucoup de mal a respecter ma bonne résolution de début d’année, c’est à dire être davantage présent sur ce blog 😦 Mais, pour tout vous dire je préfère être sur le terrain, rencontrer les lommoises et les lommois chaque semaine… Le blog est important, mais à mes yeux complémentaire.

Comme promis à certains et certaines d’entre-vous sur Facebook ces jours derniers, je souhaite vous préciser deux ou trois choses sur la Conférence de consensus sur la prévention de la récidive, à laquelle j’ai participé cette semaine. D’abord la méthode : elle est très originale et nous vient du monde médical. Trois étapes sont nécessaires : d’abord la mise en place par la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Christine Taubira, d’un Comité d’organisation. Cela a été fait en septembre dernier : une vingtaine de personnes ont été appelées par la Ministre pour travailler pendant cinq mois à la préparation de la réunion de cette semaine. Chercheurs, universitaires, policiers, magistrats, avocats, représentants d’association, administration pénitentiaire…. et deux élus locaux : Xavier Lemoine maire UMP de Montfermeil, et votre serviteur maire PS de Lomme (les membres du Comité d’organisation ici : http://conference-consensus.justice.gouv.fr/comite-dorganisation/). Nous avons réuni toutes les informations disponibles à ce jour, en France et à l’étranger, sur la récidive, compilé toutes les expériences, toutes les pratiques, auditionné des dizaines de personnes … pour en arriver à une synthèse globale des connaissances, et l’identification des questions qui se posent en la matière en France.

Deuxième étape : il s’agissait de nommer le jury qui allait siéger pendant la Conférence de Consensus elle-même, cette semaine. Doté de notre travail préparatoire, les membres de ce jury présidé par Françoise Tulkens, ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, ont pu s’imprégner de tous les éléments avant d’auditionner eux-mêmes en séance publique un certain nombre d’experts. C’était l’objet des deux jours de travail de cette semaine. Plus de 1000 professionnels y ont assisté afin de suivre les débats (la liste des membres du jury ici : http://conference-consensus.justice.gouv.fr/jury-2/  Par ailleurs toutes les vidéos de la conférence sont visibles ici : http://conference-consensus.justice.gouv.fr/).

Troisième étape : et bien elle est en au moment où j’écris ces lignes ce dimanche. Le jury est en train de « digérer » les débats et de préparer les propositions qui seront faites au gouvernement la semaine prochaine, en vue d’aboutir à un projet de loin courant 2013.

Un mot enfin sur les quelques questions majeures qui se posent, que nous avons identifiées, et qui seront au coeur des propositions à venir. La première concerne le périmètre de la justice pénale. Un seul exemple : lorsqu’on sait que les infractions routières concernent 48% du contentieux pénal, faut-il continuer à faire traiter tous les délits par la justice pénale ? Certains d’entre-eux ne peuvent-ils relever de réponses administratives par exemple ? Les courtes peines de prison sont particulièrement critiquées, ne permettant pas la réinsertion et aggravant dans de nombreux cas le risque de réitération… il est donc apparu urgent de s’interroger sur le sens et l’efficacité de tels séjours en prison. Faut-il créer une nouvelle peine exécutée en milieu ouvert ? Sous quelle forme ? Comment rendre les peines alternatives à la détention crédibles et plus efficaces pour éviter la récidive ? Comment rendre effectives les mesures de contrôle et d’interdiction ? Faut-il développer des quartiers spécialisés, notamment pour les courtes peines ou la préparation à la sortie ?…

Voilà quelques unes des très nombreuses questions sur lesquelles nous avons travaillé ces derniers mois. Le chemin est encore long avant la loi qui pourrait émerger de tout cela… mais quoiqu’il arrive nous savons désormais à peu près tout sur la récidive, ses raisons, et les moyens qui pourraient permettre de l’enrayer.

L’insertion professionnelle au quotidien


Réunion publique hier à la Maison Folie Beaulieu, à propos des travaux, qui commenceront le mois prochain, de la rue Imbert de la Phalecque, qui relie le rond-point du MIN et la plateforme multimodale de Lomme/Sequedin. Un petit serpent de mer en soi que ce dossier… Les premières réflexions sur le sujet ont débuté en 2003, et j’ai organisé la première réunion publique sitôt élu conseiller général en 2008.  Hier, plus de quatre ans après cette première rencontre, René Dubuisson maire de Sequedin et Michel Courouble maire d’Ennetières-en-Weppes, m’accompagnaient pour présenter enfin le détail des travaux. Pourquoi tant de retard vous demandez-vous probablement… et à juste titre ? Simplement parce que nous ne savions pas en 2008 que le Grenelle de l’environnement nous imposerait une étude d’impact environnementale, liée au coût des travaux. Cette étude est désormais obligatoire à partir d’un budget de 1,9M€… or le Conseil général du Nord met ici sur la table près de 3M€.  Je reviendrai plus tard dans le détail de ces transformations majeures pour cet axe important de la ville.  Je veux aujourd’hui insister sur un point : l’insertion professionnelle.

UN TEMPS COMPLET d’UN AN

En effet le Conseil général a généralisé ce qu’on appelle la clause d’insertion. En d’autres termes chaque chantier permet d’embaucher (pour des durées et dans des conditions diverses selon les travaux) une personne particulièrement éloignée de l’emploi, qui a besoin qu’on lui remette le pied à l’étrier, qu’on la forme, l’encadre pour la remettre sur le chemin de l’emploi. Ce sera le cas pour ce chantier : 1850 h d’insertion professionnelle y sont prévues, ce qui va permettre d’embaucher un allocataire du RSA à temps plein pendant toute la durée des travaux, c’est-à-dire un an. Une goutte d’eau ?… peut-être, mais ce sont les petites gouttes comme celle-là, la généralisation du principe, qui permet d’agir concrètement sur une partie de ceux qui sont au chômage. Une goutte, en tout cas, dont je suis fier qu’on puisse ici encore, la mettre en avant.

Conseil Cantonal de Concertation … année 4 !


Je dois dire que je suis particulièrement heureux de la manière dont les élus du canton de Lomme animent avec moi le Conseil Cantonal de Concertation que j’ai mis en place dès l’année 2008. C’était une promesse que j’avais faite à l’époque durant la campagne électorale, et ce CCC a été le premier dans le département du Nord. Patrick Kanner y a participé a deux reprises en tant que premier vice-président du Conseil général… et la formule l’a séduit au point qu’il en a fait l’un des points forts de son programme en 2011. Aujourd’hui, tous les conseillers généraux du Nord installent ou sont en passe d’installer leur propre CCC. Bel exemple, et je veux remercier à la fois sincèrement et chaleureusement l’ensemble des membres du conseil qui participent très activement aux travaux. La réunion de ce jour, accueillie en mairie d’Englos par Mr Léturgies, était consacrée aux contrats de territoires que lance le Conseil général dans tout le département, après une expérimentation qui s’est déroulée dans le cambrésis depuis 2011. Nous accueillions pour l’occasion Martine Filleul, vice-présidente chargée de ce lourd dossier. Le principe est à la fois simple et complexe à mettre en oeuvre : définir pour chacun des huit arrondissements du Nord une stratégie de développement partagée et concertée avec l’ensemble des élus et des forces vives. L’objectif n’est pas de superposer une nouvelle « couche », mais au contraire d’harmoniser, de coordonner et de simplifier les interventions des uns et des autres. Le débat ce matin fut riche et passionnant, permettant de dégager d’ores et déjà des premières pistes de travail pour le développement des Weppes (notamment la question du réseau des crèches dans les petites communes et de leur accessibilité, et bien entendu celle des transports…). De vastes questions certes, mais appréhendées de manière très pratique. Nous reverrons donc Martine Filleul et Patrick Kanner, désormais Président du CG, dans les mois qui viennent. Et surtout, le CCC devient un interlocuteur de premier niveau pour élaborer ce projet d’ampleur… Après quatre années de fonctionnement, sa maturité constitue à n’en pas douter un atout dans ce contexte.

Emotion et responsabilité


Grande grande émotion ce matin, alors que le conseil communal m’élisait maire de Lomme, à la suite d’Yves Durand, en présence de Martine Aubry et d’environ 800 personnes venues en l’hôtel de ville.  Emotion, certes, mais aussi une grande conscience des responsabilités qui m’ont été confiées. Plutôt que de répéter ici ce que j’ai dit ce matin, je préfère vous livrer in extenso le texte de mon discours :

« Alors que vient de m’être confié le mandat de maire de Lomme, je souhaite avant toute chose vous dire mon émotion au moment où je prends place dans le fauteuil d’Arthur Notebart et d’Yves Durand, et la conscience aigüe des responsabilités qui sont désormais les miennes. Et je veux saisir cette occasion de la première intervention publique du nouveau maire de Lomme pour vous faire part de ce que je ressens et de ce que j’ai envie de dire aux uns et aux autres.

D’abord à toi, mon cher Yves, et nul ne s’en étonnera.

Nous voilà, toi et moi, arrivés à une nouvelle étape d’un chemin que nous avons en partie parcouru ensemble depuis plus de vingt ans. Nous avons suivi cette route animés, je le sais, de la même passion pour la vie politique et la ville de Lomme. Je veux parler de cette passion pour la chose publique, pour l’intérêt général, pour les débats de société, pour l’envie de faire bouger les choses, « changer la vie » comme le clamait il y a quelques années un slogan de campagne électorale auquel je suis resté très attaché.

Ce chemin là est marqué, pour moi, par la confiance que tu m’accordes depuis des années, et c’est aussi au fil des ans, celui où j’ai pu acquérir à tes côtés l’expérience et la connaissance des dossiers. J’ai eu aussi tout le loisir de t’observer faire de la politique, être le maire de Lomme. J’ai vu cet attachement puissant à ta ville, j’ai constaté cette volonté immuable de donner un sens profond, guidé par tes valeurs, à toute décision de la vie municipale, prendre de la hauteur sur toute chose pour lui donner une autre dimension. J’ai ressenti ton envie permanente d’améliorer la vie quotidienne des Lommoises et des Lommois, de développer la ville, et surtout de renforcer, toujours, la solidarité et la justice. « Continuons ensemble la ville de toutes les solidarités » : c’est ce qui était inscrit sur tes affiches aux élections municipales de 2008, et c’est une synthèse parfaite de ton action à Lomme.

 J’ai vu également, nous avons tous vu ton courage politique. Associer la ville de Lomme à Lille, il y a douze ans maintenant, n’était pas chose acquise d’avance. Les interrogations étaient nombreuses, les doutes s’exprimaient parfois avec force. Nous t’avons tous vu « mouiller la chemise », dans tous les sens du terme du reste, pour convaincre du bien-fondé de cette association. Tu avais raison.

 Nous avons connu des victoires, des difficultés, des défaites aussi, et je veux saluer ici ton sens des responsabilités. Tu es de ceux qui, tout simplement, tiennent leurs engagements. Tu as annoncé il y a bien des mois déjà la tenue du conseil communal qui nous réunit aujourd’hui. Au moment où certains interrogent, s’interrogent, et pour tout dire tergiversent, tu as au contraire intégré très vite la notion de non-cumul d’un mandat national et d’un exécutif local. Non pas par simple discipline militante, mais surtout parce que tu as su comprendre – et je partage totalement cette analyse – que le monde tourne, change, se transforme, et que nous ne pouvons plus, aujourd’hui, avoir les mêmes pratiques qu’auparavant, alors que s’expriment de toute part des aspirations nouvelles et différentes. Ces pratiques n’étaient pas pour autant honteuses, mais elles ne sont tout simplement plus adaptées. Gilles Pargneaux, député européen et maire d’Hellemmes, accomplira le même geste dans quelques jours et je l’en félicite chaleureusement.

 Permettez-moi une citation…« Je demande que chacun de nous fasse le même examen de conscience, procède avec la même sincérité, et mette en pleine harmonie les actes et les paroles » : ma chère Martine, ainsi s’exprimait Jaurès au congrès de Toulouse le 17 octobre 1908…

 Tu viens de le dire, Yves, et je sais à quel point tu tiens à cette idée : tu quittes certes ton poste de maire, mais tu n’abandonnes pas Lomme, les Lommoises et les Lommois. Et tant mieux ! Nous avons besoin d’une voix qui compte et qui porte à l’Assemblée Nationale, au moment où des transformations de fond sont en germe. Le spécialiste des questions d’éducation que tu es joue un rôle majeur dans ces réflexions qui, je le crois, vont bouleverser notre système pour le bien et la réussite des élèves.

 Alors, bonne continuation monsieur le député, à tout de suite à Lomme parmi nous, et surtout, Yves, merci.

 A vous chers collègues du Conseil communal qui venez de m’apporter votre voix.

 Vous venez de vous choisir un nouveau capitaine. Qu’elle soit sportive, associative ou municipale, une équipe est toujours une entité vivante. On y discute, on y débat. Je connais bien l’équipe de Lomme. Je connais la force de ses convictions et sa motivation. Je serai en permanence à l’écoute. Un maire ne peut rien sans les élus qui composent sa majorité. J’aurai besoin de votre connaissance des dossiers de la délégation qui vous sera confiée, de votre expertise, de vos propositions, pour continuer ce qui a été accompli depuis le début de ce mandat et bien au-delà, et pour qu’ensemble nous nous projetions dans l’avenir. Réalisons, inventons, anticipons, et surtout soyons à chaque instant dignes du mandat qui nous a été confié par les électeurs de cette ville. Je compte sur vous. Comptez sur moi.

 A toi chère Martine, maire de la commune associée de Lille…

 Que de choses accomplies ensemble en douze ans d’association ! Je n’en dresserais pas la liste ici bien entendu, mais sache que je suis tout autant convaincu qu’Yves Durand de l’intérêt d’avoir uni les destins de nos deux villes. Nous avons encore de belles réalisations à imaginer et à bâtir ensemble. Je serai aux avant-postes pour mener à bien cette ambition partagée.

 Au personnel municipal

 Je vous connais bien, j’ai même été des vôtres il y a un certain nombre d’années. Je connais votre sens du service public, c’est à dire du service au public. Vous représentez pour beaucoup de nos concitoyens une bonne part de leur lien social. Vous êtes les interlocuteurs qu’on cherche dans la difficulté : « Appellons la mairie ! » Alors qu’enfin ont cessé les attaques permanentes contre la fonction publique accusée de tous les maux et de tous les défauts, je veux vous dire mon soutien et ma confiance. J’ai longtemps travaillé dans la fonction publique territoriale, aussi je me sens encore un peu des vôtres. La crise que nous traversons, les problèmes de tous ordres que rencontrent nos concitoyens, l’individualisme qui s’est développé : tout ceci vous rend encore plus indispensables à beaucoup. Et dans bien des cas il est clair que la fonction publique s’apparente davantage à une véritable mission. Je sais que vous partagez spontanément cette vision, dans votre travail quotidien. Merci pour tout ce qui a été fait. Merci pour tout ce que nous ferons ensemble demain.

 Aux Lommoises et et aux Lommois

 Je n’aime pas l’expression « carrière politique » que l’on lit ou entend ici ou là assez fréquemment, parce que je ne crois un instant à la notion de carrière dans ce domaine. J’aime beaucoup en revanche l’idée d’engagement politique. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : l’engagement.

 Alors je m’engage devant vous. Je m’engage à être à votre écoute et surtout à vos côtés, à continuer à faire de Lomme une ville où il fait bon vivre quel que soit son âge ou sa situation ; une ville où la solidarité n’est pas un concept, une idée mais une réalité quotidienne ; une ville dont l’histoire doit être respectée et valorisée ; une ville qui se développe, où les enjeux du logement, de l’éducation, de l’économie, de l’environnement sont au cœur de notre action ; une ville où la culture n’est pas réservée à quelques uns mais ouverte à tous ; une ville où les associations trouvent un soutien permanent ; une ville ou chacun peut ressentir chaque jour qu’on se préoccupe de lui. Bref, je m’engage à ce que Lomme conserve tout ce qu’on aime en elle, et à la mener avec vous vers demain.

 Vive les Lommoises et les Lommois !

Vive Lomme !

Vive la République !

L’INSERTION SOCIALE SUR LE PONT


Copyright Fabien Debrabandere – Ville de Lomme

Les lommoises, lommois… et de nombreux autres, se félicitent à juste titre de la (presque) fin des travaux du pont de la rue Jules Guesde, qui relie les deux parties de la ville (presque… les passerelles de 5m de large surplombant les voies ferrées seront installées à la fin de l’année). Financés par le Conseil général (et LMCU et la ville de Lomme en accompagnement) ces lourds travaux travaux ne se limitent pas à une intervention sur la voirie. C’est aussi une source d’emploi pour les salariés de l’entreprise Colas qui a réalisé ce chantier de plusieurs mois. Mais c’est aussi la possibilité pour des personnes « éloignées de l’emploi » (pour reprendre une expression officielle un peu étrange…) d’acquérir une expérience. Et il faut le souligner, le Conseil Général du Nord est à cet égard exemplaire, puisque depuis 2005 il inclut systématiquement dans tous les gros chantiers (voirie, collèges, …) qu’il délègue à des entreprises privées, l’obligation d’embaucher pour la durée du chantier des allocataires du RSA. C’est ce qu’on appelle la clause d’insertion sociale dans les marchés publics. 

C’est cette obligation imposée par les collectivités locales à l’entreprise Colas qui a permis a un allocataire du RSA de travailler à plein temps pendant ces 8 derniers mois sur ce chantier si important pour les habitants de Lomme. A l’échelle du Département ce sont environ 400 allocataires qui bénéficient d’une telle opportunité pour acquérir une expérience dans des entreprises susceptibles de les embaucher par la suite. En tant que Vice-président en charge de l’insertion au Conseil Général du Nord, le Président Kanner m’a chargé de développer ce dispositif à l’ensemble des marchés du département. Cet exemple souligne que, contrairement à ce qu’on a pu entendre ces dernières années de la bouche des plus hauts responsables de l’Etat, les allocataires du RSA ne sont pas des assistés, ni des victimes consentantes du « cancer de l’assistanat » (comme disait Laurent Wauquier) mais bien, tout simplement, et je dirais tout humainement,  des personnes qui ne souhaitent qu’une chose : retrouver du travail et s’impliquer dans toutes les opportunités.

Merci à F.Debrabandere pour la superbe photo panoramique du pont

Belle journée !


Yves Durand

Belle journée que celle de ce dimanche… à renouveler dimanche prochain. Belle à plus d’un titre. D’abord, bien sûr, parce que les résultats des élections législatives en France laissent présager une majorité à l’ensemble de la gauche ; belle journée, ensuite, parce que le Parti socialiste à lui seul peut commencer à rêver, prudemment certes, de la majorité absolue ; belle journée encore parce que le projet du Président de la République François Hollande va pouvoir s’appliquer en profondeur dès cet été ; belle journée parce que les Français ont compris que les promesses du candidat étaient sérieuses, et qu’ils ont pu constater qu’il les appliquait dès son arrivée à l’Elysée ; belle journée enfin, parce qu’Yves Durand, dans la XIème circonscription du Nord, peut envisager le deuxième tour sur une base solide. Les Lommoises et les Lommoises lui ont donné la majorité absolue dans leur ville dès le premier tour, à près de 52%. Les électeurs de l’ensemble de la circonscription lui ont apporté près de 40% des voix… ce qui constitue une bien belle performance, quand on songe qu’Yves Durand est un peu moins connu dans la canton de Lille sud-ouest (récemment rattaché à cette circonscription redécoupée), et quand on se rappelle surtout que onze autres candidats se présentaient hier.

C’est je crois le signe d’une véritable reconnaissance du travail d’un député qui allie à la fois l’expertise au niveau national, l’implication dans le travail de l’Assemblée, et la présence permanente sur le terrain. Yves est aujourd’hui incontestablement l’un des principaux spécialistes français dans le domaine de l’éducation, et il a largement contribué à structurer le projet de François Hollande sur ce sujet complexe. L’expérience d’aménagement du temps de l’enfant (ATE) qui sera menée à Lomme dès la rentrée prochaine doit beaucoup à sa volonté de faire bouger les choses, de considérer l’éducation comme une stratégie globale et partenariale qui dépasse largement l’enseignement dispensé par l’école. Quelque chose me dit que cette expérience est d’ores et déjà regardée de près par bien des acteurs de l’éducation dans ce pays ;-)… Mais Yves Durand est aussi un homme de terrain qui est en permanence présent à vos côtés, dans l’ensemble de la XIème circonscription. Le ré-élire député dimanche, c’est apporter une pierre solide à l’édifice que François Hollande nous a proposé de bâtir ensemble, c’est donner au Président les moyens de tenir ses promesses, toutes ses promesses, c’est contribuer à donner une majorité au changement, c’est désigner une voix qui porte, une voix respectée, une voix expérimentée. Plus que jamais il faut donc éviter l’abstention ou se laisser à penser que les choses sont faites. Pas une voix ne doit manquer à Yves Durand dimanche, pour le changement !

%d blogueurs aiment cette page :