De l’intérêt de la proximité …


Elu maire il y a (déjà) plus de deux mois, j’ai décidé d’aller le plus souvent possible à la rencontre des lommoises et des lommois, sur leur lieux de vie, dans leur quartier, afin de voir avec eux comment nous pouvons, ensemble, améliorer le quotidien. Ces « Rendez-vous du maire » se déroulent le samedi matin. Je ne peux hélas tout résoudre, et les plus terribles difficultés rencontrées par nos concitoyens ont trait le plus souvent à l’emploi et au logement. Dans ces domaines, le maire, dans ses compétences, peut intervenir de deux manières. En ce qui concerne l’emploi, il peut jouer le rôle d’intermédiaire avec des employeurs potentiellement intéressés, mettre en contact, valoriser des parcours, soutenir des volontés et des initiatives, s’intégrer sans les dispositifs publics. Cela « marche » parfois… mais il est évident que c’est la situation économique nationale qui peut constituer le principal levier, et donc la politique menée par le gouvernement. J’y reviendrai un autre jour, tant il y a à dire et à débattre. En ce qui concerne le logement, nous menons une politique très active. Mon prédécesseur avait coutume de rappeler qu’il avait 1000 demandes de logement social en attente en moyenne sur son bureau. J’en suis à plus de 1500… Plusieurs raisons à cela : les loyers excessifs dans le privé auxquels de moins en moins de personnes ont accès, et le manque de logements disponibles. C’est pourquoi nous avons bâti un vaste programme qui nous permettra de disposer de 3000 logements supplémentaires à Lomme d’ici 2016. Mais pas n’importe quels logements : systématiquement 1/3 de logements sociaux, 1/3 d’accession sociale, et 1/3 en privé, de manière à ce que chacun puisse se loger selon ses moyens. Nous voulons que ces logements soient accessibles, mais aussi beaux, modernes, aux normes les plus actuelles en matière d’économies d’énergie, et bénéficiant d’un environnement agréable.  Là aussi, j’y reviendrai en détail une autre fois… Nous devons tout cela, nous vous le devons.

Ces « Rendez-vous du maire » sont aussi l’occasion de travailler sur tous les moyens que nous pouvons mettre en oeuvre pour améliorer la vie quotidienne, le cadre de vie, l’environnement. Et les Lommois sont dans ce domaine très imaginatifs ! Ces rencontres sont précieuses, car nous partageons, nous échangeons, nous imaginons ! Tout ne peut être fait, résolu immédiatement : aujourd’hui les partenaires de la mairie sont nombreux (Lille Métropole Communauté Urbaine, bailleurs sociaux, Conseil général…), mais tout est pris en compte, et je peux vous assurer de ma détermination totale pour faire en sorte que toute difficulté trouve une solution… Merci à tous ceux que je rencontre, merci de vos remarques, vos suggestions, et pourquoi ne pas le dire de vos critiques aussi, qui font avancer les choses ! Continuons à bâtir Lomme ensemble !

LOGEMENT : S’OPPOSER AU MARCHE !


Alors qu’un froid glacial vient de s’abattre sur la France, la fondation Abbé Pierre vient de présenter son 17ème rapport sur la situation du logement en France… et en fait du mal-logement. C’est un constat à la fois dramatique et alarmant qui nous est livré, et s’il ne fallait retenir qu’un chiffre, ce serait celui-ci : 10 millions de personnes souffrent dans notre pays de la crise du logement. Presque le sixième de la population, dans un pays qui fait pourtant parti des plus riches et des plus développés de la planète. Sur ces 10 millions, on compte bien entendu les sans-abris et sans domicile fixe pour qui l’hiver est aujourd’hui un véritable enfer. Mais beaucoup, beaucoup d’autres sont en très grande fragilité, voire en mal-logement chronique. Et les catégories de la population qui sont touchées par ce fléau ne cessent de s’élargir : les femmes isolées avec enfants, les jeunes qui ne trouvent pas leur place dans le marché du travail et donc dans la société (faut-il rappeler que dans notre département 25% des 18-25 ans sont au chômage ?), tous ceux qui plus largement sont confrontés aux problèmes d’emploi (faut-il, là aussi, rappeler que dans notre département 2500 personnes intègrent chaque mois  – oui, chaque mois – le dispositif RSA, ce qui nous place à un niveau double de la moyenne nationale ?), mais aussi désormais des familles  de salariés qui ne devraient pas à subir de telles difficultés. Oui mais… oui mais la « main invisible » du marché, chère aux libéraux de tous poils, fait ici aussi son oeuvre, en imposant des garanties de paiement rien moins qu’hallucinantes, d’une injustice criante, et en sélectionnant systématiquement les plus « privilégiés » (cette notion étant, hélas, de plus en plus relative).

Une seule réponse à cela : la prise en main par les pouvoirs publics, par l’Etat, de ce qui relève clairement d’une politique de solidarité, quant il ne s’agit pas de survie. Je n’en dirai pas plus personnellement sur le sujet, laissant la voix à François Hollande, qui décrit ici son projet sur ce thème. A vous de juger :  » Dans les zones où les prix sont excessifs, je proposerai d’encadrer par la loi les montants des loyers lors de la première location ou à la relocation. Je mettrai en place pour les jeunes un dispositif de caution solidaire. J’agirai pour que soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont 150000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du livret A. Je renforcerai la loi SRU, en multipliant par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes refusant d’accueillir les ménages aux revenus modestes et moyens. Je porterai à 25% les exigences en matière de construction de logements sociaux et je favoriserai la mixité sociale en imposant une règle des trois tiers bâtis : un tiers de logements sociaux locatifs à loyer modéré, un tiers de logements en accession sociale, un tiers de logements libres« .

La CNL reconnue : une victoire et un dû !


On connaît l’importance du travail qui est mené au quotidien par la Confédération nationale du logement (CNL) pour accompagner et aider les

Jean-Pierre Staelens, Président de la CNL de Lomme et conseiller communal

 locataires, et en particulier ceux des logements sociaux. A Lomme, la CNL et son président Jean-Pierre Staelens sont depuis le début particulièrement actifs dans le complexe dossier de réhabilitation du quartier de la Délivrance. Un partenariat de qualité avec la municipalité, indispensable pour tous. Au niveau national, la CNL était depuis plus de trente ans non seulement reconnue mais agréée par le gouvernement. En d’autres termes, cet agrément donnait à la CNL la possibilité de représenter et de défendre en justice au nom de ses adhérents. Or en novembre dernier, Hervé Novelli, Ministre de la Consommation, refusait de renouveler pour cinq l’agrément consommation de la CNL. Hallucinant quand on connaît le poids de l’association… ou au contraire très logique et trop clair. Le ministère ne prenait d’ailleurs même pas la peine de justifier de raisons valables (le dossier de demande n’aurait pas comporté le nombre d’adhérents). Autre conséquence pour la CNL : pas d’agrément, pas de subvention… La volonté de couper à la fois les vivres et les pattes à une structure offensive dans le domaine du logement était clair. Trop clair peut-être… puisque finalement le Ministre a décidé le 28 novembre de faire marche arrière et de renouveler le fameux agrément historique. Reste en suspens le versement de la subvention 2011. Nul doute quele ministère fera de la résistance le plus longtemps possible, hélas. Mais la CNL est reconnue dans son rôle, son droit, son statut et sa stature. C’est à saluer !

PAS UN MOT A ÔTER AU COMMUNIQUE DE LA FNARS !


LA FNARS SOUTIENT LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS SOCIAUX

Devant la situation difficile dans laquelle travaillent les équipes des 115 et de l’accueil d’urgence, la FNARS apporte son soutien aux salariés de l’urgence sociale. 

Les services d’urgence sont amenés à trier les personnes sans abri, à refuser d’accueillir des familles et à réduire les activités de première nécessité (les vestiaires, qui permettent aux personnes à la rue de poser leurs affaires, les distributions alimentaires, les plages d’ouverture des accueils de jour, etc.). Ces contraintes placent les travailleurs sociaux dans des contradictions insupportables

La FNARS demande que la loi soit respectée et l’application effective du principe de non abandon :
– « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Art L 345-2-2 Code de
l’action sociale et des familles.
– « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée.» Art.L 345-2-3.

La FNARS dénonce une politique saccadée qui fait que les personnes sans abri retournent à la rue au printemps et reviennent encore plus désocialisées l’hiver suivant.

La FNARS demande l’ouverture des lieux d’accueil tout au long de l’année et la fermeture des centres indignes. Elle demande qu’on assure aux personnes sans abri un accompagnement social qui leur permette de s’engager dans un parcours d’insertion, de s’occuper de leur santé, de reprendre une activité, de trouver un hébergement pérenne ou un logement.

La FNARS propose que le premier accueil d’urgence mobilise les professionnels du travail social les plus expérimentés, et non pas de jeunes travailleurs sociaux débutants qui se retrouvent souvent en difficulté et désemparés. Depuis 2008, les associations se sont activement engagées dans la réforme du secteur de l’hébergement et de l’accès au logement. Aujourd’hui, elles en constatent l’enlisement. La réforme se soldera par un échec si l’Etat ne suit que des considérations financières. Les associations ne peuvent cautionner une politique qui abandonne plus que jamais des centaines de personnes dans la rue.

Contacts FNARS :
Sylvaine VILLENEUVE : 01 48 01 82 00
Bernard LOYE : 01 48 01 82 06

Bonne année…


Je me joints à Martine Aubry… Quels voeux pour 2011 ?… Des voeux politiques bien entendu : parce que la politique c’est l’organisation de la cité et de la société, ce sont les choix qui influent sur la vie quotidienne. Des voeux pour que nous sortions de la terrible ornière dans laquelle ce pays est coincé. Des voeux d’avenir pour les 25% de jeunes qui sont en recherche d’emploi. Des voeux de fin du tunnel pour toux ceux, si nombreux, qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts alors qu’ils ont un emploi. Des voeux de soulagement pour celles et ceux qui cherchent un logement, qui vivent dans l’insalubrité, qui sont au chômage. Des voeux de santé, bien sûr, pour ceux qui souffrent et se battent. Des voeux aussi, pour que se renforce, se prépare au mieux, s’organise, l’alternance politique dont nous avons tellement besoin. Celle qui ramènera la solidarité au coeur des combats quotidiens, qui tendra de nouveau le bras, qui mettra en action d’autres valeurs, qui rejettera clairement l’intolérance, l’inégalité, l’exclusion, la haine. Celle qui redonnera espoir à tous ceux qui sont écrasés par le système qu’on nous impose. Des voeux pour qu’ils ferment leurs portes, les Restos du coeur, les Secours populaires et autres associations de bénévoles, jour après jour sur le front de la pauvreté galopante. Et puis, bien sûr, des voeux de réussite pour chacun et chacune d’entre-vous, de bonheur. Des voeux pour que se réalisent vos souhaits les plus chers et les plus intimes.  Très bonne et et très heureuse année 2011 !

QUAND LE LOGEMENT RENFORCE LES INEGALITES


Logement

L’INSEE plublie ces jours-ci une étude très intéressante qui met en lumière le fait que c’est désormais le logement  – on s’en doutait – qui pèse le plus dans le budget des ménages… les plus défavorisés. : 24,8% des dépenses de consommation des 20% de ménages les moins riches, alors que ce poste ne représente que 10,8% des dépenses des ménages les plus aisés. Il y a 30 ans, c’est l’alimentation qui pesait le plus, représentant 35% des dépenses des personnes les plus modestes. C’est ainsi que le cercle vicieux s’installe : les plus modestes d’entre nous consacrent une part plus importante de leurs revenus au logement, le « reste-à-vivre » (pour reprendre une expression un peu étrange.. mais qui a le mérite d’être explicite) après les dépenses incompressibles (les autres charges) étant mathématiquement plus restreint. Et c’est la porte qui se ferme sur certains loisirs, sur les vacances… et donc sur une autonomie totale.

Je suis persuadé que ces inégalités là sont parmi les plus destructrices, car elles sont de celles qui enferment parfois les plus modestes dans leur milieu, qui les confinent parfois à certaines activités, qui les empêchent souvent de s’ouvrir à d’autres lieux, et donc aux autres. Le Fonds de Solidarité Logement du Conseil général permet de lutter au quotidien contre ce phénomène : c’est le soutien au associations qui soutiennent les ménages en difficulté, ce sont les aides financières à certains impayés (eau, énergie, téléphone), les garanties de loyer… Elu conseiller général, c’est donc l’un des domaines sur lesquels je porterai fortement mon action. Parce que vous m’en parlez, parce que vos élus du canton de Lomme m’en parlent. A bientôt.

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