A24 : affaire enfin réglée !


Ca y est : le fameux Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) est sorti il y a quelques jours. Ce document qui nous avait été annoncé par les Préfets successifs regroupe l’ensemble des projets structurants de transports retenus par l’Etat. Ferroviaire, fluvial, routier… tout y est. Et pour la métropole lilloise, secteur sur lequel je me suis jeté comme vous l’imaginez, n’apparaît que le contournement sud de Lille (en gros de Seclin à la frontière belge). Issu du fameux (fumeux ?) Grenelle de l’Environnement, le document cible une soixantaine de mesures sur tout le territoire. Notons que le Préfet, en son temps, m’avait indiqué que les élus concernés seraient associés à la réflexion et à la concertation avant la mise au point de ce document. De concertation point. Peu importe : le retrait définitif du projet d’autoroute A24 est une belle victoire pour tous ceux qui se sont mobilisés depuis de nombreuses années. Et particulièrement pour le canton de Lomme. L’autoroute en question serait venir saccager une partie des Weppes pour aboutir sur un quasi cul-de-sac routier à la frontière belge. Absurde. D’errements en approximations, de promesses en propos flous (cf. les articles précédents sur ce sujet), ce projet aura connu bien des rebonds. Nous en voilà libéré. Enfin.

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Dotation Horaire Globale : ma question au Préfet


Vous trouverez-ci dessous le texte de la question que j’ai posée lundi en séance publique et plénière du Conseil général, au Préfet Jean-Michel Bérard… et la réponse de celui-ci. En résumé : tout va bien

Monsieur le Préfet, Comme chaque année, le dernier trimestre amène les enseignants et les principaux des collèges à se préoccuper des perspectives de Dotation Horaire Globale pour l’année scolaire suivante. Cette préoccupation légitime s’est muée en inquiétude, voire parfois en angoisse, compte-tenu de ce qui s’est passé ces dernières années. Cette angoisse est aujourd’hui largement exprimée lors des conseils d’administration des collèges dans lesquels nous siégeons. La Dotation Horaire Globale est en effet l’épine dorsale qui permet aux enseignants de remplir au mieux la mission qui est la leur, le moyen de dispenser un service public de l’éducation nationale digne de ce nom, et finalement la variable qui différencie la préoccupation réelle de l’intérêt général et une vision seulement comptable de l’éducation. Bien des collèges de notre département ont été touchés l’an dernier par la baisse de la Dotation Horaire Globale. Nombre d’entre eux se sont mobilisés, en vain, pour faire valoir la nécessité absolue d’assurer la qualité des enseignements et l’encadrement des collégiens. Qu’en est-il aujourd’hui des propos rassurants qui étaient tenus l’an dernier à la même époque par les services de l’Etat ? J’évoquerai rapidement à titre d’exemple le cas du collège Jean Jaurès à Lomme, malheureusement représentatif de la situation de nombreux établissements. 378 élèves devaient constituer les effectifs. Finalement 400 élèves ont été inscrits au collège Jean Jaurès mais 2 fermetures de classes ont quand même eu lieu. Les effectifs par classe devaient être systématiquement inférieurs à 28 élèves. Cela n’a pas été le cas, ce qui a entravé pour les professeurs la possibilité de mener à bien les dispositifs habituels, comme par exemple l’accompagnement dans le travail de rédaction, ou le travail en groupes. « Tous les postes d’enseignants devaient être pourvus », expliquait le Rectorat. Et pourtant, le cours de mathématiques en 6èm e n’a pu être assuré pendant deux semaines, et les classes de 5ème et de 4ème n’ont pu avoir leurs cours de SVT à la rentrée Je pourrais aussi vous expliquer dans le détail, Monsieur le Préfet, pourquoi l’enseignement de la natation a dû être supprimé, pourquoi le théâtre a disparu des cours, pourquoi il est impossible d’accéder à la salle pupitre pour le cours de mathématiques, pourquoi les projets particuliers de réussite éducative ne sont pas assurés, et bien d’autres choses encore … Monsieur le Préfet, alors que les officines d’enseignement privé sont aujourd’hui en capacité de s’offrir des campagnes de publicité nationales, c’est à une véritable mise en danger du principe même de service public de l’enseignement auquel nous assistons. Je me fais, Monsieur le Préfet, le porte-parole de ces interrogations légitimes. Quelle sont donc les perspectives pour l’an prochain ? Qu’en sera-t-il de la Dotation Horaire Globale de nos collèges ? Qu’en sera-t-il finalement du contexte qui forge l’avenir de nos collégiens ?

Monsieur le Préfet, je vous remercie


Monsieur Roger VICOT,

S’agissant de l’organisation des heures d’enseignement en collège, je vais répondre avec une certaine prudence parce que je suis là à la limite de ma compétence. On est presque dans l’organisation pédagogique. Je voudrais simplement indiquer qu’en 2010 il est vrai que la Dotation Horaire Globale des collèges dans le Nord est en retrait de 360 heures par rapport à l’année précédente. Autrement dit on est passé de 119 663 heures à 119 303 heures. La baisse n’est pas négligeable mais nous restons dans les mêmes ordres de grandeur au moment même où le nombre de collégiens a augmenté de 579 unités. L’Inspection Académique considère néanmoins que cette dotation doit permettre d’assurer de façon pleine et entière les enseignements obligatoires conformément aux textes réglementaires.

Vous évoquez le cas particulier du collège Jean Jaurès de Lomme. Ce collège s’est vu affecter une dotation de 17 h par poste supplémentaire alors même qu’il comptait 18 élèves supplémentaires par rapport à l’année précédente. C’est un établissement à moyenne globale par division du collège arrêté à 23,3 élèves, ce qui est nettement en-deçà des moyennes théoriques retenues pour ce type de collège dans le Département.

Je ne rentrerai pas dans un certain nombre de considérations. Si j’ai bien compris l’Inspection Académique avait quelques idées en ce qui concerne l’organisation par division qui lui paraissait la plus judicieuse.

Le chef d’établissement, dans le cadre de son autonomie et de sa responsabilité pédagogique et éducative; a pris d’autres dispositions dans cette organisation. En tout cas, pour l’Inspection Académique, le collège devrait fonctionner dans des conditions satisfaisantes avec la dotation dont il bénéficie.

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AUTOROUTE A24 : JE NE LÂCHERAI PAS !


autorouteJe ne vous fais pas le résumé de tous les épisodes précédents, ces dernières années, concernant le destin de ce que nous espérons être l’ex-future autoroute A24. Rappelons néanmoins que le Préfet Daniel Canepa, avant de partir vers un autre destin, avait affirmé que ce dossier était « en apesanteur« . Prenant sa succession, l’actuel Préfet Jean-Michel Bérard expliquait quant à lui que le projet est « sur la touche« . Certes… mais j’avais quand même écrit à ce dernier en novembre 2008 pour lui demander où en est EXACTEMENT ce projet d’autoroute et s’il est REELLEMENT abandonné. Plus d’apesanteur ni de touche dans la réponse qui m’avait été apporté (voir les articles précédents sur le sujet). JM Bérard m’indiquait qu’un Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) serait présenté fin 2009, que ce document serait élaboré en coordination et concertation avec les élus et collectivités concernées. Nous sommes en octobre, et nulle trace du SNIT, encore moins de concertation… ni d’abandon explicite du projet A24. J’ai donc repris la plume pour réinterroger le Préfet sur le sujet (en notant par ailleurs que je ne suis pas le seul à m’inquiéter du silence gouvernemental, un parlementaire UMP ayant interpellé le Ministre). Vous trouverez ci-dessous le texte de cette lettre. Je ne lâcherai pas… et vous tiendrai bien entendu informé des suites :

« Monsieur le Préfet,

Le 24 novembre 2008, lors de votre rencontre avec les élus du Conseil Général du Nord réunis en séance plénière, je vous avais transmis un courrier afin d’attirer votre attention sur l’avenir du projet de liaison autoroutière A 24.

Ce courrier faisait suite à vos propos tenus dans la presse où vous aviez confirmé la « mise sur la touche » de la liaison rapide Amiens-Lille-Belgique (A24).

Par réponse du 11 décembre 2008, vous m’aviez précisé que la démarche du Grenelle de l’Environnement entendait réformer en profondeur la politique des transports afin de la rendre compatible avec les objectifs de développement durable et de l’orienter vers les modes alternatifs à la route.

Ainsi, afin de coordonner et de planifier les différents projets, un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) devait être élaboré afin d’être opérationnel en cours d’année 2009, les grands projets d’infrastructures en cours, dont l’A24 et le contournement de Lille, devant faire quant à eux l’objet d’une évaluation socio-économique.

Or, à la lecture des débats parlementaires du Sénat (JO Sénat du 06/08/2009, intervention de M. Louis NEGRE), il apparaît que le gouvernement n’a communiqué ni le calendrier, ni l’état d’avancement actuel de la procédure, ni même les modalités et le déroulement de la concertation avec les collectivités.

Vous comprendrez que l’absence de réponse confirmant un abandon définitif du projet condamné unanimement, engendre des difficultés aux élus du canton de Lomme, car il est difficile, dans ce cadre, d’envisager tout aménagement du territoire à moyen et court terme.

Dès lors, je souhaitais savoir si vous disposiez d’informations nouvelles sur ce dossier, et notamment sur l’évaluation socio-économique qui devrait être réalisée. En effet, nous sommes tous dans l’attente de cet abandon pour envisager un développement cohérent de ce territoire et sauvegarder la qualité de vie que nous devons à ces habitants.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments les meilleurs. »

A24 : DU FLOU, TOUJOURS DU FLOU, ENCORE DU FLOU !


Je vous avais promis de vous tenir informés de la réponse du Préfet à mon interpellation concernant l’autoroute A24. Ma question pouvait se résumer très simplementfin-autor : abandonnée compte-tenu de Grenelle de l’environnement… ou toujours d’actualité comme l’affirmait l’ancien Préfet Canepa ? La réponse vient de me parvenir, et… nous n’en savons pas plus. Dans sa réponse écrite, le Préfet m’explique que « l’hypothèse éventuelle d’un abandon du (sic) A24 n’exclut pas de discuter avec les élus de l’aire métropolitaie du contournement de la métropole lilloise« . Cela, je serais tenté de dire : on le sait depuis bien longtemps ! Ce qui m’inquiète davantage que ces circonvolutions, c’est le flou qui règne autour de l’expression « l’hypothèse éventuelle d’un abandon« . Rien n ‘est donc fait en la matière. Je resterai vigilant et actif dans ce dossier et ne manquerai pas de vous tenir informé de tout ce qui se passe autour de cette question. La première réunion du Conseil Cantonal de Concertation devant se tenir fin mai sur le thème de l’aménagement routier des Weppes, elle s’invitera forcément dans les débats. Et ce sera une bonne chose. Vigilance et combativité. Ci-dessous le texte complet de la réponse du Préfet :

La réponse du Préfet sur l’A24 

AUTOROUTE A24 : CE QUE J’AI DEMANDE AU PREFET


En octobre dernier le Préfet Daniel Canepa s’était  – comme il est de tradition – rendu devant les élus du Conseil régional afin d’écouter leurs questions et faire le point sur le rôle et l’action de l’Etat. Parti en Ile-de-France, ce dernier vient d’être remplacé par le Préfet Bérard, qui a rencontré les élus du Conseil général en séance plénière le 24 novembre. Voici le texte de la question que je lui ai transmise à cette occasion, et à propos de l’autoroute A24 :

« Monsieur le Préfet,
 
Conseiller général du canton de Lomme, je suis particulièrement sensible au projet de liaison autoroutière A24 reliant Amiens à la Belgique en passant par Lille, et traversant ainsi une partie importante du secteur des Weppes. Depuis une trentaine d’années, on parle de ce projet autoroutier dans la Métropole qui doit permettre de désengorger l’A1. L’Etat a d’ailleurs effectué des réserves foncières, à cet effet, selon plusieurs variantes.
 
Fin 2006, M. PERBEN, le ministre de l’Equipement, a fait savoir que le tracé retenu passerait par les Weppes et les cantons de Lomme, d’Armentières et de La Bassée. Aux côtés de la population, les élus locaux se sont mobilisés contre ce projet absurde qui consistait à jeter une autoroute sur une nationale en Belgique.
 Au moment des accords de Grenelle (septembre 2007), le Gouvernement s’était engagé à geler tous les projets de nouvelles infrastructures autoroutières pour réfléchir à des modes de transport moins polluants permettant de désengorger la Métropole (TER cadencés entre Lille et Armentières, canal à grand gabarit Seine-Nord, autoroute ferroviaire entre le Nord-Pas-de-Calais et le Sud et les bateaux à grande vitesse entre Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, l’Espagne et la Norvège).
 
Depuis 2007, et plus encore avec l’adoption de ce texte en octobre 2008, nous pensions que le projet de l’A24 était abandonné au profit de solutions alternatives au routier. Or récemment, la presse s’est fait l’écho d’une déclaration de votre prédécesseur devant les élus du Conseil régional, indiquant à propos du projet d’autoroute A24 : « On est en situation d’apesanteur mais pas d’enterrement ».
 
Le 4 novembre dernier, vous avez confirmé « la mise sur la touche de la liaison rapide Amiens – Lille –Belgique (A24) » tout en déclarant qu’il « faudra quand même réfléchir à un contournement de Lille » (journal « 20 minutes »). Cette prise de position me semble beaucoup plus claire que celle de Monsieur CANEPA.
 
Toutefois, le projet est toujours inscrit dans les programmations possibles du gouvernement et Monsieur CANEPA a indiqué qu’il a demandé une position officielle du gouvernement qui devrait être rendue pour le début de l’année 2009. Pouvez-vous nous préciser votre position personnelle ? Les élus du secteur pourront-ils compter sur votre soutien en la matière ? »

 

AUTOROUTE A24 : VIGILANCE !


Nous l’avons répété sans cesse… et le Préfet nous donne raison : le projet d’autoroute A24 n’est pas abandonné ! C’est lorsqu’il a été reçu par les élus du Conseil régional que Daniel Canépa, Préfet de région, a « lâché le morceau ». Houleuse réunion lors de laquelle les échanges furent vifs entre le représentant de l’Etat et le Président du Conseil régional Daniel Percheron. Entre deux oppositions frontales, la question des transports fut donc abordée et le Préfet expliqua exactement ceci concernant l’A24 : « on est en situation d’apesanteur, mais pas d’enterrement« . Nous en serons plus bientôt, puisque Daniel Canépa a demandé au gouvernement une position officielle sur la question. Réponse début 2009. Je vous tiendrai évidemment informés de toute nouvelle information et vous assure de nouveau de mon entière détermination pour lutter contre ce projet absurde.

GENS DU VOYAGE (SUITE)


Merci David de votre commentaire. J’y réponds par cet article, afin que l’information soit la plus large possible. Les choses évouent en effet… sans évoluer. Je m’explique : la presse s’est fait assez largement l’écho de notre récente conférence de presse (notamment Nord Eclair sous la plume de Florence Traulé et La Voix du Nord sous celle de Benoît Deseure), faisant un point précis sur cette question dans la Métropole. Aucun écho en revanche, du côté de la Préfecture. Ce matin encore j’ai tenté de joindre le Préfet, en vain. Egalement ce matin nous avons rencontré avec Yves Durand, les personnes à l’origine de la (légitime) pétition qui a circulé rues Jacquard et Wiston Churchill. Le terrain qui est actuellement occupé est connu sous le nom de « friche Firantelli » (du nom de l’entreprise qui y était implantée il y a longtemps). Il appartient aujourd’hui à la Soreli, la société d’aménagement qui développe notamment Euratechnologies. La Soreli a déposé le référé de demande d’explusion dans les 24h00 suivant l’occupation. Le jugement a été transmis en Préfecture le 15 mai. Cela fait donc deux semaines que le Préfet peut à tout moment faire évacuer le terrain en mandatant les forces de l’ordre. Yves Durand fera porter lundi matin une nouvelle lettre au Préfet, lui demandant de venir constater la situation sur place. Enfin, nous organisons une réunion pulique jeudi soir en mairie avec les riverains, afin d’envisager toutes les solutions si rien ne bouge.

Concernant la situation lommoise. Notre ville est dotée d’un terrain d’accueil des gens du voyage depuis 1998, c’est à dire deux ans avant la loi Besson I qui oblige les villes de plus de 5000 habitants à s’en doter. Ce terrain est situé derrière la caserne de pompiers de Lomme. Il es actuellement en travaux, et ce pour encore quelques mois, afin de le mettre en accord avec la loi Besson II, qui prévoit l’individualisation des fluides etc. Je dois dire que nous ne rencontrons aucun problème avec ces familles, dont les enfants sont d’ailleurs scolarisés à Lomme. Nous travaillons aussi avec une association spécialisée, l’AREAS, qui ait le relais et l’interface avec la municipalité et toutes les autres autorités compétentes. Ces familles occupent actuellement un terrain provisoire, durant les travaux, qui se trouve aux abords du stade des Ormes. La « cohabitation » avec les riverains se déroule d’ailleurs très bien. Les quelques personnes qui s’étaient mobilisées contre cette implantation provisoire ont du reste rapidement abandonné leur action.

Mais au-delà de ces apsects « pratiques », je partage totalement ce que vous écrivez David. La misère humaine est non seulement à notre porte, mais même parmi nous. Je n’avais encore jamais vu d’enfants fouiller nos poubelles pour y trouver à manger, ni des personnes plonger dans la Deûle pour y récupérer les poissons morts… Je renouvelle donc mon souhait, exprimé lors de la conférence de presse, de faire en sorte que la loi soit respectée par tous, et notamment par les communes qui pourraient aménager des terrains obligatoires, mais qui ne le font pas… mais aussi par le Préfet. Expulser, tout le monde le comprend, n’est qu’une solution de très court terme et très localisée.

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