LE SOUFFLE DE LA MOBILISATION, DE LA VOLONTE ET DE L’ESPOIR


De retour après plus de deux semaines sans article. Sûrement la décompression après les deux campagnes électorales menées tambour battant avec tous les militants de la XIème circonscription, que je veux de nouveau remercier pour leur persévérance à toute épreuve ! Une actualité très diverses, avec des évènements petits ou grands qui n’ont rien à voir entre eux. Comment ne pas retenir de ce terrible week-end la tuerie survenue dans une discothèque lilloise ? Fort heureusement, cela n’est représentatif en rien de ce qui se passe habituellement la nuit à Lille, ni même des problèmes rencontrés dans la vie nocturne.  Il n’en demeure pas moins que la métropole lilloise n’est pas épargnée par le phénomène de circulation d’armes de guerre, liée au trafic de stupéfiant. Un dossier préoccupant qui doit être prioritaire pour la police nationale. Je serai bien entendu présent à la marche qui aura lieu dimanche en fin d’après-midi, en hommage aux victimes de cette tragédie. Au moment où l’heure est à la tristesse, à la compassion, au recueillement et à la solidarité avec les familles, je regrette profondément que dimanche dès 9 heures du matin, l’opposition lilloise ait cru bon de lancer une polémique de bas étage  et de bien petit niveau. On a beau s’y attendre, c’est toujours aussi stupéfiant…

Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre

Et puis je veux revenir sur le discours de politique générale prononcé hier par Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre. La hargne de l’opposition est proportionnelle à sa déception. Copé s’est exprimé à la vitesse de l’éclair, Kosciusko-Morizet sur France Inter ce matin débitait des formules toute prêtes à raison de deux par phrase… Et pourtant, ce discours était d’une grande limpidité et d’une grande responsabilité : affirmation des grands principes et des priorités, annonce de ce qui sera fait, quand et comment, fidélité aux engagements de François Hollande… Bref : exactement ce qu’attendent ceux qui ont majoritairement porté la gauche au pouvoir il y a quelques semaines. Que reprocher au Premier Ministre ? De ne pas renier ce qui a été promis et de l’appliquer au jour le jour ? De ne pas avoir attendu ce discours de politique générale pour commencer à travailler ?  De mettre en avant une méthode fondamentalement différente de celle de son prédécesseur, c’est à dire de concerter et d’écouter, plutôt que d’imposer et mépriser ? De ne pas lâcher sur les créations de postes pour la sécurité et l’éducation, malgré le contexte ? De mettre en place une tarification progressive de l’énergie, en fonction des revenus ? D’être volontaire sur les créations de logements sociaux et de renforcer les pénalités pour les villes qui ne jouent pas le jeu ? Sur ce simple point, on comprend que les élus de droite soient chagrinés. On ne dénoncera personne mais globalement il est assez facile de faire la répartition entre communes qui acceptent un minimum de logements sociaux sur leur territoire, et les autres… Suffit juste de regarder la couleur politique du maire. Et bien oui messieurs : les pénalités vont être multipliés par cinq ! Et vous savez quoi ? C’est normal  et juste ! Je passe sur la politique de l’emploi et le reste. Ce discours de politique n’était pas un discours général de politique, contrairement à ce que répètent les leaders UMP sur toutes les ondes ce matin, tous fiers de leur jeu de mot… Ce discours avait du souffle… celui de la mobilisation, de la volonté et de l’espoir.

La France à l’abattoir


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Décidément l’UMP continue à considérer les thèmes de l’immigration et de l’insécurité comme des ressources inépuisables de démagogie en période électorale.  Alors que les chiffres du chômage sont totalement catastrophiques (ils n’ont jamais été pires depuis 1999, c’est à dire 12 ans, alors que la droite est au pouvoir depuis dix ans… ), alors que les perspectives de croissance pour 2012 sont effrayantes (l’OCDE vient d’annoncer 0,3% pour la France au lieu des plus de 2% prévus… ce qui nous situe à 1% de moins que la moyenne des autres pays d’Europe), le gouvernement ressort ses chiffons rouges (si l’on ose dire…). Et c’est reparti avec la sécurité, et la création d’un code pénal pour les mineurs dès douze ans (et pourquoi pas dès 5 ans ?), et c’est reparti avec l’immigration (Guéant ne veut pas d’une majorité de maires étrangers en Seine-Saint-Denis… sauf qu’aucune proposition de droit de vote aux étrangers ne prévoit de leur permettre d’accéder au poste de maire, ni même d’adjoint). C’est reparti avec le mensonge, avec la manipulation, avec la peur et la démagogie la plus totale. La réalité c’est que le déficit budgétaire de la France est dû pour une bonne part à la politique de Nicolas Sarkozy et que le chômage en hausse en est la conséquence directe. La réalité c’est que le taux de chômeurs vient de dépasser la barre symbolique des 10% dans notre pays, pour 7% en Allemagne. La réalité c’est que la France est menée à l’abattoir, volontairement, par une bande de copains qui ne se privent de rien, et nous font tout payer .

Les 3 marches


Rarement on aura vu des candidats aussi discrets à des élections ! Alors qu’aura lieu la semaine prochaine le premier tour des élections cantonales, dans la moitié des cantons du Département (et de France), il n’y a quasiment aucun candidat UMP. Ou plutôt, il n’y a quasiment aucun candidat UMP qui ait le courage de faire figurer le logo de son parti sur ses affiches. Il n’y a plus que des indépendants de bonne volonté qui savent à peine qui est Nicolas Sarkozy, quand ils en ont entendu parler…  Si on considère que la politique consiste à défendre des idées et des valeurs au nom de l’intérêt général, il y a dans cette attitude une forme de fuite, pour ne pas dire de lâcheté politique, qui en dit long… Mais ces élections cantonales ne constituent qu’une première marche des trois que les socialistes doivent gravir dans les mois qui viennent. Gagner les cantonales dans toute la France, ce sera la première victoire de ce Parti socialiste que certains disaient morts et enterrés il y a deux ans, de ce Parti reconstruit par Martine Aubry qui lui a redonné sa crédibilité, et qu’elle a mis au travail. Le programme ensuite. A titre personnel, j’avoue être assez agacé par les commentaires de tous ceux qui ressassent, comme si c’était une évidence, que le PS n’a pas d’idées. Il suffit de se pencher sur la question, de faire un tout petit effort d’information, pour constater que le travail qui a été fourni ces derniers mois est impressionnant. Je ne le détaillerai pas ici, puisque le projet des socialistes sera présenté en mai prochain. Nous en reparlerons alors, et on constatera que les socialises sont prêts, non seulement à l’alternance politique, mais à une vraie alternative qui ira plus loin qu’on ne le croit. Les primaires enfin. Nous avons voulu ce processus, et il va fournir une occasion unique de fédérer autour d’un ou d’une candidate, autour d’un projet, autour d’un espoir. Nous devons réussir impérativement ces primaires, car elles vont impulser la vraie dynamique, forte, puissante, qui nous conduira vers la victoire en 2012.Car cette victoire est impérative. Imaginez la France avec Sarkozy réélu, n’ayant plus rien à perdre, s’en donnant à coeur joie dans ses délires ultralibéraux, communautaristes, haineux…. Cette victoire est impérative pour les Français.

La réforme des collectivités locales à la sauce UMP !


Aucune raison de ré-écrire ce que mon ami Jean Schepman, Conseiller général, a très bien fait :

http://jeanschepman.over-blog.org/article-la-reforme-des-collectivites-locales-a-la-sauce-ump-62271381.html

UN AUTRE MONDE


Je reprends la « plume » après une longue, et exceptionnelle, interruption de trois semaines. Celles-ci ont été presque entièrement occupées par l’affaire Bettencourt, ou les affaires Woerth/Bettencourt. J’avoue que j’ai parfois eu du mal à suivre les rebondissements quasi multi-quotidiens de ce feuilleton. D’enregistrements pirates en gardes à vue, de perquisitions en contrats de travail, d’audit en fraude fiscale, de dons en enveloppes kraft, de listes de noms en dénégations… N’en jetez plus. Il s’agit bien là d’un autre monde que le mien, que le nôtre, que celui de la quasi-totalité des Français. Un autre monde, vraiment. Et il nous faut être vigilant sur ce que nous dénonçons. Prenons par exemple les 30 millions d’Euros que Lilianne Bettencourt a touché au titre du bouclier fiscal. Ce n’est pas la somme qui est choquante, et qu’il faut dénoncer… c’est le fait que cette somme colossale ait pu lui être versée le plus légalement du monde ; c’est le fait que le système concocté par le gouvernement actuel permette ce genre de chose. C’est un autre monde, basé sur un autre système de valeurs. C’est d’ailleurs pourquoi Eric Woerth a mis tant de temps, et a eut tant de mal à comprendre que ses postes de trésorier de l’UMP et de Ministre de budget étaient incompatibles, et qu’il y a problème lorsqu’on est censé contrôler ceux qui vous financent. Dans son monde à lui, l’argent permet tout, et je suis persuadé qu’il était sincèrement étonné que celà puisse choquer. Dans ce monde là, la notion de conflit d’intérêt n’existe pas, puisque l’intérêt permet tout.

C’est aussi parce que dans ce monde là l’argent est intouchable, sacré, que le plan de sauvegarde des retraites proposé par le même Woerth n’envisage pas un instant d’aller chercher des financements là où ils existent. Quand Martine Aubry propose de fiscaliser les stock-options, il n’y a là que logique. Elle ne propose pas une taxe supplémentaire sur les stock-options, mais simplement de les rendre imposables à l’impôt, dans la mesure où il s’agit de toute évidence de salaires différés. Dans le monde des Sarkozy, Woerth et autres, cette propositions est quasiment sacrilège. Supprimer les services publics oui, tailler dans toutes les dépenses du quotidien des Français oui, étrangler les collectivités territoriales oui… mais fiscaliser les stock-options, et bien non.

« Le veau d’or ? Il vaudra moins cher demain matin que le veau naturel« , écrit un jour Paul Valéry. Peut-être… sûrement… en attendant on se pince quand on regarde le calendrier électoral et qu’on constate que les prochaines élections présidentielle et législatives ont lieu dans… presque deux ans. C’est loin. Et si Sarkozy est « détruit par le fric« , comme l’indiquait l’hebdomadaire Marianne en une cette semaine, reste que de longs mois sont encore à sa disposition pour parachever son oeuvre de fossoyeur des services publics. L’interview (appelons cela comme cela…) du 14 juillet n’a laissé aucun doute sur sa volonté dans ce domaine. Les postes de fonctionnaires s’évanouiront encore par dizaines de milliers, et les services au public de manière identique. La crise a bon dos et permet au gouvernement d’appliquer aveuglément une doctrine ultra-libérale qui a montré ses limites, et mêmes ses échecs, partout. La pression des Français permettra-t’elle d’enrayer le mouvement… ? Peut-être, avec en parallèle un renforcement de la crédibilité du PS. Ce mouvement là est aussi en marche.

UN DEBAT REVELATEUR…


EHPAD

La maison de retraite Gilbert Forestier

Très intéressante séance du conseil municipal de Lomme ce jeudi soir. Traditionnel débat d’orientation budgétaire pour lequel l’opposition avait choisi une stratégie en deux temps, ou deux aspects. D’abord lire une compilation des tracts UMP à la gloire du gouvernement et de son action incomparable au service et en faveur des Français. Classique, quoique totalement décalé des aspirations des Français en général, et des Lommois en particulier. Ensuite prendre quelques exemples locaux censés illustrer « l’échec de vingt ans de socialisme à Lomme« . Première petite remarque : il faut bien mal connaître l’histoire de cette ville pour  croire que le socialisme s’y est implanté avec l’arrivée d’Yves Durand au poste de maire en 1990. Son prédécesseur Arthur Notebart  – socialiste lui aussi s’il en était !  –  avait pour sa part été élu en… 1947. Mais peu importe ce détail, néanmoins révélateur. Quant aux exemples prouvant sans conteste l’échec de la majorité lommoise : la maison de retraite Gilbert Forestier, la sécurité. Là aussi, quelle méconnaissance de notre ville et de son histoire…

La maison de retraite Gilbert Forestier (qui n’avait pas encore été baptisée du nom de notre regretté Gilbert) était un établissement relevant du secteur hospitalier. A la fin des années 1990, les difficultés financières étaient telles que l’équilibre était menacé. Deux solutions s’offraient alors à l’Etat : fermer purement et simplement la maison de retraite, ou augmenter fortement le forfait des pensionnaires. Nous en avons choisi une troisième : municipaliser l’établissement, pour le sauver définitivement, et ce avec l’aide financière de notre commune associée Lille, sans laquelle l’opération n’aurait pas pu être possible. Echec, donc ? Depuis, l’établissement a pu être transformé en EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) avec l’implication financière majeure du Conseil général, et va être reconstruit à neuf avenue de Dunkerque, près de la Maison des enfants. On connaît des échecs moins glorieux que celui-là.

Deuxième exemple souligné par l’opposition UMP : la sécurité. Là aussi on croit rêver ! Faut-il rappeler que la sécurité est une mission régalienne de l’Etat, et que celui-ci prévoit de supprimer près de 10% des effectifs totaux de la police nationale d’ici 2012 (8000 suppressions de postes) ? Faut-il rappeler qu’au commissariat de police de Lomme, il n’y a plus désormais qu’un seul policier de service le week-end ? Faut-il rappeler qu’il n’est plus possible d’appeler votre commissariat de proximité, mais que vous devez composer le 17, ce qui vous envoie à l’hôtel de police de Lille qui reçoit tous les appels du département ? Faut-il rappeler enfin qu‘à Lomme, nous avons multiplié par deux les effectifs de la police municipale, passant de 9 à 18 agents grâce à l’association avec Lille ?

Critiquer fait certes partie du rôle de l’opposition… quoique certaines critiques peuvent parfois être constructives. Mais la lecture de tracts ne constitue en rien une élévation du débat. Quant à la connaissance de la ville…

NI ABSTENTION, NI DISPERSION


europa hart am windLe mode de scrutin européen est l’un de ceux qui favorisent le plus la dispersion des voix… et est en ce sens peut-être l’un des plus porteurs de risques pour l’Europe elle-même, dans la mesure où chacun joue sa partition, entame sa petite musique, quand bien même elle serait fluette, inaudible, ou discordante. Quel projet sensé peut- bien, en effet, proposer la « Liste des Gens« , hormi la démagogie la plus aboutie ? Quelle perspective peut offrir le rassemblement des chasseurs-pêcheurs-traditionnalistes de Nihous et des souverainistes de De Villiers ? Ne voit-on pas le paradoxe des listes d’extrême-gauche qui entendent envoyer des députés dans une enceinte qu’ils n’ont de cesse de dénigrer violemment depuis toujours ? Que penser des propos d’un Bayrou qui s’auto-désigne ces jours-ci fils spirituel de Jacques Delors, mais dont les députés centristes siègent à Strasbourg aux côtés de toute la droite européenne au sein du groupe PPE, et ont toujours apporté leur soutien sans broncher aux propositions les plus claires de déréglementation ?

Le seul vrai choix qui s’offre aux électeurs le 7 juin est celui du libéralisme ou de la protection. Le développement en Europe de ce que Sarkozy nous impose en France depuis deux ans, ou la perpective d’une Europe qui protége ses citoyens des excès qui font trembler la planète. Le Manifesto, plateforme programmatique de tous les socialistes européens, synthétise cette volonté régulatrice et protectrice (voir lien ci-contre à gauche). La donne politique doit s’inverser, et aucun électeur de peut, ne doit, n’a le droit de se désintéresser de ce srutin majeur. Abstention et dispersion seraient tout autant dramatiques pour l’Europe.

CRAQUEMENTS


juppeIl ne faut « pas prendre de haut » la journée de grève et de manifestations « parce qu’il y a une vraie angoisse dans l’opinion publique« , il faudra « se remettre autour de la table » après ce mouvement, et « ça n’est pas par l’arrogance ou une forme d’ignorance des préoccupations des gens qu’on sortira de la crise« . Au petit jeu du « Kiladi ? », les réponses possible sont nombreuses : Bernard Thibault ? Martine Aubry ? Marie-George Buffet ? Voire François Bayrou ?… Non, il s’agit d’Alain Juppé, ancien Premier ministre UMP, qui s’exprimait ainsi sur LCI ce matin. Le propos dépasse le cadre des habituelles petites phrases lancées ici et là. Alain Juppé a toujours été, selon ses propres termes, « droit dans ses bottes » au regard de ses convictions politiques personnelles (mais au moins, il assume), et n’est pas connu pour être porté sur le dialogue, la concertation et l’écoute de ses adversaires. Que ce soit lui qui emploie ces mots-là ne manque d’ailleurs pas de sel, quand on se souvient comment sa rigidité et son intransigeance ont constitué les causes principales de son départ de Matignon. Vous me direz qu’une forme de rivalité personnelle entre Juppé et Sarkozy est peut être en train de se cristalliser, vous me rappellerez que Juppé a récemment indiqué qu’il ne disait plus non (ou plus aussi fermement, ce qui est la même chose) à un destin personnel à l’horizon 2012. Et vous aurez raison.

Mais la parole de Juppé porte à droite. Et il semble bien que des craquements soient en train de naître au sein de la majorité actuelle. L’amendement Méhaignerie sur la contribution des hauts revenus a été voté en commission des finances… Le jusqu’au-boutisme de Sarkozy confine à l’aveuglement, et la droite commence à craindre de couler avec le navire. Nous n’en sommes pas là… et dans tous les cas c’est la capacité de la gauche à proposer une vraie alternative, profonde, un vrai changement de système et de société, qui fera la différence. Et nous n’en sommes pas là non plus, même si sous la houlette de Martine Aubry le PS s’est réellement « remis au travail ». Le dernier sondage (à prendre avec toutes les pincettes nécessaires !) sur les élections européennes donne la liste UMP en tête avec 27% des intentions de vote. Ce gouvernement et ce Président (là aussi, c’est la même chose) ne comprennent que le rapport de force et se sont enfermés dans un véritable autisme social. C’est dire l’importance de la manifestation unitaire d’aujourd’hui.

DE QUEL BOIS SONT-ILS FAITS ?


Mais de quel bois sont donc faits ces gens de l’UMP ? Je m’attends à tout et j’en ai déjà entendu de toutes sortes de la part de l’UMP, mais j’ai été tout simplement estomaqué en visionnant cette vidéo de France Info. Frédéric Lefebvre  – le porte-parole de l’UMP, dont on connaît le goût immodéré pour la provocation –  y était interrogé avant hier sur les chiffres du chômage (rappelons-les : + 92 000 demandeurs d’emplois en janvier, un record et une véritable catastrophe sociale et humaine). Il développe pour l’occasion un argumentaire hallucinant que je vous livre tel quel, et que vous pouvez revoir ci-dessous : « Les chiffres du chômage et les chiffres de la consommation sont à la hausse. Ces deux chiffres à la hausse, ils viennent faire quoi ? Ils viennent valider la politique du gouvernement (…) Ca vient dire que les propositions de Martine Aubry et du Parti Socialiste, c’est à dire […] faire la relance par la consommation, c’est tout simplement stupide et pas adapté à la situation« . La seule politique adaptée à la situation serait donc de tout miser sur l’investissement et d’ignorer complètement la situation des Français ? De continuer à prôner la toute puissance de l’entreprise en délaissant le rôle et le sort des consommateurs ? De continuer à évoluer seuls en Europe et dans le monde sur cette ligne politique ? La hausse du chômage viendrait donc valider la politique du gouvernement ! Mais de quel bois sont-ils donc faits ?

Plus loin dans cette vidéo, Lefebvre se lâche sur le contre-plan de relance présenté proposé par Martine Aubry, et notamment sur la baisse d’un point de la TVA. La réaction est encore plus « folle » : « Ça coûte beaucoup d’argent à l’Etat et ça profite à qui ? Ça profite à 75% aux Français les plus riches. Ceux qui peuvent encore consommer aujourd’hui« . Les Français les plus riches se contrefichent évidemment d’une éventuelle baisse de la TVA, dont ils ne s’apercevront même pas. L’impact sera en revanche direct sur le portefeuille des plus modestes, qui sont bien obligés de continuer à faire leurs courses chaque jour et qui en sont réduits à compter euro par euro ce qui leur reste à la fin de chaque semaine, puisque la TVA s’applique à TOUS les produits.

A visionner sans modération !

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ACTE II


dempartGrand conseil communal de Lomme hier soir. Il s’agissait de valider l’acte II du processus de mise en place d’une vraie démocratie participative digne de ce nom à Lomme. Le maire a confié à Denis Vinckier, conseiller communal délégué à la démocratie participative, et dans le cadre plus large de ma délégation de 1er adjoint délégué notamment à la citoyenneté, la mission de moderniser et amplifier la mission des comités de quartier lommois.

Je veux saluer l’excellent travail de fond de Denis Vinckier, qui l’a mené comme il devait l’être, c’est à dire avec le temps nécessaire, la concertation nécessaire, l’écoute nécessaire. Il a rencontré les comités, les habitants, il a partagé la réflexion, nous l’avons débattue d’abord avec la majorité municipale puis le bureau, avant d’arriver à un texte qui est à la fois un compromis et une synthèse de toutes les aspirations qui ont été exprimées, et que nous avons finalement validé avec Yves Durand. La délibération présentée hier soir ménage à la fois l’expérience de six ans, et assume la volonté d’aller plus loin, de moderniser, de mixer. Ainsi nos futurs comités de quartier (qui seront installés le dernier dimanche de mars) seront structurés en trois « collèges » : 10 « anciens » expérimentés, dix volontaires qui répondront à l’appel à candidature que nous allons lancer, et dix personnes tirées au sort (mais qui auront bien sûr la possibilité de refuser de siéger), à partir de seize ans, le tout avec une stricte parité hommes-femmes. C’est un grand pas que nous venons de franchir.

La démocratie participative s’impose désormais à Lomme comme un pilier indispensable et nécessaire à la réflexion et à la prise de décision sur les politiques que nous menons. Les projets des quartiers feront désormais partie intégrante du débat budgétaire, et donc des priorités que nous fixerons. Ce nouveau mode de relations avec les citoyens ne remet pas en cause la démocratie représentative et la légitimité du suffrage universel des élus du conseil communal. Il est au contaire complémentaire. Rappelons que rien ne nous obligeait, il y a six ans, à nous doter de comités de quartier, pusique la loi l’impose pour les communes à partir de    80 000 habitants, ce qui n’est pas notre cas à Lomme, loin s’en faut. C’est dire le chemin parcouru, et le chemin à parcourir encore… Juste un regret : il est dommage que l’opposition UMP, qui « arrose » la ville de cartes de voeux promettant « l’alternative pour Lomme » ou « un nouvel élan pour le canton« , n’ait pas jugé utile de participer aux travaux de la commission que j’avais réunie avec Denis Vinckier pour débattre de cette délibération essentielle. Une bonne moitié du conseil communal était pourtant présente, consciente de l’importance du moment. Avant d’envisager une alternative ou un élan nouveau, encore faudrait-il s’intéresser à la ville, s’intéresser aux débats majeurs comme celui-ci, participer, proposer ou s’opposer… mais être là. Il faut aimer la ville et ses habitants.

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