MOI JE RESTE !


Eh bien ! Certes juillet c’est le mois des départs … mais cela ne tracasse habituellement que Bison Futé ! Après Manuel Valls qui a annoncé le sien et son ralliement aux « En Marche » (ah zut ! … mais pourquoi si tard ? ;-)), c’est Benoît Hamon qui nous a fait hier le coup du « je-quitte-le-PS-mais-je-reste-socialiste-et-c’est-pour-aider-les-socialistes« . Les raisons sont bien différentes, l’objectif honorable, mais je t’avoue cher Benoît que je n’ai rien compris à cette argumentation un tout petit peu tirée par les cheveux ! Nous aider de loin sans rester avec nous ? C’est çà ? Décidément trop compliqué pour moi…

Et bien moi je reste ! J’ai soutenu Benoît Hamon lors de la primaire de la gauche pour l’élection présidentielle, puis lors de la campagne présidentielle elle-même (il semble que, de nos jours, ce type de précision soit nécessaire). Je l’ai fait par conviction, et parce que je pensais  – et je pense toujours –  que son projet était le plus novateur, le plus intelligent, le plus structuré et le plus visionnaire. Parce qu’il était le seul à prendre à bras le corps toutes les mutations, toutes les transitions que nous vivons déjà, et leurs conséquences profondes déjà visibles et qui vont s’amplifier. Et même si le revenu universel a probablement était mal expliqué, il est frappant que les plus grands économistes et les plus grands chefs d’entreprise (Bill Gates, excusez du peu) se soient exprimés pour dire que les solutions de ce type vont s’imposer pour éviter une pauvreté massive. Bref, je crois que Benoît Hamon n’est pas un « jeune vieillard » (pour reprendre l’expression aigrie de certain ancien camarade) mais un homme en avance, et qui a de l’avenir.

Néanmoins, je pense aussi que quitter le PS aujourd’hui n’est pas la bonne méthode ni la meilleure chose à faire :

  • d’abord parce que le PS est dans les pires difficultés politiques qu’il ait jamais connues : quitte à passer pour un sentimental, on ne lâche pas la famille quand elle est au plus mal. Moribond le PS ? Je n’en sais rien à ce stade. Mais quand bien même, raison de plus.
  • ensuite parce ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui, ce sont des repères. Des repères clairs idéologiquement. La séquence Macron de la présidentielle et des législatives n’est pas une victoire idéologique du nouveau Président de la République. C’est la défaite en rase campagne, la raclée à des socialistes qui ont été incapables ces dernières années de se tenir à une ligne claire, et qui surtout se sont éloignés (pour ne pas dire plus) de la ligne qu’ils avaient annoncée en 2012 et qui avait généré un immense espoir. Balayés les socialistes ? Normal. Cela me fait mal de l’écrire, mais c’est logique. Par conséquent, quitter le PS aujourd’hui pour aller fonder un nouveau mouvement, c’est ajouter la confusion à la confusion.
  • enfin parce que, outre le fait d’ajouter la confusion à la confusion, c’est considérer que le PS est mort. C’est ce que Manuel Valls et ses amis appellent de leur voeux depuis longtemps. Ne leur donnons pas cette victoire. Je ne crois pas que le PS soit mort. Je crois que le PS d’aujourd’hui est mort. Mais nul ne me fera croire qu’entre Mélenchon et Macron il n’y a rien. Benoît souhaite refonder, fédérer, réorganiser la gauche. C’est honorable et hautement nécessaire. Mais le PS de demain peut redevenir le pivot de ce nouveau rassemblement. A condition bien sûr de se renouveler de fond en comble, hommes et idées et de refaire enfin de la politique, donner une vision, éclairer l’avenir. Cette tâche là il faut la mener en interne. Peut-être échouerons-nous. Mais retroussons nos manches plutôt que claquer la porte. Je comprends l’aspiration de beaucoup, l’impatience même, alors que le nouveau gouvernement fait déjà marche arrière sur ses promesses au bout de quelques jours, et s’affirme par ailleurs chaque jour davantage comme définitivement à droite. Rien n’est écrit d’avance en politique. Il y a un immense espace pour nos idées, nos valeurs. SAISISSONS-LE, NOUS SOCIALISTES !!

 

Alors j’attends…


Je ne me suis pas encore exprimé ici sur l’affaire qui a occupé les médias tout l’été, et jusqu’à La Rochelle le week-end dernier, je veux parler bien entendu de la bataille savamment mise en scène entre les « frondeurs » du Parti socialiste et le 1er Ministre.

Premier point : aucun chef d’exécutif ne peut accepter de voir contester sa politique publiquement, de la part d’un membre de l’exécutif en question. Qu’un de mes adjoints ou qu’une de mes adjointes en mairie de Lomme s’exprime dans la Voix du Nord pour expliquer à quel point la politique municipale que je mets en oeuvre est un non-sens, et je lui retirerais sa délégation le jour-même ! Cela ne fait pas de moi pour autant un « vallsien » libéral… c’est juste une question de forme, et cela relève de ce qui n’est pas acceptable.

Deuxième point : je suis profondément agacé par les provocations qui, de part et d’autre, tirent le débat en permanence vers le bas et « plombent » les socialistes. Montebourg spectateur quotidien et émerveillé de son propre cinéma, c’est de la provocation permanente ; Valls qui se fait applaudir debout devant le Medef, c’est de la provocation incontestable (il aurait pu dire la même chose sur le fond, ailleurs et autrement) ; Taubira qui arrive en vélo à la réunion des frondeurs à La Rochelle, trois jours après avoir accepté de rester au gouvernement, c’est de la provocation stérile ; et j’en passe…

Troisième point : il n’y a plus rien de serein ni de construit dans les différents arguments que désormais les socialistes se contentent de se jeter à la tête par presse interposée. Plus à gauche que moi tu meurs, plus réaliste que moi tu meurs, plus délirant que toi c’est fou, plus à côté de la plaque que toi c’est impossible… sans oublier d’appeler à la rescousse les ombres tutélaires (et parfois bien pratiques) des grands anciens qui avaient pourtant le point commun de placer le débat à un autre niveau que celui de l’invective et de l’accusation.

En ce qui concerne Jaurès, largement brandi et assaisonné à toutes les sauces à La Rochelle pendant trois jours, il est incontestable que ce dernier reste une figure extraordinaire et symbolique de la lutte contre toutes les injustices, lutte permanente, violente parfois… mais je ne saurais trop conseiller de relire la brochure « Jaurès et les patrons« , éditée il y a quelques années par la Fondation Jean Jaurès (peu suspecte d’être critique à l’égard du grand homme). On y rappelle la conception pour le moins peu marxiste qu’il développait à l’égard des relations à entretenir avec le patronat, soumis selon lui à ce que l’on appellerait de nos jours la pression permanente de la concurrence impitoyable (« les misères du patronat »), louant par ailleurs l’intelligence et l’apport indispensable de la bourgeoisie.  Or je n’ai pas le sentiment que les patrons d’alors étaient moins impitoyables que certains d’aujourd’hui. J’ai une admiration sans borne pour Jaurès et son oeuvre, pour l’homme et ses combats, et il ne fait aucun doute, historiquement, qu’il ne soutiendrait pas Arnaud Montebourg et les frondeurs, ni sur le fond, ni sur la forme, trop profondément attaché qu’il était au compromis et à la mesure.

Quant à  Léon Blum, autre figure tutélaire, son conseiller financier au Front Populaire était Horace Finaly, patron de la Banque de Paris et des Pays-Bas… un garçon par conséquent pire encore qu’Emmanuel  Macron, si l’on devait se hasarder à quelque comparaison. Or personne à ma connaissance ne remet en cause les convictions de Blum.

Tout cela pour dire que les socialistes sont collectivement en train de replonger dans ce qui est presque inné chez eux : la division. La division et tout ce qu’elle a toujours engendré : la caricature, l’à-peu-près, les délices du bon mot qui fait mouche, la joie rapide du trait assassin… le tout étant en train, par petites touches, de dessiner le tableau de socialistes irresponsables.

Loin de moi l’idée de partager, loin s’en faut, toutes les orientations de ce gouvernement et du chef de l’Etat. Etouffer financièrement les collectivités locales, c’est limiter leur capacité à investir, et donc l’activité des entreprises. Quant le groupe Auchan touche 44 millions d’euros grâce au dispositif CICE et annonce dans le même temps  300 licenciements, c’est qu’il y a un problème, et qu’il faut le regarder en face. Mais arrêtons de faire passer Hollande, malgré ses nombreux défauts, pour un suppôt de Satan. La création de la Banque publique d’investissement, l’augmentation du RSA, l’augmentation 25%de l’allocation de rentrée scolaire, la sortie de l’impôt sur le revenu de 4 millions de ménages,  la création de 100 000 places de crèches, la taxation des très hauts revenus, l’abrogation du décret qui facilite l’accès à la profession d’avocat aux parlementaires et anciens ministres, la création de 60 000 postes dans l’éducation nationale, les création de postes dans la police nationale, la justice et la gendarmerie, l’élévation à 25% du taux de construction obligatoire de logements sociaux dans les communes, le financement de la sécurisation des parcours professionnels axé sur les publics les plus fragiles, les moins formés et les chômeurs, etc… etc… Voilà bien des mesures, et beaucoup d’autres, qui n’ont pas été inspirées par Fillon ou Sarkozy. J’en suis fier.

Alors j’attends… que dans l’esprit de l’entretien que Jean-Christophe Cambadélis a accordé au quotidien le Monde la semaine dernière, une personnalité de gauche sache sortir les socialistes de la mouise dans laquelle ils se sont enfoncés avec une énergie peu commune. 

Alors j’attends… qu’avec un esprit responsable cette personnalité hisse, enfin, le niveau du débat au regard de l’enjeu qui devrait tous nous réunir, c’est à dire la réussite de nos politiques

Alors j’attends… que sans rejeter totalement certaines propositions des frondeurs, sans rejeter totalement la politique gouvernementale, cette personnalité de gauche, soumise à aucun cheffaillon d’estrade, dégagée des slogans réducteurs, signataire d’aucune harangue, redonne espoir à toute la gauche.

Alors j’attends… que cette personnalité démontre les erreurs, les fausses pistes, les espoirs déçus, porte sereinement les rééquilibrages nécessaires, souligne les incohérences et sache proposer, argumenter en s’appuyant aussi sur les aspects positifs de ces premières années de mandat présidentiel.

Et j’ai bon espoir.

LE SOUFFLE DE LA MOBILISATION, DE LA VOLONTE ET DE L’ESPOIR


De retour après plus de deux semaines sans article. Sûrement la décompression après les deux campagnes électorales menées tambour battant avec tous les militants de la XIème circonscription, que je veux de nouveau remercier pour leur persévérance à toute épreuve ! Une actualité très diverses, avec des évènements petits ou grands qui n’ont rien à voir entre eux. Comment ne pas retenir de ce terrible week-end la tuerie survenue dans une discothèque lilloise ? Fort heureusement, cela n’est représentatif en rien de ce qui se passe habituellement la nuit à Lille, ni même des problèmes rencontrés dans la vie nocturne.  Il n’en demeure pas moins que la métropole lilloise n’est pas épargnée par le phénomène de circulation d’armes de guerre, liée au trafic de stupéfiant. Un dossier préoccupant qui doit être prioritaire pour la police nationale. Je serai bien entendu présent à la marche qui aura lieu dimanche en fin d’après-midi, en hommage aux victimes de cette tragédie. Au moment où l’heure est à la tristesse, à la compassion, au recueillement et à la solidarité avec les familles, je regrette profondément que dimanche dès 9 heures du matin, l’opposition lilloise ait cru bon de lancer une polémique de bas étage  et de bien petit niveau. On a beau s’y attendre, c’est toujours aussi stupéfiant…

Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre

Et puis je veux revenir sur le discours de politique générale prononcé hier par Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre. La hargne de l’opposition est proportionnelle à sa déception. Copé s’est exprimé à la vitesse de l’éclair, Kosciusko-Morizet sur France Inter ce matin débitait des formules toute prêtes à raison de deux par phrase… Et pourtant, ce discours était d’une grande limpidité et d’une grande responsabilité : affirmation des grands principes et des priorités, annonce de ce qui sera fait, quand et comment, fidélité aux engagements de François Hollande… Bref : exactement ce qu’attendent ceux qui ont majoritairement porté la gauche au pouvoir il y a quelques semaines. Que reprocher au Premier Ministre ? De ne pas renier ce qui a été promis et de l’appliquer au jour le jour ? De ne pas avoir attendu ce discours de politique générale pour commencer à travailler ?  De mettre en avant une méthode fondamentalement différente de celle de son prédécesseur, c’est à dire de concerter et d’écouter, plutôt que d’imposer et mépriser ? De ne pas lâcher sur les créations de postes pour la sécurité et l’éducation, malgré le contexte ? De mettre en place une tarification progressive de l’énergie, en fonction des revenus ? D’être volontaire sur les créations de logements sociaux et de renforcer les pénalités pour les villes qui ne jouent pas le jeu ? Sur ce simple point, on comprend que les élus de droite soient chagrinés. On ne dénoncera personne mais globalement il est assez facile de faire la répartition entre communes qui acceptent un minimum de logements sociaux sur leur territoire, et les autres… Suffit juste de regarder la couleur politique du maire. Et bien oui messieurs : les pénalités vont être multipliés par cinq ! Et vous savez quoi ? C’est normal  et juste ! Je passe sur la politique de l’emploi et le reste. Ce discours de politique n’était pas un discours général de politique, contrairement à ce que répètent les leaders UMP sur toutes les ondes ce matin, tous fiers de leur jeu de mot… Ce discours avait du souffle… celui de la mobilisation, de la volonté et de l’espoir.

Belle journée (2) !


Nos souhaits ont été exaucés à tous les niveaux avec les résultats de ce deuxième tour des élections législatives ! La victoire, la très belle victoire d’Yves Durand, d’abord. Je veux le féliciter plus

Yves Durand (ici en campagne avec Thierry Fontaine)

que chaleureusement, à titre personnel et amical. La voix d’Yves Durand est respectée à l’Assemblée nationale, et reconnue localement. Cet homme de convictions et de combats honore la République et son mandat par la manière dont il le conçoit, dont il le vit, par la manière aussi qu’il a de respecter ses électeurs. On est bien loin de la politique à courte vue dont certains (et certaines) nous donnent parfois l’affligeant spectacle… Plébiscité dans sa ville avec plus de 68% des voix (et allez, je ne résiste pas à le dire, 83,5% au bureau 11 de la Délivrance), reconduit dans sa circonscription avec plus de 58%, reconnu dans le canton de Lille sud ouest qui avait été « raccroché » récemment par le redécoupage, Yves s’impose sans conteste. Et des confirmations : Sequedin qui frise les 50% pour la gauche, comme c’était déjà le cas aux cantonales de 2008… Et Hallennes-lez-Haubourdin où Yves réalise plus de 54%… Et Houplines bien sûr, où ses 60%  laissent présager des lendemains qui pourront enfin chanter dans cette commune où Thierry Fontaine mène un incroyable et inlassable travail de terrain.

Et puis nos souhaits sont exaucés au niveau, où les socialistes à eux seuls recueillent la majorité absolue à l’Assemblée nationale. J’ai déjà entendu des commentaires de droite criant à la dictature sous prétexte que le PS s’est vu donner tous les leviers républicains par le suffrage universel. Dictature… voilà bien une conception des choses, une imagination, une anticipation, un prolongement qui ne peut germer que dans un cerveau… de droite. C’est la possibilité offerte à François Hollande de réaliser sans entrave son programme et tenir ses promesses… dans le respect des autres acteurs de la vie politique. N’en déplaise à la droite, mais le changement il est là aussi. On en aurait presque oublié, ces dernières années, que le respect des autres peut exister aussi en politique. Mais tout ceci relève presque de l’anecdote désormais. Hollande est à la tâche, et il est le seul dirigeant européen a avoir proposé, dès hier, un plan de relance à l’échelle européenne, qui est désormais sur la table. Tout commence aujourd’hui !

LES TONS CHANGENT !


« Hollande candidat crédible » nous dit Le Point ; « Hollande à l’Elysée » explique France Soir ; « Face à face mordant Hollande Juppé« , pour Europe 1 ;  « Hollande ose la révolution fiscale » constate la Tribune en pointant « des mesures habiles » ; « Hollande homme des solutions » sur Atlantico.fr (un site pas vraiment proche de l’actuelle opposition).. J’en reste là car la liste (Carla liste ?)  pourrait être bien longue. Le constat que l’on peut faire en cette fin de semaine cruciale pour François Hollande, c’est un retournement total des opinions émises jusqu’ici à son endroit. Toute la presse, et vraiment TOUTE la presse, salue à la fois le meeting du Bourget et le débat d’hier soir soir face à Alain Juppé. Plus personne dans la majorité (quoique, j’attends avec impatience le prochain tweet de Nadine Morano) n’entonne le refrain du candidat sans idée, flou et sans consistance. Hollande a eu raison d’attendre fin janvier pour se lancer, quitte à exacerber l’impatience de ses partisans. Il a montré sa capacité à ne pas dévier de sa ligne de conduite, avant de dévoiler un programme plus que solide, et dont la crédibilité n’est même plus contestée réellement. Du coup les opinions nuancées comme celles de Valérie Pécresse (« Hollande un danger pour la France et les français ») apparaissent comme des anecdotes, quand elles apparaissent… Le fait que Sarkozy ait envoyé Alain Juppé au front hier soir est un autre signe. Car Juppé c’est du solide et de l’expérimenté. Dans les cordes Sarkozy ? Méfions-nous des ressources de cet homme-là… mais aussi de sa capacité à mobiliser tous les moyens de l’Etat – scandaleusement d’ailleurs- au profit de sa non-candidature actuelle. Dimanche soir, ce sont pas moins de six chaînes de télévisions qui retransmettront la prestations du Président de la République. Nous verrons bien la tonalité des médias lundi matin, mais il n’en demeure pas moins que les vents tournent et que les tons changent !

100 000 APPELS POUR MARTINE ! MAINTENANT !


Il reste quelques petits jours avant le premier tour de la primaire citoyenne organisée par le Parti socialiste. J’ai depuis le début affirmé clairement mon engagement auprès de Martine Aubry qui rassemble toutes les qualités qui feraient d’elle une excellente Présidente de la République française : force, convictions, compétences, expérience, solidité. Je n’en dirai pas plus, j’ai eu largement l’occasion de développer cela ces dernières semaines ici. Mon propos d’aujourd’hui est un message de mobilisation, pour tous ceux qui partagent l’idée que « le changement porte un nom : Martine Aubry« . Le PS lance une grande action militante pour les jours qui viennent, avant le 1er tour : « 100 000 appels pour Martine Aubry« . Le principe en est simple : que chacun d’entre-nous appelle 7 connaissances, amis, voisins, citoyens, afin de les informer des modalités du vote des primaires, et surtout les convaincre de voter pour Martine. Inscrivez-vous ici, afin de recevoir dans les vingt-quatre heures le mode d’emploi détaillé de l’opération : http://www.emailmeform.com/builder/form/gkIu3h0Xa2Mc9n1fpd. Nous savons tous que LES SONDAGES QUI SONT PUBLIES CHAQUE JOUR N’ONT AUCUN SENS ! Aucun sens parce qu’il est impossible de faire la moindre projection de résultats quand on ignore les caractéristiques des futurs votants et leur nombre. Aucun sens parce que ces sondages s’auto-alimentent : en tendant à faire croire, faussement, que les jeux sont faits, ils convainquent les électeurs que le meilleur candidat serait déjà identifié. C’est faux, et il faut le dire et le répéter inlassablement autour de nous. Tout est possible, y compris et surtout la victoire de Martine lors de ces primaires. Rien n’est joué, continuons la mobilisation jusqu’à la dernière minute !

MARTINE L’ESPOIR


L’exercice de ce premier débat des primaires était difficile. Débattre sans donner l’impression de se déchirer, au sein d’une même sensibilité, n’est pas chose aisée, d’autant que la pression médiatique est particulièrement forte. Je suis d’ailleurs assez étonné de la tonalité de certains titres ce matin. Lorsque les échanges sont houleux  – comme cela a souvent été le cas avant que Martine Aubry ne reprenne le PS en main –  on nous explique que la famille socialiste est divisée ; lorsqu’ils sont francs mais apaisés  – comme hier soir – on explique parfois que tout cela manquerait de passion…  Notons d’abord que le PS est le grand vainqueur de ce premier débat. Quel parti politique français peut se targuer d’être capable d’organiser une telle primaire, un tel débat, ouvert et face à tous les Français ? Sincèrement, aucun autre. L’exercice d’hier soir est en outre riche de nombreux enseignements. Il ne s’agit pas d’accabler ou de disqualifier l’un ou l’autre des candidats (et d’ailleurs tous ont des qualités certaines) mais de tenter de tirer une leçon des échanges. Et en tentant de me mettre dans la position de celui et de celle qui s’est installé hier soir devant son téléviseur, sans à priori, ouvert et attentif, sans avoir encore fait son choix… je pense que Martine Aubry a pris une longueur d’avance et a su convaincre. Pour plusieurs raisons : le souffle de l’ambition, l’expérience et la force. Le souffle de l’ambition, parce que Martine Aubry a su faire passer cette vision qui et la sienne, sa hauteur de vue, sa connaissance des enjeux globaux, mais aussi son attachement chevillé au corps à la justice sociale. L’expérience, car on a bien vu hier soir que c’est un élément majeur dans la construction de son parcours, et un atout essentiel dans la situation auquel notre pays doit faire face aujourd’hui. La force enfin, de celle qui est aujourd’hui prête. Sereinement prête, consciente de la difficulté de la tâche, certaine de la justesse de ses convictions et du réalisme de ses propositions. Martine l’espoir…

La droite, c’est la dette !


Depuis 2003 et le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, la dette publique ne cesse de se creuser. Un nouveau palier a été franchi en 2007 avec l’élection de Nicolas Sarkozy et la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales, injustes et très coûteuses. La politique fiscale et budgétaire menée par la droite porte une responsabilité écrasante dans l’explosion de la dette, qui avait commencé bien avant la crise de 2008. En réduisant les recettes publiques dans des proportions alarmantes, en étant incapables de renforcer la croissance, les politiques fiscales entreprises depuis 2003, et encore plus depuis 2007, ont des conséquences catastrophiques pour les Français.

Démantèlement du système de protection sociale et des services publics, redistribution des revenus à rebours, effets macroéconomiques désastreux et véritable politique de purge budgétaire, les Français paient la facture des cadeaux fiscaux aux plus aisés. Depuis 2003 et le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, les politiques budgétaires et fiscales menées par la droite ont provoqué une envolée des déficits et de la dette publique. Loin de stimuler la croissance et les rentrées fiscales, les mesures adoptées ont réduit les recettes, aboutissant à un creusement la dette de l’Etat alors que les collectivités locales ont pris en charge son désengagement croissant, sans déséquilibrer leurs comptes.

Depuis 2003, la dette publique ne cesse de s’accroître alors que le gouvernement de Lionel Jospin était parvenu à la faire reculer durablement en pourcentage du PIB. Elle s’envole à partir de 2007. Malgré une croissance supérieure à 2% par an entre 2004 et 2007, les gouvernements de droite ne sont pas parvenus à réduire l’endettement, au contraire. La dette publique s’établit au quatrième trimestre 2009 à 1489 milliards d’euros, soit l’équivalent de 77,6% du PIB (10 points de plus en un an), alors qu’elle était sous la barre des 60% en 2002 (58,8%).

Le résultat de huit ans de gouvernement de droite : une augmentation de la dette de près de 65% !

Les données de la comptabilité nationale montrent clairement que les déficits publics les plus importants se situent sous des gouvernements de droite. Seul le gouvernement de Lionel Jospin est parvenu à faire passer les déficits publics sous la barre des 2% du PIB. Au cours de la période précédente, entre 1993 et 1997 sous les gouvernements d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé, les déficits dépassaient largement la limite des 3% du PIB fixée lors du traité de Maastricht. Depuis 2007 et l’élection de Nicolas Sarkozy, le déficit public explose, passant de 2,7% à 7,5% du PIB. Rien qu’en un an, il a augmenté de plus de quatre points! La crise ne peut à elle seule expliquer cette explosion. Vivement 2012, vivement le changement !

SAISISSEZ-VOUS DES PRIMAIRES !!!


C’est une occasion unique sur de nombreux plans : unique parce que jamais il n’a été aussi urgent, aussi vital pour ce pays de mettre en place massivement une vraie alternative politique ! Unique parce que pour la première fois le Parti Socialiste propose des primaires citoyennes ouvertes à toutes et toutes ! Unique parce que pour la première fois ce ne sont pas seulement les militants qui vont choisir le candidat ou la candidate du changement ! Unique parce que si ces primaires sont réussies, si des millions de Françaises et de Français y participent, cela signifiera que la machine du changement est lancée, qu’elle est sur les rails et que rien ne pourra l’arrêter !

Alors comment çà marche ? C’est très simple, puisque pourront voter tous les citoyens français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010. Et lors de la primaire, il suffira de s’acquitter d’une participation au frais d’organisation de 1 € minimum et de signer une charte d’adhésion aux valeurs de la gauche. C’est donc bien vous qui choisirez le candidat du changement en 2012 ! Tous les mineurs qui auront 18 ans au moment de la présidentielle, ainsi que les mineurs membres du PS ou du MJS et les citoyens étrangers membres du PS ou du MJS pourront également voter à condition de s’inscrire avant le 13 juillet. Les primaires auront lieu à l’automne, les dimanches 9 et 16 octobre. Les candidatures sont déposées depuis le 28 juin et jusqu’au 13 juillet. Des milliers de bureaux de vote près de chez vous seront installés dans toute la France. A l’approche du scrutin, vous trouverez sur ce blog l’emplacement de votre bureau de vote.

Alors, si vous partagez les valeurs et l’ambition de la gauche, si vous vous reconnaissez dans le programme du PS, si vous souhaitez être un acteur de cette désignation, et donc un acteur de l’alternance politique que des millions de Français souhaitent, saisissez-vous des primaires, votez et faites voter massivement les 9 et 16 octobre prochains !

Et si vous souhaitez être contacté(e) au moment du vote, n’hésitez-pas,LAISSEZ-MOI VOS COORDONNEES PAR EMAIL (en cliquant sur « Me contacter » à gauche).

A bientôt !

Tout commence…


« Le plus dur est fait« … me disait hier, à la gare Saint-Sauveur, l’une des personnes venues soutenir Martine Aubry au moment de sa déclaration de candidature. Je crains que l’analyse ne soit mauvaise, pour le moins… Le plus dur commence, en effet, et de façon évidente. D’abord la primaire. Il faut sincèrement se réjouir du contexte dans lequel cet exercice nouveau au PS se déroule. Même si les éditorialistes semblent parfois déçus, dans certains journaux, de ne pas voir les socialistes s’étriper en public comme se fut trop souvent le cas, la réalité c’est que cette compétition se déroule sereinement. Sereinement et de manière responsable, parce qu’il semble que tous les candidats ont pleinement intégré l’immense enjeu, les attentes et les espoirs des Français broyés par la politique de Sarkozy. La primaire des 9 et 16 octobre doit être réussie. Parce qu’elle peut constituer un socle solide, un marchepied, une véritable rampe de lancement populaire et massive pour celui ou celle qui portera les couleurs du PS en 2012. La mobilisation des électeurs de gauche pour ce rendez-vous de l’automne constituera à n’en pas douter un indice fort de rassemblement. J’espère pour ma part, mais cela ne vous étonnera pas, que Martine Aubry sortira vainqueur de cette élection. Si ce n’est pas elle, celui ou celle qui sera désigné(e) sera, j’en suis absolument persuadé, soutenu avec autant de force par tous les militants, quelle que soit leur préférence. « Le plus dur est fait« , me disait-elle hier… Non, car les souffrances sont pour beaucoup insoutenables. J’ai été frappé, ce matin, du feu roulant des questions de fond, techniques, pratiques, humaines, désespérées, auxquelles Martine répondait sur France Inter. Frappé des immenses attentes. Les Français, véritablement, n’en peuvent plus. « Le plus dur est fait« … non car notre candidat, quel qu’il soit, aura à affronter une campagne difficile durant laquelle la droite ne reculera devant aucun argument, aucun mensonge, aucune démagogie. On se souvient (ou on lira dans les livres…) de Michel Poniatowski, Ministre de l’Intérieur de Giscard d’Estaing, annonçant l’arrivée des chars soviétiques sur la place de la Concorde en cas de victoire de François Mitterrand en 1981. Hier, c’est l’inénarrable Patrick Ollier qui nous indiquait, avec le sens aigü de l’analyse qui est le sien, que la note financière internationale de la France sera baissé dans les quinze jours si le PS et ses alliés l’emportent. Quant à notre Président de la République, il expliquait hier que la seule chose qui intéresse les Français aujourd’hui, c’et la qualité de ce qu’ils ont dans leur assiette. Pour ceux qui ont quelque chose dans leur assiette…

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