PAS UN MOT A ÔTER AU COMMUNIQUE DE LA FNARS !


LA FNARS SOUTIENT LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS SOCIAUX

Devant la situation difficile dans laquelle travaillent les équipes des 115 et de l’accueil d’urgence, la FNARS apporte son soutien aux salariés de l’urgence sociale. 

Les services d’urgence sont amenés à trier les personnes sans abri, à refuser d’accueillir des familles et à réduire les activités de première nécessité (les vestiaires, qui permettent aux personnes à la rue de poser leurs affaires, les distributions alimentaires, les plages d’ouverture des accueils de jour, etc.). Ces contraintes placent les travailleurs sociaux dans des contradictions insupportables

La FNARS demande que la loi soit respectée et l’application effective du principe de non abandon :
– « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Art L 345-2-2 Code de
l’action sociale et des familles.
– « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée.» Art.L 345-2-3.

La FNARS dénonce une politique saccadée qui fait que les personnes sans abri retournent à la rue au printemps et reviennent encore plus désocialisées l’hiver suivant.

La FNARS demande l’ouverture des lieux d’accueil tout au long de l’année et la fermeture des centres indignes. Elle demande qu’on assure aux personnes sans abri un accompagnement social qui leur permette de s’engager dans un parcours d’insertion, de s’occuper de leur santé, de reprendre une activité, de trouver un hébergement pérenne ou un logement.

La FNARS propose que le premier accueil d’urgence mobilise les professionnels du travail social les plus expérimentés, et non pas de jeunes travailleurs sociaux débutants qui se retrouvent souvent en difficulté et désemparés. Depuis 2008, les associations se sont activement engagées dans la réforme du secteur de l’hébergement et de l’accès au logement. Aujourd’hui, elles en constatent l’enlisement. La réforme se soldera par un échec si l’Etat ne suit que des considérations financières. Les associations ne peuvent cautionner une politique qui abandonne plus que jamais des centaines de personnes dans la rue.

Contacts FNARS :
Sylvaine VILLENEUVE : 01 48 01 82 00
Bernard LOYE : 01 48 01 82 06

Droit au logement, disaient-ils…


Xavier Emmanuelli

C’est un passionné qui vient de jeter l’éponge : en démissionnant de la présidence du Samu social, Xavier Emmanuelli met un véritable coup de projecteur sur la situation dramatique de l’urgence sociale et de l’hébergement d’urgence. Le co-fondateur de Médecins sans frontière avait créé le Samu social de Paris en 1993, mettant ainsi en place un système efficace pour répondre à la situation de ceux qui n’ont rien, plus rien, hormi la rue comme seul univers et comme seul horizon. SDF, paumés de la société, largués de la croissance, clochards, les malheureux parmi les malheureux étaient enfin pris en compte. Les « maraudes », c’est-à-dire les équipes mobiles, allaient au devant d’eux, à leur rencontre, pour leur tendre cette main si rare. Pour la simple année 2009, les équipes mobiles de Xavier Emmanuelli ont effectué plus de 40 000 rencontres. Rappelons que Xavier Emmanuelli fut Secrétaire d’Etat à l’action humanitaire d’urgence dans le gouvernement Juppé entre 1995 et 1997.

Alors pourquoi un tel geste ? Les mots sont durs « Je passe mon chemin car l’urgence sociale, personne n’y croit. Ca appartient aux petits hommes gris (…). Les technos, les mecs qui pensent structure, budget et pas souci de l’autre« .  Car le gouvernement tranche dans ce domaine là aussi. La plupart des crédits consacrés à l’urgence sociale ont été revus à la baisse, alors même que les besoins sont criants. La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) a rendu publique il y a quelques jours une étude portant sur les demandes d’hébergement d’urgence faites au 115, le désormais célèbre numéro de téléphone dédié. Ces demandes sont insatisfaites à… 65%, la principale raison du refus étant le manque de places disponibles. A Lille, j’étais il y a quelques jours auprès de l’association Magdala, afin de visiter son accueil de jour et ses services aux plus démunis. La baisse des subventions devrait normalement les amener à fermer les portes le 23 août. Les quelques fonds propres de l’association devraient permettre de prolonger un peu. Ensuite… Droit au logement opposable, disaient-ils… Le logement une priorité disaient-ils…

Y-a-t’il un domaine, une action, un service public, un budget, une association, un droit, dans lequel ils ne trancheront pas sans pitié ? Vivement 2012, vivement le changement. 

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