Le Projet éducatif global lommois s’enrichit et s’approfondit…


Conseil municipal un peu particulier hier soir à Lomme, puisqu’il était privé. L’occasion de faire le point, sans avoir de délibération à voter formellement, sur deux dossiers importants : Humanicité et la version 2 de notre Projet éducatif global (PEG). On notera qu’aucun membre de l’opposition municipale n’a jugé bon de faire le déplacement. Après tout, ce n’était qu’un conseil municipal… Sans la presse, il est vrai…

Je laisse de côté pour le moment Humanicité, nous y reviendrons largement dans quelques temps, pour vous parler du PEG. Pourquoi 2 ? Parce qu’il y a six ans déjà que nous avons mis en place la première version, avec nos amis lillois et hellemmois. L’ambition du PEG est à la fois d’une grande simplicité à exprimer, et d’une grande complexité à mettre en oeuvre. Il s’agir de faire en sorte d’harmoniser et de coordonner le travail de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, participent de l’éducation de nos enfants, dans le but de donner une dimension pédagogique à chaque temps vécu par l’enfant (la maison, l’école, les loisirs). C’est vrai de l’Education nationale évidemment, au coeur du dispositif, mais aussi des parents, des associations, des structures municipales ou institutionnelles. Résultat, une multitude d’actions ont hémergé depuis six ans, que beaucoup de lommoises et de lommois connaissent : ALSH thématiques, forum parentalité, Labo2Langues, clubs Coups de Pouce, etc.

Mais tout dispositif doit être évalué. Nous avons souhaité (toujours avec les deux autres communes associés) faire appel, pour ce faire, à un cabinet extérieur, donc totalement neutre et objectif dans cette affaire. Le Copas, c’est son nom, a en outre réalisé un travail particulier sur le PEG lommois.  Nous ne nous lancerons pas de fleurs, mais la synthèse de ce travail est assez flatteuse pour les élus et les services lommois qui se sont impliqués quotidiennement au service de cette ambition depuis des années. Le Copas insiste notamment sur la structuration de la « gouvernance » du PEG (une commande politique claire, un comité de pilotage efficace) et sur la solidité des initiatives et des partenariats mis en place.

Nous reste à faire voguer désormais le PEG2. Nous le ferons en tenant compte des propositions du Copas. Il nous faut renforcer encore les relations avec le tissu associatif lommois, et renforcer le travail avec la tranche d’âge adolescente. Ce sera d’autant plus facile que le Conseil général du Nord va lancer un Projet éducatif global départemental pour les collégiens. Beaucoup de travail en perspective donc, mais dans le cadre d’une ambition et d’un projet passionnants. Dans le cadre, aussi, d’une politique gouvernementale totalement catastrophique à l’égard de l’école en général, désormais considérée comme un « produit » qui peut être soumis, comme n’importe quelle automobile ou brosse à dents, aux lois du fameux marché.

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54 500


54 500… et même un peu plus. C’est le nombre de repas qui ont été servis par les Restos du coeur de Lomme pour la seule campagne 2009-2010. Un chiffre qui laisse rêveur, et dont on peut craindre qu’il sera supérieur, hélas, pour la campagne 2010-2011. D’autres structures nous donnent des signes plus qu’inquiétants. Ainsi, 80% des Centres communaux d’action sociale (CCAS) de ce pays ont vu cette année leur fréquentation, c’est-à-dire les sollicitations, augmenter d’au moins 30%. A Lomme comme ailleurs. Ainsi, on sait que le quart des jeunes de ce pays, entre 18 et 25 ans, sont en recherche d’emploi. Ainsi, la presse se faisait l’écho il y a quelques jours encore, de ces personnes salariés, qui ont un emploi, obligées de se loger… dans leur voiture. La faute aux dettes, la faute aux prix des loyers, la faute aux montants des cautions…

Ce n’est plus seulement la précarité qui s’étend, mais la pauvreté. Je veux ici tirer tirer un grand coup de chapeau à tous ceux qui à Lomme, oeuvrent dans le champ de la solidarité. Les Restos du coeur bien sûr, qui font un travail remarquable et inlassable, mais aussi le Secours populaire, et toutes les associations lommoises qui, pour la plupart d’entre-elles, participent sous forme de dons ou de participations diverses, à cet élan de générosité malheureusement indispensable.

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