Seconde réunion du Conseil Cantonal de Concertation ce matin en mairie de Lomme, sur le thème du développement des Weppes, comme convenu lors de la réunion d’installation il y a quelques mois. .. et beaucoup de motifs de satisfaction. D’abord le fait que les dix communes du canton étaient représentées, signe de l’intérêt porté à la démarche. Ensuite le fait que le Conseil me semble remplir le rôle que j’ai souhaité lui assigner, en accord avec ses membres, c’est-à-dire une vraie structure de réflexion et d’échanges, qui permette d’avancer et de faire des propositions. Personne n’était venu avec un catalogue de problèmes municipaux à régler, mais avec l’idée de travailler au mieux de l’intêrêt général, en portant des réflexions communes à tous.
Patrick Kanner, 1er Vice-Président du Conseil général, nous fit un exposé remarquable sur les principes de l’action du Département, et notamment son implication forte dans les politiques dites “volontaristes” (c’est à dire non obligatoires), notamment au travers du FDST et le FDAN (deux fonds d’interventions pour soutenir les projets des communes). Ce qui permit à Yves Durand, député-maire de Lomme, de réagir au regard des projets de réforme des collectivités territoirales, que le Président de la République devrait aborder lors de la réunion du Congrès le 22 juin. La question est sur toute les lèvres : quid de l’avenir des conseils généraux ? Intervention très intéressante également de Jocya Vancoillie, Vice-Présidente en charge du réseau routier et des infrastructures. Deux idées à retenir : le développement d’une maîtrise d’ouvrage commune entre le Conseil général du Nord et Lille Métropole Communauté Urbaine, c’est à dire la gestion commune et concertée des projets sur lesquels les deux collectivtés interviennent (réseau routier en traversées de villes, notamment) ; la volonté ferme du Département, dans un budget contraint, de ne pas faire moins pour les communes. Enfin, une représentante de LMCU expliqua aux participants le principe des Contrats de territoire (nous y reviendrons ici plus tard), et notamment les caractéristiques du Contrat de territoire des Weppes, qui sera voté à LMCU en décembre. Le débat entre nous fut riche et mit en lumière l’absolue nécessité de coordonner davantage non seulement les actions, mais aussi et surtout les réflexions des différents acteurs du développement des Weppes, de l’Etat aux communes. Prochain rendez-vous en novembre.
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Bravo Roger,
Cette idée de CCC correspond juste à l’idée que je me fais du rôle des Conseillers Généraux. Je connaissais la politique du FDST et du FDAN, qui à peu de frais permettent aux communes volontaristes d’engager de beaux projets, qui sont portés par un élu au plus près de leurs problèmes: le Conseiller Général, élu au scrutin uninominal, sur un territoire précis: le Canton.
Dans le rapport Balladur il est proposé d’abandonner ce mode de scrutin, et ce découpage cantonal, et de mélanger tout avec tout dans une pseudo “liste unique régionalo-départementale”: à qui fera-t-on croire que les électeurs s’y retrouveront mieux qu’actuellement?
Le rôle de “satisfacton des besoins sociaux” de sa population, dévolu au Département, suppose un ou des élus identifiables pour chaque “bassin de vie” et les conseillers généraux en sont la figure.
Le périmètre pertinent du “bassin de vie” peut lui être revu, en fonction des caractéristiques locales: dans le Nord-Pas de Calais, il me parait clair que l’Arrondissement est le bon échelon de connaissance des gens et des entreprises, de proximité, et donc d’intevention(d’autant que l’Etat y dispose d’un Sous-Préfet) Je ne veux pas dire par la qu’il faut élire un seul conseiller par Arrondissement, mais que surtout en milieu rural, le Conseillers généraraux pourraient avec utilité se ccordonner, même d’appartenances politiques différentes, pour proposer au sous-préfet (s’il en reste un) et au Président du Conseil Général, des orientations à mettre en oeuvre sur leur territoire.
Je ferai part bientôt à la Fédération du Nord du PS, d’une contribution pour développer cette idée.
A quand un CCC d’Arrondissement ?
Oh oui, je voudrais un CCC pour mon quartier, puis un CCC pour mon pâté de maison, un CCC pour ma rue et enfin un CCC pour ma maison.
Suis-je bête! pour ma maison, il n’y a que moi, je vais donc faire une réunion avec moi-même et des décisions unilatérales seront prises.
Réunionite, quand tu nous tiens…
Mon cher David, je vous ai déjà lu plus avisé, plus fin, et pour tout dire plus intelligent. Je ne doute pas un instant que l’intérêt général ne vous intéresse pas et qu’on ne vous croise dans aucune réunion qui en traite, et pourquoi pas… mais je regrette vos commentaires plus riches, et vous en avez faits beaucoup. Un effort s’il vous plaît, évitons les brèves de comptoir et revenons à un vrai débat, même rude et c’est souvent le cas avec vous, vous en êtes largement capable. Cordialement.
RV
Bonsoir,
Je suis vraiment désolé pour le ton caustique de mon dernier post et pour mon manque d’intelligence, chacun possède celle qu’il mérite. Mes pauvres études supérieures ne m’ont effectivement pas amené au même niveau que certains. C’est sûrement dû à mes professeurs.
Vous avez raison : je ne passe pas mon temps dans les réunions qui traitent de l’intérêt général. Je préfère bien plus agir à mon petit niveau en participant activement à une association caritative très connue, deux associations sportives, l’organisation d’événements pour les maladies orphelines, mais ce n’est sûrement pas suffisant pour faire partie de l’élite des participants aux réunions d’intérêt général. Passons outre, le fait d’être libéral n’est pas antinomique avec le social et le fait de devoir se justifier me laisse un goût amer dans la bouche.
J’ai effectivement fait quelques raccourcis très rapides concernant mon état d’esprit du moment mais le commentaire que j’ai lu sur votre article m’a fait voir rouge, je vais donc m’empresser de développer ce que je pense.
J’ai déjà eu l’occasion à maintes reprises de m’exprimer, et c’est un privilège de pouvoir le faire sur votre blog, sur mon ressenti concernant la politique en général et les hommes politiques en particulier.
Le foisonnement des fonctions des personnages publiques, et ce à tous les niveaux : départemental, régional et national, me laissent pantois mais allons plus en détail et prenons quelques exemples :
Concernant la réforme des collectivités territoriales, la commission Balladur n’ira pas assez loin, comme d’habitude et je le regrette vivement. Il se prononce pour le maintien des cantons, je suis contre, au même titre d’ailleurs que les personnes composant cette commission. La simplification administrative est indispensable, elle est seulement en marche mais nécessitera plusieurs décennies et sera mis à mal par des hommes politiques défendant leur petit pré-carré. Ainsi la simplification et la réduction du nombre de régions métropolitaines est une bonne solution dans notre grande Europe d’aujourd’hui.
Dans la même idée, la réduction du nombre de fonctionnaires n’est pas seulement nécessaire mais vitale.
Cordialement,
David
Vos engagements vous honorent David. Mais y a t’il des choses à propos desquelles vous soyez POUR ? Allons bon ! Voilà que je risque de cèder à l’emportement pour défendre la notion d’engagement… Erreur de ma part. Prenons simplement la question du nombre de fonctionnaires. Ne voyez-vous pas, cher David, que la fonction publique constitue le seul service de proximité gratuit au public ? Comment justifier la saignée chez les enseignants, dans le monde hospitalier ? Pourquoi hurler à la sécurité et prévoir la supression de 10% des effectifs de la police nationale dans les trois ans qui viennent ? Les Français n’ont-ils donc pas besoin, vitalement besoin, de ces mains tendues au quotidien ? Pensez-vous vraiment que tout doive être soumis à la loi du marché, qui se contrefiche de l’intérêt général (notion qui vous agace mais qui motive tout mon engagement) mais est obsédé par les bénéfices ? Pensez-vous vraiment que tout se vende et que tout s’achète, la culture, le logement, le travail et les hommes ? Merci de me donner l’occasion de cette sorte de plaidoierie en faveur de l’homme, de l’humain, contre le monde précisément déshumanisé qu’on nous construit jour après jour. Bonne nuit cher David.
RV
Bonsoir David et Roger,
a mon avis, commencer par définir le périmètre adéquat aux différentes administrations est la dernière chose à faire. Au lieu de poser le problème à l’envers, commençons par le poser tout cours.
Pour moi, tout se résume à une double problématique : l’exercice de la citoyenneté et nécessaire regroupement des équipements structurants.
Notre président qui ne sait qu’enfoncer des portes ouvertes s’est fendu d’un gros mensonge (oups, mais je n’habite pas très loin du commissariat de Lomme, au cas où il me faudrait répondre à des questions que mon propos n’auraient pas rendues assez explicites !) : supprimer des administrations ne fera pas faire des économies. Ce n’est pas parce que vous supprimez des administrations que vous supprimez les tâches à effectuer. personne ne verra la différence sur sa feuille d’impôt. Ou alors, soyons logique : supprimons le Conseil général. La rue Jules Guesde est une route départementale, comme la rue anatole France. très bien, à la rentrée, la circulation est interdite sur ces rues et sur le pont (bien fait pour les Verts, ils n’auront qu’à aller manifester ailleurs !). On n’accueille plus les enfants dans les collèges Jean Jaurès, Jean Zay ou Guy Mollet. On ne leur paie d’ailleurs plus le transport scolaire. On ne paie plus non plus l’APA et le RSA. On va en faire des économies. Le conseil général investit chaque année plusieurs millions d’euros dans les routes départementales. Fini. Les entreprises de BTP iront chercher du boulot ailleurs. Et j’en passe des meilleurs. En résumé, plus idiot que moi, tu meurs !
Mais non, il ne faut pas s’y prendre de cette façon. Il est en effet logique de rationaliser l’usage et l’investissement dans les grands équipements structurants. Donc d’agrandir l’échelle des interventions. Mais le citoyen, s’il paiera peut-être moins d’impôts, verra s’éloigner de lui les centres de décision : mairie de Lomme, mairie de Lille, Communauté urbaine avec un territoire de Wattrelos à La Bassée. Idem pour les régions que l’on veut regrouper. Imaginez que l’on garde les circonscriptions de l’élection européenne et que Lille soit capitale de l’ensemble. Vous imaginez la tête des Normands ! Avant, tou se décidait à Paris, maintenant, beaucoup de choses prennent forme en Europe. Le citoyen voit donc s’éloigner de plus en plus de lui les lieux de décision, il sent sa vie lui échapper. Alors forcément il renâcle. Mais c’est vrai qu’il faut agir.
Alors, avant de découper, imaginons la nouvelle démocratie qui ira avec des découpages plus rationnels.
Bravo pour cet excellente simulation de l’inacceptable, et vos pistes proposées pour aborder la question désormais médiatiquement intitulée du “Mille-feuilles”, qui ont le mérite de dénoncer la logique uniquement comptable et néo-libérale des travaux du Comité Balladur (Moins de Puissance Publique, donc moins de fonctionnaires, ces empêcheurs de “faire du profit en rond”)
Sait-on que la Délégation Interministérielle à l’Aménagement du Territoire(DIACT) n’était pas invitée?
Le seul haut Fonctionnaire présent était le Directeur Général des Collectivités Locales du Ministère de l’intérieur!
Pas un géographe, pas un urbaniste: que des juristes et des comptables…
Même Pasqua, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire, en 1993, en lançant son Grand Débat, avait fait mille fois mieux, c’est dire!