Donner aux riches et prendre aux pauvres

p.jpg« La France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit à autant d’amour, autant de respect, autant d’attention que le plus fort ». C’est ce qu’expliquait Nicolas Sarkozy, trémolos dans la voix, au soir du 1er tour de l’élection présidentielle, le 22 avril dernier. Huit mois plus tard, où en est-on de ce ce bel engagement ?

Côté riches : 7 milliards d’Euros de baisses d’impôts pour les plus aisés ont été votés cet été. Cela correspond aux deux tiers du budget de l’enseignement supérieur. Au titre de cette loi, 1000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros. C’est le fameux bouclier fiscal qui ne protège que ceux… qui n’en ont pas besoin. Je n’invente pas ces chiffres, c’est le rapport d’un député UMP, Gilles Carrez, qui les annonce. De même, les frais de succession au décès d’un conjoint d’un couple avec deux enfants disposant d’une fortune de 1,5 million d’euros seront réduits de 72 000 euros. Ce couple peut désormais céder à ses trois enfants 900 000 euros de patrimoine tous les six ans sans payer de droits.

Et côté pauvres ? Au premier janvier prochain, une franchise s’appliquera sur les dépenses maladie sans prise en compte des revenus. Les plus modestes y seront de leur poche de 50 euros l’an. A la mi-novembre, la ministre de la Justice, Rachida Dati, a annoncé qu’elle envisageait la mise en place d’un forfait - dont le montant n’est pas encore déterminé - pour les personnes démunies bénéficiant de l’aide juridictionnelle, ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un avocat.

Et çà ne fait que commencer…

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